mardi 24 juillet 2012


LE SUD PELOPONESE – CHAUD, CHAUD, BEAU, BEAU, BEAU…


Nous continuons à prendre notre temps. Cette dernière semaine nous conduit dans le sud, en particulier dans la région aride et sévère du Magne.
Les plages sont de plus en plus belles : sable fin et eau turquoise à 25°.



Lundi 16 Juillet – Plage de Neo Itilio – Porto Kagio – 50 Km



Matinée consacrée à la rédaction du blog. Ça traîne…d’autant que nous sommes interrompus dans notre travail par un couple de français en bateau avec qui Siegfried avait fait connaissance la veille.


Ils ont des problèmes avec le moteur de leur voilier de 16m, récemment acquis en Turquie, et demandent à Siegfried de rédiger une lettre aux anciens propriétaires anglais…Le style doit rester poli mais à la limite de l’insulte…tout en espérant un dédommagement de l’assurance !!!
« L’écrivain public » recevra en échange quelques livres en anglais (laissés par les anciens propriétaires dans le bateau) !

Ce n’est qu’après déjeuner que nous quittons notre bivouac.

Arrêt à Aréopoli, charmante petite bourgade que nous visitons après avoir basculé nos infos sur Internet.
Il fait encore très chaud et le soleil cogne. La ville ancienne est cependant bien jolie.



Après quelques courses au « super market » local nous repartons vers le sud.
Nous devons faire régulièrement le plein d’eau minérale…Et oui, nous nous sommes mis à l’eau et pas uniquement pour allonger l’Ouzo !

Après un demi-tour compliqué dans le village de Geroliminas, nous continuons vers Porto Kagio

Thérèse trouve le paysage austère : les montagnes sont arides, quasi désertiques, la côte déchiquetée, les villages peu nombreux sont pour certains à l’abandon et ceux, encore habités, dégagent une certaine tristesse. La pierre utilisée pour ces nombreuses tours magniotes ressemble au granit gris breton. C’est un paysage rude et âpre. Le soleil rasant accentue cette sensation d’irréel.

Vatia


La descente sur le Port aux cailles (traduction de Porto Kagio en raison de migrations automnale de ces « volailles ») est moins impressionnante que ne le pensait Thérèse.
Bivouac sur un parking face à la mer propriété de la Taverne « Porto » dans laquelle nous allons diner.

Si nous avons été, jusque-là, déçus de la faible quantité et variété, voire qualité des poissons proposés, ici nous dégustons avec appétit un poisson dont le nom nous échappe…quelque chose comme Gou..sa..ri. De toute façon c’était en grec, on n’a pas le nom anglais ou français ! Le patron le rapproche cependant du mérou pas par son aspect mais par sa chair.
Nous avons choisi le poisson dans le tiroir réfrigéré avant qu’il soit pesé et grillé. Ici le poisson se paye au poids comme dans la plupart des tavernes proposant les produits de la mer. Nous trouvons que les 28€ demandés par kilo sont très raisonnables par rapport à ce que l’on a pu observer précédemment. En effet, cela tourne plus souvent entre les 40 (pour du sabre par exemple) et 70 € le Kilo.

Notre poisson fait juste un kilo et sera largement suffisant pour nous deux. Nous l’apprécions en gourmets que nous sommes. Cette chaire blanche et serrée nous change du cabillaud, de la dorade ; quant au goût, il est unique. Bon conseil du patron.

Porto Kagio

Mardi 17 Juillet – Porto Kagio – Plage Kamares (à proximité d’Agéranos) – 75 Km – Un vent chaud permet de supporter les 35° à l’ombre.


Lever aux aurores, non pas au chant de coq mais au « champ des cailles ». Il a fait très chaud cette nuit d’autant que la soirée fut arrosée…Certes, le poisson de la veille était excellent mais le petit vin blanc en pichet ne déméritait pas non plus…

Premier plongeon vers 7h00 dans la baie. Masque et tuba permettent d’observer une pléthore de petits poissons multicolores.



Après le petit déjeuner, nous descendons jusqu’au point le plus méridional de la Grèce : le cap Tenaro. Là aussi les paysages sont désertiques, on est bien au bout du monde.

Cap Tenaro

Sur les routes du Magne

Drapeau et tour Magniote
Nous remontons le Magne par la côte Est. Magnifique paysage où la montagne plonge dans la mer et sur laquelle s’accrochent de nombreuses tours carrées plus ou moins anciennes. En effet, de nombreuses constructions récentes, résidences principales ou secondaires, conservent cette caractéristique de l’habitat local.
D’ailleurs, lorsque le gouvernement grec voulu légiférer en interdisant la construction de ces tours ce fut une révolte des Magniotes… « Touche pas à ma tour »


En longeant la côte, nous craquons pour la plage d’un petit village : Kotronas.
Second bain de la journée. Thérèse pourra s’aventurer dans l’eau à plus de 100m de la plage, elle a toujours pied !!!

Déjeuner sur le petit port.

Bivouac le soir, face à la plage, à 10 mètres de l’eau. Heureusement, ici il n’y a pas de marée et pas de Tsunami annoncé !


Mercredi  18 Juillet – Plage de Kamares – Camping de Mystras – 76 km



En fin de matinée, nous quittons la plage de Kamares, que nous avons prononcé « Camaret » pour ses filles… : Moyenne d’âge 65 ans – 120 kg – bonnet G… Thérèse n’a plus de complexe, elle passerait presque pour une anorexique !!!


Gythio : les quais
Nous longeons la côte en remontant vers le Nord. Le village de Gythio est plein de charme et fait penser à la côte d’azur…Il y a quelques années ! Nous nous arrêtons sur l’ilot de Kranaï qui abrita la première nuit d’amour de Pâris et Hélène.


Plage proche de Gythio


Quelques kilomètres plus loin, la plage est célèbre pour son épave de bateau gisant dans le sable. Nous aussi, nous prenons quelques clichés. Il est l’heure de déjeuner mais nous filons sur Sparte (où il n’y a rien à voir) pour faire quelques courses au supermarché.

Vers 15h, nous arrivons au camping de Mystra où nous sommes accueillis dans un français impeccable et pour cause  Bernard et Dominique sont de la région parisienne et viennent passer la saison ici. Bernard nous offre à boire, une eau glacée que nous dégustons comme une coupe de champagne. La discussion va bon train et à 16h30 nous n’avons toujours pas déjeuné !!! Mais ça correspond à l’heure grecque !

Nous nous installons dans un coin à l’ombre proposé par le maître des lieux. Ce dernier est ancien cadre de santé, secrétaire général CGT dans son hôpital ; Thérèse trouvera là l’occasion d’échanger sur le mal-être du personnel hospitalier…Est-elle en retraite ? En tout cas, pas en matière de militantisme !

L’après-midi est consacré au rangement, à la lessive : ce n’est que la deuxième…grosse… depuis 60 jours !…

Une cigale se « réchauffe » près du bruleur du frigo…
Le soir, nous prenons une bière en terrasse et avons l’occasion de discuter avec Christos qui lui aussi parle français. Il travaille sur le site de Mystra et nous conseillera de visiter le site de bonne heure, ce qui était dans nos intentions.
Lui aussi, comme Bernard, s’attriste du peu de monde présent cet été : « c’est désert ! » et… catastrophique.

Coucher pas trop tard pour réveil matinal…En cours de nuit, on est même obligé de sortir la couette…Il faut dire qu’il fait 24°…Mais c’est promis… on ne devait plus parler de température…

Jeudi 19 Juillet – camping de Mystra – 6 Km ! pour se rendre sur le site : côte trop pentue pour prendre les vélos.


A 8h30, nous pénétrons sur le site.

C’est une colline escarpée, comme détachée du massif du Taygète, qui sert de décor à l’un des sites les plus envoûtants de Grèce, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco : Mystra, l’ancienne capitale byzantine de la Morée. Son rayonnement fut tel que, même en ruine, les palais, les églises, les monastères et les maisons seigneuriales témoignent encore de sa magnificence. Ville fantôme, certes, mais toujours en sentinelle sur Sparte. Mystra n’est pas tout à fait morte ; tout au plus semble-t-elle endormie à l’ombre des cyprès, laissant palpiter sur les murs des églises des fresques d’une émouvante beauté …

En passant devant le guichet, nous disons merci à Mumu, elle comprendra !!

Vue vertigineuse sur une partie du site

Dès notre arrivée, nous apercevons Christos (rencontré la veille au camping) qui nous fera visiter avec moult explications la Métropole, la plus ancienne église (remaniée de nombreuses fois). Il nous interpelle sur plusieurs fresques et éléments architecturaux, dont le gynécée (tribune réservée aux femmes). Nous finirons notre rencontre en partageant nos souvenirs mutuels de catéchisme, l’église orthodoxe n’étant pas si éloignée de l’église catholique romaine … dans ses méthodes pédagogiques ! 




Entrée de la Métropole


Marbres polychromes
Le martyre de Saint Démètre (Dimitrio) 

Fresques de la coupole

Vue sur la vallée prise de la Métropole


1 h après nous le quittons, mais il nous reste encore plus de 5 édifices à découvrir.

La visite totale durera pratiquement 4 h (estimée 2 h dans la plupart des guides).

 Monastère Vrondohion


Au milieu des ruines le clocher du monastère
de la Pandanassa (toujours occupé par des nonnes)

Une Vierge à l’enfant

Monastère de Périleptos



Thérèse craignait de ne pouvoir visiter le site abrupt ; elle se félicitera sur les invectives de Siegfried, d’avoir pu assurer.

Sur les chemins escarpés du site… 
Nous rentrons au camping tranquillement pour le repas et un après-midi de repos autour de la piscine.


100% Détente


Bernard nous proposera de l’huile d’olives artisanale provenant d’agriculteurs qu’il connait et qu’il aide. Vous aurez sans doute l’occasion d’en goûter à notre retour.

Vendredi 20 Juillet – Mystra – Viglafia Punta – 129 Km

Journée de « transition ».

Départ en fin de matinée du camping après une dernière petite causette avec Bernard et Dominique. Courses au supermarché, puis direction la dernière pointe méridionale du Péloponnèse.

Nous prenons le chemin des écoliers pour rejoindre Viglafia. Nous avons décidé de manger en bord de mer sur Trinisa où se pratique le skyte surf. Encore une fois, sur une vingtaine de Km s’étale une bande de sable fin. Il n’y a personne !!

Sur les conseils de Bernard, nous allons chez « Spyros » prendre un verre. Le patron nous proposera de garer le « camion » derrière chez lui, dans un champ d’oliviers où est déjà installé un couple de rochelais.

Balade avec les fauves…

Dîner « Chez Spyros »

Samedi 21 et dimanche 22 juillet – Viglafia – 0 Km + 1,2 Km de traversée en ferry

C’est le week-end.

Sur les conseils de Bernard, nous décidons d’aller faire un tour sur l’ile d’Elafonissos (20 km²) qui se situe à 300 m du continent. Elue comme plus belle plage d’Europe par une revue italienne, nous aurons effectivement l’occasion d’admirer ses plages paradisiaques. Chaque jour, nous prendrons le ferry (pour la modique somme de 1€/personne la traversée) et les vélos pour découvrir chacune d’entre elles.

Quai d’embarquement pour Elafonissos


Le relief accidenté (tout est relatif…) nous donne quelques sueurs supplémentaires ! Même avec le vélo électrique !...D’ailleurs nous sommes bien les seuls à vélos !

On s'amuse comme un gamin
Sur les plages, le sable est fin et brûlant, l’eau turquoise… « Peppermint » pour Siegfried ! Etonnamment, elles semblent peu fréquentées pour un week-end de fin juillet.


Remarquez…la…COULEUR DE L’EAU



Samedi soir, avant de reprendre le ferry, nous avons la surprise de retrouver les Lot et Garonnais avec leurs 4 filles que nous avions rencontrés quelques jours auparavant. Ils nous raconteront leurs dernières aventures devant un verre et quelques glaces « Chez Spyros ». Tandis que nos amis prennent la direction de Monemvassia, nous restons là un jour de plus.



Au diner à la taverne (de M. Spyros), Thérèse fait un vœu car elle dégustera pour la première fois de délicieux beignets de fleurs de courgettes farcies au fromage.

Thérèse après une entrée « fracassante »
Dimanche, Thérèse aura un peu plus de mal à rentrer dans l’eau, non pas que cette dernière soit agitée ou froide mais quelques rochers mal placés la déséquilibreront ! Elle boit la tasse et crie tout ce qu’elle peut…faisant l’attraction de la plage !


Retour sur le continent…Adieu Elafonissos ! 

A la semaine prochaine...

lundi 16 juillet 2012


L’OUEST DU PELOPONNESE EN COMPAGNIE DE POSEÏDON.


Nous voyageons au gré du vent en longeant cette côte qui n’en finit pas. 2 à 3 bains par jour permettent de rafraichir le corps…avec un peu de bière (Fix ou Mythos…) et quelques glaçons dans l’Ouzo auquel nous nous sommes convertis !


  

Lundi 9 Juillet – Plage d’Elaia – Pylos – 108 Km


La matinée est consacrée à la rédaction du blog (précédent article).

Sur la route nous faisons une escale à Paris : LA PREUVE ci-dessous

Le camion devant la tour Eiffel

Œuvre d’un « facteur-cheval » local à Filiatra !!!

Nous nous posons pour la nuit sur le port de Pylos qui est à l’entrée d’une des plus belles rades de toute la méditerranée et théâtre d’une bataille historique : Navarin….Non, nous ne parlons pas là de gastronomie mais juste d’une bataille navale qui opposa l’armée turco-égyptienne à une coalition franco-anglo-russe en 1827 qui vit la victoire des occidentaux.

Mardi 10 Juillet – Pylos – Pylos – 56 km


Nous décidons de vagabonder autour de Pylos en particulier visiter le palais de Nestor et un musée archéologique non loin.

De ce palais royal de Nestor, il ne reste pratiquement rien. Ce fut pourtant l’une des plus belles demeures de l’époque Mycénienne (XIII s. avant JC). Contrairement aux citadelles de l’époque, elle n’est pas fortifiée mais sera détruite par le feu un siècle plus tard.

Par sa grandeur et sa richesse, elle atteste de la prospérité économique et du haut niveau culturel du royaume de Nestor qui participa à la guerre de Troie selon le récit d’Homer.

Le site est quelque peu déconcertant et il faut beaucoup d’imagination pour s’imaginer la splendeur de ce palais. Quelques vestiges et la présence d’archéologues en témoignent cependant.

Salle du trône

Baignoire de la Reine
 A proximité, une tombe mycénienne ayant accueilli plus de 17 dépouilles, impressionnante par sa taille.
Tombe Tholos mycénienne (1500 avant J.C.) 

Quelques kilomètres plus loin, le musée de Chora présente les plus belles pièces du palais de Nestor.













Un Pithos (jarre) de plus de 2m de haut


Pour déjeuner et nous remettre de la matinée culturelle, nous décidons de nous poser sur la plage près de la lagune de Gialova (en face de Pylos).

731 – Rade de Navarin vue de la plage de Gialova

729 - Thérèse peut rentrer seule dans l’eau.

Retour pour la nuit sur le port de Pylos.

Mercredi 11 Juillet – Pylos – Agios Andréas – 65 Km


Avant de quitter Pylos, nous visitons la forteresse Turque construite en 1573 et qui protégeait la rade de Navarin.


Rade de Navarin vue du château




Nous voici à Méthoni, la cité la plus méridionale de la côte occidentale du Péloponnèse.

Encore dans l’eau

Méthoni (plage)

Après déjeuner et baignade dans ce superbe site, nous nous dirigeons vers le château qui pour une fois ne ferme pas à 15h. En effet, les heures d’ouverture des lieux archéologiques et musées sont souvent 8h30 – 15h00 mais en fait dépendent des moyens financiers alloués.

Méthoni (Citadelle)

Après avoir franchi le majestueux pont de pierre bâti en 1828 par les français, nous arrivons dans une rue pavée encadrée de hauts murs.

Plus loin, nous voyons l’église latine.


La citadelle de l’intérieur

A l’extrémité sud de la citadelle vénitienne, au bout d’un pont de pierre une tour octogonale (16ème siècle) dite « tour Bourdzi » jaillit des flots, solitaire … Le chemin de ronde révèle un panorama splendide qui embrasse le fort, la rade et les iles alentours émergeant de la mer ionienne.





Nous repartons tardivement vers un coin où dormir (Thérèse ayant traîné de la patte …). Nous le trouverons en bord de plage et port à Aghios Andréas.

Au lit à 23 h 30, mais le début de nuit est bruyant. En effet, ici les tabernas font le plein entre 22h et 1h voire 2h du matin. Il faut reconnaître que c’est à ces heures-là que la fraicheur tombe (25° - 28°) et qu’il fait bon prendre l’air !!

Jeudi 12 juillet – Aghios Andréas – Plage de Messénie – 55 Km


Machine arrière vers le petit port de Koroni dont l’accès nous a semblé si difficile la veille du fait de ses rues étroites et pentues.

Après avoir garé le « camion » en haut de la ville, nous y accédons à pied et avons la surprise de voir le petit port  quelque peu envahi par les allemands et les anglais.

Ce petit village est surmonté d’une forteresse vénitienne et turque. On ne s’attardera pas sur le port et accéderons par de petites ruelles et d’innombrables escaliers à la citadelle

Vue panoramique de Koroni et de son petit port



Une vue « Cycladique »



Nous en profitons pour visiter le monastère de Saint Jean Baptiste.

Nous finirons le soir sur la plage de Messinie.

Vendredi 13 juillet - Plage de Messini – Agios Nikolaos – 116 Km


Nous sommes réveillés ce matin d’assez bonne heure par une population grecque d’un certain âge venant toute se rafraichir dans la mer, parlant haut et fort (il est 7 h 30).

Après avoir fait de l’eau à la fontaine, nous prenons la direction de l’ancienne Messène que nous ne retrouverons pas  (pourtant 2 GPS) !). 50 Km à tourner en rond dans les champs d’olivier.

Déjeuner sur le pouce et nous prenons la route vers le bas de la péninsule du Magne.

Arrêt à Kardamyli, petit village de 450 habitants : visite de l’Eglise Agios Spyridon, puis direction le point de bivouac près de Agios Nikolaos. Vous aurez compris que « Agios » signifie « Saint » !!!

Eglise Agios Spyridon à Kardamyli 


L’endroit nous avait été conseillé par Nadine et Jean Paul.

Alors que nous nous apprêtons à faire notre promenade digestive, nous sommes interpellés par la Police nous tolérant une nuit mais pas plus. A savoir que de l’autre côté de la route, plusieurs tentes sont plantées au bord de la plage. Les campeurs ne seront pas épargnés par cette visite nocturne. Il est vrai que tout autour l’interdiction de camper est affiché mais un petit « rigolo » n’a pas trouvé mieux que de taguer tous les « NO » devant camping !

Lors de notre ballade, nous recroisons nos deux policiers interpellant les nomades le long de la mer et qui eux devront quitter sur le champ.

Le petit port d’Agios Nikolaos est bien animé en cette heure tardive. Les grecs, allemands et anglais sont attablés aux terrasses des tavernes.

Samedi 14 juillet – Agios Nikolaos – Néo Itilo – 32 Km

Malgré une défaillance de la batterie du vélo électrique de Thérèse, nous pédalons jusqu’à Agios Nikolaos. Les pêcheurs ont remplacé les estivants et nous sommes surpris du peu de poisson ramené.




Le Magne recèle de magnifiques petites églises byzantines.






L’une d’entre elles n’est pas plus grande que notre « camion » mais le « papier peint » est bien plus joli !!!



Nous nous posons sur une des seules aires de camping car de la Grèce à Néo Itilo, dans une anse juste avant Areopoli. Seule une petite route nous sépare de la mer !!

Ce petit village, ancienne capitale de région, marque les portes du Magne de Messénie.

Dimanche 15 juillet – Néo Itilo – Néo Itilo – 0 Km


Ce matin, nous décidons de sortir les vélos. Siegfried se fait réparateur de bicyclette électrique. Scotchée sera Thérèse. Fin de matinée, nous partons faire le tour de l’anse (9 Km aller retour) jusqu’à Limeni. Tout au bout, nous arrivons à une église croquignolette avec quelques résidents au repos au-dessus des flots.



Nous escomptions récupérer Dolly, partie vers 10 h faire son petit tour, en rentrant ; surprise, celle-ci n’est pas là, elle a dû trouver un havre de fraicheur dans les parages. Notre inquiétude grandit lorsqu’à 15 h, nous n’obtenons aucune réponse à nos appels désespérés … même nos voisins grecs se mettent à appeler « Dolly, Dolly » dans les champs environnants. Ce n’est que vers 17 h, Siegfried ayant pris son vélo, qu’elle sera repérée et ramenée au bercail … C’est un soulagement pour tous, y compris nos voisins à qui nous allons montrer la « bête ».

La rédaction du bloc est interrompue par l’arrivée d’un couple de camping caristes, Pascale et Didier originaires du Lot et Garonne, avec leurs 4 filles.

Nous finirons ensemble la journée à la Taberna locale autour d’un Ouzo et de mezzes.


Dolly s’entraine toujours pour son prochain numéro d’équilibriste – c’est la pause…


Un unijambiste sauteur

Visite d’un criquet

Il fait trop chaud pour travailler…



A LA SEMAINE PROCHAINE POUR DE NOUVELLES AVENTURES...