dimanche 19 août 2012


 TOUJOURS PLUS LOIN A L’EST …

La semaine dernière, nous vous avions quitté en vous disant que nous avions atteint le point le plus oriental de notre périple. En fait, lundi nous nous sommes réveillés avec une envie d’aller encore plus à l’Est, en particulier pour voir un site archéologique dont plusieurs de nos guides vantaient la beauté : Philippi.


Lundi 13 Août – Plage d’Asprovalta – Plage Kariani – 299 Km


De nombreux sites étant fermé le lundi, nous occupons la journée en allant jusqu’à Xanthi. A 140 km de la frontière turque, 40 Km de la frontière Bulgare, nous nous sentons bien loin des falaises Paimpolaises ! N’oublions pas que nous sommes immatriculés 22 (Côtes d’Armor) ! Nous sommes, en effet, à quelques heures de route de l’Asie !
L’atmosphère ottomane de cette ville est indéniable. Elle ne sera libérée par les Grecs qu’en 1920.

Près du marché, de nombreuses femmes sont coiffées du foulard islamique qui rappelle que Xanthi héberge encore une importante communauté turcophone.

Après un tour de marché, moins typique que celui d’Athènes (!), nous nous dirigeons vers la vieille ville et son quartier ottoman. Les maisons à colombages et encorbellements côtoient les demeures néoclassiques du début du XXème.

Maisons ottomanes


Nous regretterons  le nombre de graffitis présents sur pratiquement tous les murs et n’offrant malheureusement peu d’intérêt artistique (!) contrairement à certains de nos villes occidentales.   

Déjeuner en ville, à la taverne « Myrobolos ». Cuisine simple et copieuse : Aubergine gratinée à la Feta, saganaki (fromage cuit), calamars frit et souvlaki… Cependant rien d’exceptionnel sinon le vin blanc (au pichet) provenant de l’Ile de Límnos, pas mal du tout !

Chez « Myrobolos »

Nous revenons vers le camion en traversant des rues commerçantes mais en ce début d’après-midi, tout est fermé…C’est l’heure de la sieste. Même trouver des toilettes se révèle difficile pour Thérèse qui est pris de maux de ventre. Ouf, nous aurons juste de temps d’atteindre le camion !

En prenant la route de montagne, parallèle à la frontière gréco-bulgare, nous nous dirigeons vers Philippi (ou Philippes) de façon à ne pas perdre trop de temps le lendemain matin.

 Le forum
En arrivant sur le site, nous sommes surpris que ce dernier soit ouvert. Il est 18h30 et le guichetier nous précise qu’il ferme à 20h. Nous ne pouvons résister au charme de l’endroit et en particulier à la lumière de cette fin d’après-midi. Nous décidons donc de le visiter quitte à y revenir le lendemain.

Philippes est la ville de Philippe II de Macédoine (4ème siècle avant JC). Marc Antoine y mit en déroute Brutus et Cassius en l’an 42. Saint Paul y fit sa première conversion européenne en 42. Ce dernier y fut même emprisonné.

Nous pénétrons par la zone sud, traversons le forum ancien cœur de la Cité, et nous dirigeons vers la basilique « des colonnes », édifice paléochrétien.



« La basilique des colonnes »



Jouxtant le forum, à l’est, le quartier épiscopal est l’un des mieux conservés parmi ceux des anciennes cités des Balkans.

Quartier épiscopal

De l’autre côté, se trouve le théâtre qui accueille encore des spectacles et un festival en plein air.

De la « basilique A », il ne reste pas grand-chose. « Seules, deux colonnes révélées rompent la vision mélancolique des blocs de marbre et de beaux chapiteaux épars » (Guide Vert)

Théâtre largement remanié par les romains
Les 2 colonnes de la « Basilique A »

Pensant visiter le musée le lendemain matin (fermé le lundi), nous nous installons sur le parking de celui-ci avec l’accord du guichetier. Mais une demi-heure plus tard, nous serons délogés par une employée zélée du musée. Après une discussion animée mais courtoise, nous quittons les lieux avec quelques regrets. Nous irons dormir à 50km de là abandonnant toute idée de visiter le musée le lendemain matin…C’est bien fait pour elle !

Mardi 14 Août – Plage Kariani – Sarti – 160 Km


Réveil en bord de plage, nous nous dirigeons vers la Chalcidique, cette grande péninsule qui s’étend directement au sud-est de Thessalonique.

Elle se compose de trois doigts : Kassandra : le lieu de vacances préféré des grecs ; Sithonia : endroit attirant plus les touristes européens et autres … : le Mont Athos : péninsule sacrée riche de monastères, exclusivement réservé aux moines et aux ermites depuis le IXème siècle. L’accès est strictement interdit aux femmes depuis le XIème siècle ainsi qu’aux animaux femelles !! Selon l’histoire, les femmes des bergers (durant leur transhumance …) avaient une fâcheuse tendance  à se glisser dans le lit des moines … et elles sont  toujours indésirables aujourd’hui !

A la veille du 15 août, nous craignons la forte densité touristique et nous préférons aller explorer quelques jours la péninsule de Sithonia. Nous prenons la très belle route côtière ondulant sur les collines couvertes de pinèdes. Nous réalisons que pour vraiment apercevoir les villes et villages, il faut vraiment sortir de cette route côtière !! Il faut nous arrêter, l’heure avançant. C’est au petit village de Sarti, situé au sud. Nous longeons les plages et voyons quelques camping-cars stationnés. Il est judicieux de se poser.

Dès notre arrivée, nous nous dégourdissons les jambes en allant jeter « un œil » vers un marché que nous venons de dépasser.  Un peu triste ce marché rassemblant toute la misère du monde (vendeurs ambulants de fripes, de copies de sacs, de parfums (albanais, africains, roms …)… ce qui ne nous empêchera pas d’acheter un Komboloï  pour notre cher Siegfried en charge de l’occuper dans ses moments perdus !!

Il est un peu tard et nous  ne pouvons prendre de photos, dommage car la plage où nous sommes donne directement sur le Mont Athos. On verra demain.

Mercredi 15 août – Sarti – Lac Végoritida (altitude 640 m) – 321 Km


Depuis notre arrivée sur le sol grec, aujourd’hui sera le jour où nous parcourrons le plus de kilomètres …

Château de sable sur fond de Mt Athos
Ce matin, Siegfried vient au camping car pour dire à Thérèse que la baignade est faite pour elle : pas de cailloux, pas de vague, pas de fond, enfin comme elle aime !!

Maillot de bain oblige et nous voici tous les deux en bain de mer face au Mont Athos. Ce n’est qu’après que nous prenons notre petit déjeuner.

Il faut vraiment que nous remontions un peu … sauf que nous découvrons l’un des camping-cars italien ensablé à la sortie du terrain où nous avons dormi. Siegfried sortira une fois de plus ses plaques de désensablement … mais qui n’auront aucun effet. Le temps que les camping-caristes trouvent une solution, nous aussi nous sommes prêts. Afin d’éviter ce genre de désagrément, Siegfried ne marquera pas l’arrêt (fatal) à la sortie du terrain, Thérèse servant d’agent de la circulation.

Après un très bref aller-retour à Toroni, très beau site mais où ne prendrons pas le temps de nous arrêter (Thérèse n’ayant pas compris), nous filons  vers le Nord

Nous sommes habitués à l’heure grecque mais il est 14 h 30 et nous avons un petit creux. La plage de Psakoudia nous tend les bras. Après déjeuner, nous avalons les kilomètres car nous aimerions demain être sur Edessa.

L’ancienne Edessa
Il n’est pas trop tard et Siegfried se dirige vers ce qu’il reste du site antique. Pour une fois, nous n’étions pas sur la même longueur d’onde car pour Thérèse, elle pensait aller voir la ville en elle-même connue pour ses nombreuses cascades …

Tout compte fait, pas une si mauvaise idée. La luminosité est superbe. Nous visitons ce qu’il reste de la ville antique : forteresse, murailles, colonnes. Les fouilles sont toujours en cours. A signaler que nous aurons un beau dépliant par la gardienne des lieus et qu’elle nous rassurera pour le lendemain en nous disant que la ville d’Edessa n’est pas si difficile d’accès pour le « camion ».



A noter toutefois que la notoriété d’Edessa, considérée pendant longtemps comme la capitale de la Macédoine à l’époque  de Philippe II et Alexandre le Grand, a grandement souffert de la découverte, en 1977, des fabuleuses tombes et du site du village de Vergina voisin (voir message précédent).

Comme nous savons que nous allons pendant quelques jours quitter les environs de la mer, pourquoi pas trouver un petit coin près du Lac de Végoritida (tout de même à plus de 20 Km de là). Bien nous en prend, ce n’est que vers 20 h 30 que nous découvrirons un endroit idyllique, les bords du lac n’étant pas très propices à un arrêt. Encore un Saint, nous voici à Agios Pandeleimonas, et là même une petite plage. Nous nous installons sur une plateforme dominant  le lac …(pélicans, cigognes, hérons …).

La température est agréable à cette altitude « 640 m » : 24°

Bord du lac Végoritida


Jeudi 16 août – Lac Végoritida (Edessa) – Lac Aliakmona (Goules) – 330 m – 221 Km


De retour à Edessa en fin de matinée, le GPS nous guide vers un parking à deux pas du centre historique ; Thérèse est sur le C.. Elle s’inquiétait tellement de la circulation décrite comme difficile dans les guides.

L’Office du tourisme nous donne un plan et quelques conseils de visite. Certes, le quartier ottoman de Varousi est intéressant mais bien délabré et « tagué ». C’est pour le centre-ville (commercial)  que nous aurons un coup de cœur. A l’ombre des platanes et encerclées par de nombreux cours d’eau, les terrasses des cafés offrent un cadre reposant et bucolique.

Platane « hors d’âge », idéal pour
prendre un café « frappé »
 

Ruelle du quartier ottoman
De retour dans le quartier historique, nous visitons une église byzantine aux fresques colorées datant du XIème et XIVème siècle.

Le reste est un peu décevant : moulin à eau, musée du chanvre présenté comme « muséum du Cannabis » ! Quelle déception, rien à fumer !!! Cet ancien atelier de cordage industriel est peu mis en valeur et plus ou moins à l’abandon. L’ascenseur à flanc de falaise permettant d’y accéder reste toutefois une attraction à lui tout seul. C’est mieux que la grande roue !




Les cascades qui font la réputation du site sont malheureusement « à l’arrêt » (travaux d’aménagement lumineux en cours) !

Malgré l’heure tardive, nous décidons de filer sur Naoussa où se trouve l’une des plus belles caves de la région : « Boutari ». Après maintes circonvolutions, sur indication, nous trouvons le fameux caveau mais pas de visite aujourd’hui, peut-être demain mais aucune certitude ! La crise et les vacances estivales sont passées par là ! Nous repartons désabusés !

Notre prochain grand objectif est la visite des monastères des Météores mais nous souhaitons éviter le week-end. Nous en profiterons pour prendre quelques moments de détente près d’un autre lac, celui d’Aliakmona.

Le village de Goules semble un endroit propice pour passer la nuit, n’ayant pas pu nous la rincer à Naoussa…

Ce soir, comme la veille : pélicans, cigognes, hérons, aigrettes, un vrai paradis pour les ornithologues en herbe que nous sommes.

Au coucher du soleil, nous sommes interpellés par un retraité ayant travaillé en France. Il nous parle du lexique culinaire d’Escoffier et de son expérience dans les cuisines du quartier latin !

Bord du lac !!!

Au milieu des brebis

Vendredi 17 Août - Lac Aliakmona (Goules) - Lac Aliakmona (Velvendos) – 19 Km


Partant pour faire le tour du lac, nous nous arrêterons finalement à 19 km de notre point de départ, l’endroit étant plus calme et sauvage que celui de la veille. Seuls, face au lac nous pouvons admirer les oiseaux. Volga et Dolly sont aussi aux anges ! C’est la liberté !

Journée tranquille à lire, jouer aux boules…

Cadeau !
En fin d’après-midi, un pick-up s’approche de nous, un homme en sort nous saluant et apportant un cageot de fruit. Il nous fait sentir ces beaux fruits (pêches et nectarines)… Encore une fois, la langue s’avère un obstacle à notre partage. Quand nous lui demandons, « Posso kani » (« Combien ça coûte ») il nous fait comprendre que c’est CADEAU ! Il y a là plus de 3 kilos de fruits. Nous insistons mais lui aussi ! Il repartira avec notre dernière  bouteille de France (un coteau d’Ancenis moëlleux)



Samedi 18 Août 2012 - Lac Aliakmona (Velvendos) – 19 Km


Journée similaire à celle d’hier.

Notre visiteur de la veille repasse vers 9h30 avec sa femme nous rapporter un grand sac de nectarines. Nous ne savons comment le remercier !

Nous voici à la tête d’un capital de plus de 6 kilos de fruits ! Ça fait beaucoup pour deux ! On ne se voit pas vraiment nous lancer dans la compote ou la confiture… il fait trop chaud !
Nous essaierons de les donner les jours prochains.

Mais ce n’est pas fini, vers 17h le revoilà et cette fois avec un  sac de figues, le pêché mignon de Thérèse. Il nous dit à demain !



Dimanche 19 Août - Lac Aliakmona (Velvendos) – Camping de Kastratki -  154 Km


Ce matin, nous ne verrons pas notre bienfaiteur. Nous devons partir en direction des Météores après avoir fait le tour du lac près duquel nous venons de passer 3 jours.

La route est sinueuse mais les paysages reposants.

Nous longeons la rivière du même nom que le lac et qui alimente celui-ci. Au détour d’un virage nous découvrons le monastère Nikanoros bâti sur un promontoire et encerclé par le lit de la rivière.


50 km plus loin nous sommes au pied des Météores.

Au pied des Météores

Il vous faudra attendre la semaine prochaine pour en savoir plus sur ces fameux monastères !

BONNE SEMAINE (de canicule) A TOUS !

dimanche 12 août 2012


LE NORD : UNE AUTRE GRECE…

Nous voici rendus dans le Nord de la Grèce. Doucement les paysages ont changé : les pentes du Mont Olympe étaient verdoyantes, et les lits des rivières pas encore à sec. Vers Thessalonique nous trouvons un habitat qui nous fait plus penser à celui de la Bulgarie ou de la Roumanie…du moins celui que l’on s’imagine d’après les documentaires télévisés. Il est vrai que nous ne sommes qu’à quelques encablures de la frontière avec les pays de l’ex bloc de l’Est.
Ici, sur les bords de la mer Egée à 50 km de Kavala les stations balnéaires sont envahies par les Serbes et les Bulgares, cela participe aussi au dépaysement !

Dans notre remontée, nous avons aussi visité 2 sites remarquables Dion et Verginia.



Mardi 7 Août – Camping Sikia – Lac Limni Karias – 51 Km


Vous vous souvenez peut-être que nous avions pris nos billets pour ce petit train touristique qui doit nous emmener dans la montagne du Pélion.
Réveil et départ matinal…Enfin tout est relatif puisque nous devons être à la gare d’ Ano Lechonia vers 9h30.

Mis en circulation à la fin du XIXème (1895), ce train fut un élément important pour le développement économique de cette région difficile d’accès.

Abandonné en 1971 car peu rentable, ce n’est qu’en 2001 que ce petit train reprit du service promenant à nouveau ses minuscules wagons à claire voie et ce pour le bonheur des touristes …

Attention au départ…


« La bête humaine »

La bête « domptée »


Nous partons donc pour notre destination finale MILIES, petit village où résonne à tout moment le murmure rafraichissant d’une fontaine …

Nous avons les premières places, juste derrière la locomotive.



Après 1 h 30 où nous avons traversé des à pics vertigineux avec vue sur mer, nous être arrêtés à Ano Gatzea pour visiter un musée de l’olive et de l’huile, nous voici à la gare de Milies situe tout en bas du village.

Nous mettrons plus d’une heure pour rallier le petit village en pleine chaleur (Thérèse ayant un peu retardé le mouvement !).

Ouf ! Heureusement nous croisons quelques fontaines pour nous rafraichir.

Thérèse devant les pots de fruits au sirop

12 h 30, nous sommes sur la place du village. Certaines personnes, vues dans le petit train, sont déjà attablées à la terrasse d’un restaurant (ils ont pris la voiture !). Pas de temps à perdre car s’il faut une heure pour redescendre …

Le Routard va bien nous aider pour le déjeuner : « TO SALKIMI ». Pas déçus du tout. Nous dégustons quelques plats régionaux tels que : spetsofaï (saucisses de pays épicées en morceaux et aux poivrons), imam baïldi (aubergines farcies d’oignons, de tomates et d’herbes), hasapa (ragoût de mouton au riz).

Eglise de Miliés derrière la place ombragée


Les fresques murales de l’église

Après visite à la vieille église des Taxiarques (magnifique iconostase et chaire en bois sculpté), il faut songer à reprendre la route. Un chemin nous écourtera la descente jalonné par les fontaines. Une demi-heure plus tard, nous sommes à la petite gare.












On se croirait dans « Les Mystères de l’Ouest »

Belle expérience nous ayant fait prendre conscience de la difficulté d’accès du massif du Pélion et cela nous rappelle la journée du dimanche où nos pérégrinations furent des plus laborieuses. Pour cette raison, nous décidons de remettre à plus tard (autre année, autre période) l’exploration du sud de la presqu’ile.

Les animaux ont supporté notre absence et surtout la chaleur : dans le « camion » : 42° !).

Vite, nous partons essayer de retrouver un peu de fraîcheur, peut-être …

Nous quittons la région de la Magnésie par une petite route. Siegfried, sur son son GPS, a repéré un lac où nous pourrions peut-être nous arrêter, mais surprise sur nos cartes il n’est pas noté : le lac de Karias… Et pourtant !!! C’est une étendue artificielle de plusieurs dizaines (voir centaines) d’hectares que nous découvrons à la sortie d’un virage.

SUPERBE : plein d’oiseaux : des cigognes, des aigrettes, des cormorans, des courlis, des mouettes et bien d’autres que nous ne connaissons pas !

Lac Karias


Nous pensions être au « frais » mais … à la nuit (21 h - 40° ) nous sommes envahis par des milliers d’insectes qui réussissent à pénétrer à travers les moustiquaires nous obligeant à fermer toutes les ouvertures. C’est enfermé et au ventilateur que nous devrons nous « rafraichir » ! N’oublions pas non plus le brumisateur : un investissement de 1€ qui est bien amorti !

Mercredi 8 Août - Lac Limni Karias – Kalipefki – 145Km


Nous rejoignons la côte qui nous semble différente de celle que nous connaissions jusque-là.

Nous bifurquons vers le Mont Olympe, grand massif béni des Dieux culminant à 2917 m, pour trouver un coin de fraîcheur.

Belles vues sur les vallées environnantes.

Au pied de l’Olympe

A la sortie du village de KALIPETKI, nous voyons à notre droite une aire naturelle où sont déjà installés quelques campeurs (des grecs).

Partagés par la volonté de se rapprocher de DION et celle de passer une nuit à la « fraîche », nous décidons finalement de nous arrêter.

Thérèse va rejoindre un troupeau de mules avec lequel elle sympathisera. D’ailleurs, elles la suivront jusqu’à la « bizarre » fontaine toute proche !!

Une des mules de Thérèse


Le bivouac

Une fois installés, nous sommes interpellés par l’un des campeurs qui souhaite faire connaissance. Il nous invite à partage quelques fruits en compagnie de sa femme. Ne parlant que grec, l’échange s’avère difficile mais la musique et le chant feront le lien.

Vassili sort sa flûte et Despina entonne des airs grecs traditionnels. Vassili nous précise qu’il parle le « grec du Nord ». De toute façon, cela ne nous pose aucun problème …



Thérèse attirera l’attention de l’ensemble des campeurs, y compris les plus jeunes, en chantant … Devinez !! « le loup, le renard et la belette ».

Nous nous quitterons sur les coups de 21 h 30, avec des fruits et une « flûte traditionnelle» offerte par Vassili qui nous dira : « δώρο » (prononcé « dhoro »)…  « CADEAU » !! Rien à dire ….

La nuit sera effectivement fraîche comme espérée mais quelle que peu bruyante … comme de nombreux méditerranéens, les grecs vivent beaucoup la nuit et ont le verbe haut.

A signaler qu’en milieu de soirée, se sont installés deux couples de grecs, non loin du « camion », qui dormiront sur un lit de fougères en face d’un feu de camp improvisé.

Jeudi 9 août – Kalipefki – Livadi – 130 Km


Avant de partir, nous invitons Despina à prendre un café (Vassili étant profondément endormi). Nous poursuivons notre échange de la veille et nous arrivons à comprendre que Vassili est en retraite et qu’il a exercé plusieurs professions dans le BTP, la boucherie et l’agriculture. Despina, quant à elle, est garde d’enfants. Elle est curieuse de savoir combien nous gagnons. Pour leur part, leurs revenus communs s’élèvent à 700 € (pension de Vassili) et 300 € pour Despina. Avant la retraite, le salaire de Vassili était de 2000 € !! Elle aussi nous explique que contrairement aux citadins, ils arrivent à s’en tirer grâce au lopin de terre et aux légumes qu’ils vendent … Elle nous confirme aussi que de nombreux cadres, en particulier des médecins (900 €/mois), partent exercer dans d’autres pays européens (particulièrement Allemagne, Italie et France).

Comme d’habitude, nous ne décollons pas de bonne heure.

Nous décidons de visiter le site de Dion bâti sur les pentes du Mont Olympe., et nommé en l’honneur de Zeus (Dios). Il est aux macédoniens ce qu’Olympie est aux grecs avant de devenir une ville romaine.

Nous commençons par le musée qui ferme ses portes à 15 h. Il regroupe de nombreuses pièces (5ème siècle avant JC jusqu’à l’ère romaine) provenant de différents sanctuaires.


3 des 6 enfants d’Asclépios


Orgue hydraulique (1er siècle avt JC)

Encore une perdrix pour Jacky…

Après un déjeuner sur le pouce, nous nous dirigeons vers le site pensant que celui-ci fermait à 20 h comme indiqué sur les différents guides. Au guichet, nous sommes surpris de voir que la fermeture est à 15 h, restriction budgétaire oblige !!

Nous visiterons le site au pas de charge en ¾ d’heure au lieu des 3 h prévues par le « guide vert » !!

Nous ne regrettons pas de l’avoir fait car le lieu se prête à la promenade et à la méditation. L’eau y est très présente.

Les sanctuaires de Zeus Hypsistos (à gauche) et d’Isis (à droite)

Le sanctuaire d’Isis, la déesse égyptienne qui a remplacé celui d’Artémis !

La rue principale de la cité antique de Dion

La villa de Dionysos

Comme vous pouvez l’imaginer, nous regrettons d’avoir eu si peu de temps pour la visite ; Cela nous servira de leçon et s’il y a d’autres visites à prévoir, nous les ferons le matin même aux heures les plus chaudes !!

En longeant la côte, nous retrouvons beaucoup de monde, en particulier des serbes venus profiter de la côte égéenne. Bien que de nombreux emplacements le long des plages nous invitent à l’arrêt, nous préférons nous rapprocher de Vergina prévue au programme le lendemain.

En rase campagne, au milieu des coteaux, un endroit nous semble l’idéal.

Dolly et Volga s’en donnent à cœur joie dans les champs alentour.

Le sommeil sera perturbé par la fureur des Dieux de l’Olympe, le tonnerre grondera une bonne partie de la nuit … Les premières gouttes depuis plus de 2 mois.

Vendredi 10 août – Livadi – Asprovalta – 130 Km

Ce matin, 10 h 30, arrivée à Vergina, un des derniers sites découverts en Grèce, caché au regard des hommes pendant plus de 2 millénaires, offre aujourd’hui l’une des plus fortes évocations de la civilisation macédonienne et de sa splendeur.

Nous avons visité là un des plus beaux musées de Grèce ; malheureusement, la seule photo que vous verrez est celle ci-dessous car les photos sont strictement interdites à l’intérieur ! (Vous pouvez aller sur Internet rechercher quelques images et vidéos en tapant : Vergina Grèce)

Entrée du Musée ! et c'est tout ce que vous verrez !!!

Nous visitons le musée souterrain (Merci Mumu !) installé dans le tumulus royal reconstitué (110 m de diamètre, 12 m de haut) qui abrite les 4 tombes retrouvées dont celle de Philippe II de Macédoine. Restées inviolées, elles recèlent d’importants trésors en excellent état : riche collection de masque et de bijoux en or d’une beauté unique (couronnes de feuilles de chêne ou de myrte) , des coffrets en or, armes et armure (fer et or) du roi Philippe II, de magnifiques fresques, que nous aurions aimés vous faire partager.

Ces tombes nous font étrangement penser à celles d’Egypte.

La mer nous manque … nous passons au-dessus de THESSALONIQUE et nous nous dirigeons vers la pointe la plus extrême orientale de notre périple … ASPROVALTA , station prisée par les Pays des Balkans.

Effrayés dans un premier temps par le nombre de touristes, nous trouvons finalement un coin près de la mer où nous nous posons pour le week-end afin d’éviter toutes difficultés de circulation et de stationnement, désagréments vécus les samedis et dimanche précédents.

Installation en bord de plage
Siegfried n’oubliera de plonger une tête dans la mer Egée mais il en sortira grelottant, alors que la température extérieure est de 26°, mais il fait meilleur dans l’eau …

Un grand hôtel de luxe ?

Une anecdote : ce que Siegfried pense être un « grand hôtel de luxe » surplombant la baie se révèle être un MONASTERE ORTHODOXE, les prières du soir en témoignant !! Ah ! Ces popes ont toujours su choisir des endroits exceptionnels pour construire leurs  hôtels monastères !!

La soirée orageuse et venteuse ne nous permettra pas de voir les exploits de notre perchiste, héros national et du match de hand qui opposait les « experts » aux croates ayant trop peur de perdre notre parabole.

Samedi 11 août – Asprovalta – 0 Km

C’est le week-end : repos, baignade, vélo, devoir de vacances (rédaction du blog) et lessive !

A LA SEMAINE PROCHAINE...

Pour nous le compte à rebours a commencé !!!