lundi 16 juillet 2012


L’OUEST DU PELOPONNESE EN COMPAGNIE DE POSEÏDON.


Nous voyageons au gré du vent en longeant cette côte qui n’en finit pas. 2 à 3 bains par jour permettent de rafraichir le corps…avec un peu de bière (Fix ou Mythos…) et quelques glaçons dans l’Ouzo auquel nous nous sommes convertis !


  

Lundi 9 Juillet – Plage d’Elaia – Pylos – 108 Km


La matinée est consacrée à la rédaction du blog (précédent article).

Sur la route nous faisons une escale à Paris : LA PREUVE ci-dessous

Le camion devant la tour Eiffel

Œuvre d’un « facteur-cheval » local à Filiatra !!!

Nous nous posons pour la nuit sur le port de Pylos qui est à l’entrée d’une des plus belles rades de toute la méditerranée et théâtre d’une bataille historique : Navarin….Non, nous ne parlons pas là de gastronomie mais juste d’une bataille navale qui opposa l’armée turco-égyptienne à une coalition franco-anglo-russe en 1827 qui vit la victoire des occidentaux.

Mardi 10 Juillet – Pylos – Pylos – 56 km


Nous décidons de vagabonder autour de Pylos en particulier visiter le palais de Nestor et un musée archéologique non loin.

De ce palais royal de Nestor, il ne reste pratiquement rien. Ce fut pourtant l’une des plus belles demeures de l’époque Mycénienne (XIII s. avant JC). Contrairement aux citadelles de l’époque, elle n’est pas fortifiée mais sera détruite par le feu un siècle plus tard.

Par sa grandeur et sa richesse, elle atteste de la prospérité économique et du haut niveau culturel du royaume de Nestor qui participa à la guerre de Troie selon le récit d’Homer.

Le site est quelque peu déconcertant et il faut beaucoup d’imagination pour s’imaginer la splendeur de ce palais. Quelques vestiges et la présence d’archéologues en témoignent cependant.

Salle du trône

Baignoire de la Reine
 A proximité, une tombe mycénienne ayant accueilli plus de 17 dépouilles, impressionnante par sa taille.
Tombe Tholos mycénienne (1500 avant J.C.) 

Quelques kilomètres plus loin, le musée de Chora présente les plus belles pièces du palais de Nestor.













Un Pithos (jarre) de plus de 2m de haut


Pour déjeuner et nous remettre de la matinée culturelle, nous décidons de nous poser sur la plage près de la lagune de Gialova (en face de Pylos).

731 – Rade de Navarin vue de la plage de Gialova

729 - Thérèse peut rentrer seule dans l’eau.

Retour pour la nuit sur le port de Pylos.

Mercredi 11 Juillet – Pylos – Agios Andréas – 65 Km


Avant de quitter Pylos, nous visitons la forteresse Turque construite en 1573 et qui protégeait la rade de Navarin.


Rade de Navarin vue du château




Nous voici à Méthoni, la cité la plus méridionale de la côte occidentale du Péloponnèse.

Encore dans l’eau

Méthoni (plage)

Après déjeuner et baignade dans ce superbe site, nous nous dirigeons vers le château qui pour une fois ne ferme pas à 15h. En effet, les heures d’ouverture des lieux archéologiques et musées sont souvent 8h30 – 15h00 mais en fait dépendent des moyens financiers alloués.

Méthoni (Citadelle)

Après avoir franchi le majestueux pont de pierre bâti en 1828 par les français, nous arrivons dans une rue pavée encadrée de hauts murs.

Plus loin, nous voyons l’église latine.


La citadelle de l’intérieur

A l’extrémité sud de la citadelle vénitienne, au bout d’un pont de pierre une tour octogonale (16ème siècle) dite « tour Bourdzi » jaillit des flots, solitaire … Le chemin de ronde révèle un panorama splendide qui embrasse le fort, la rade et les iles alentours émergeant de la mer ionienne.





Nous repartons tardivement vers un coin où dormir (Thérèse ayant traîné de la patte …). Nous le trouverons en bord de plage et port à Aghios Andréas.

Au lit à 23 h 30, mais le début de nuit est bruyant. En effet, ici les tabernas font le plein entre 22h et 1h voire 2h du matin. Il faut reconnaître que c’est à ces heures-là que la fraicheur tombe (25° - 28°) et qu’il fait bon prendre l’air !!

Jeudi 12 juillet – Aghios Andréas – Plage de Messénie – 55 Km


Machine arrière vers le petit port de Koroni dont l’accès nous a semblé si difficile la veille du fait de ses rues étroites et pentues.

Après avoir garé le « camion » en haut de la ville, nous y accédons à pied et avons la surprise de voir le petit port  quelque peu envahi par les allemands et les anglais.

Ce petit village est surmonté d’une forteresse vénitienne et turque. On ne s’attardera pas sur le port et accéderons par de petites ruelles et d’innombrables escaliers à la citadelle

Vue panoramique de Koroni et de son petit port



Une vue « Cycladique »



Nous en profitons pour visiter le monastère de Saint Jean Baptiste.

Nous finirons le soir sur la plage de Messinie.

Vendredi 13 juillet - Plage de Messini – Agios Nikolaos – 116 Km


Nous sommes réveillés ce matin d’assez bonne heure par une population grecque d’un certain âge venant toute se rafraichir dans la mer, parlant haut et fort (il est 7 h 30).

Après avoir fait de l’eau à la fontaine, nous prenons la direction de l’ancienne Messène que nous ne retrouverons pas  (pourtant 2 GPS) !). 50 Km à tourner en rond dans les champs d’olivier.

Déjeuner sur le pouce et nous prenons la route vers le bas de la péninsule du Magne.

Arrêt à Kardamyli, petit village de 450 habitants : visite de l’Eglise Agios Spyridon, puis direction le point de bivouac près de Agios Nikolaos. Vous aurez compris que « Agios » signifie « Saint » !!!

Eglise Agios Spyridon à Kardamyli 


L’endroit nous avait été conseillé par Nadine et Jean Paul.

Alors que nous nous apprêtons à faire notre promenade digestive, nous sommes interpellés par la Police nous tolérant une nuit mais pas plus. A savoir que de l’autre côté de la route, plusieurs tentes sont plantées au bord de la plage. Les campeurs ne seront pas épargnés par cette visite nocturne. Il est vrai que tout autour l’interdiction de camper est affiché mais un petit « rigolo » n’a pas trouvé mieux que de taguer tous les « NO » devant camping !

Lors de notre ballade, nous recroisons nos deux policiers interpellant les nomades le long de la mer et qui eux devront quitter sur le champ.

Le petit port d’Agios Nikolaos est bien animé en cette heure tardive. Les grecs, allemands et anglais sont attablés aux terrasses des tavernes.

Samedi 14 juillet – Agios Nikolaos – Néo Itilo – 32 Km

Malgré une défaillance de la batterie du vélo électrique de Thérèse, nous pédalons jusqu’à Agios Nikolaos. Les pêcheurs ont remplacé les estivants et nous sommes surpris du peu de poisson ramené.




Le Magne recèle de magnifiques petites églises byzantines.






L’une d’entre elles n’est pas plus grande que notre « camion » mais le « papier peint » est bien plus joli !!!



Nous nous posons sur une des seules aires de camping car de la Grèce à Néo Itilo, dans une anse juste avant Areopoli. Seule une petite route nous sépare de la mer !!

Ce petit village, ancienne capitale de région, marque les portes du Magne de Messénie.

Dimanche 15 juillet – Néo Itilo – Néo Itilo – 0 Km


Ce matin, nous décidons de sortir les vélos. Siegfried se fait réparateur de bicyclette électrique. Scotchée sera Thérèse. Fin de matinée, nous partons faire le tour de l’anse (9 Km aller retour) jusqu’à Limeni. Tout au bout, nous arrivons à une église croquignolette avec quelques résidents au repos au-dessus des flots.



Nous escomptions récupérer Dolly, partie vers 10 h faire son petit tour, en rentrant ; surprise, celle-ci n’est pas là, elle a dû trouver un havre de fraicheur dans les parages. Notre inquiétude grandit lorsqu’à 15 h, nous n’obtenons aucune réponse à nos appels désespérés … même nos voisins grecs se mettent à appeler « Dolly, Dolly » dans les champs environnants. Ce n’est que vers 17 h, Siegfried ayant pris son vélo, qu’elle sera repérée et ramenée au bercail … C’est un soulagement pour tous, y compris nos voisins à qui nous allons montrer la « bête ».

La rédaction du bloc est interrompue par l’arrivée d’un couple de camping caristes, Pascale et Didier originaires du Lot et Garonne, avec leurs 4 filles.

Nous finirons ensemble la journée à la Taberna locale autour d’un Ouzo et de mezzes.


Dolly s’entraine toujours pour son prochain numéro d’équilibriste – c’est la pause…


Un unijambiste sauteur

Visite d’un criquet

Il fait trop chaud pour travailler…



A LA SEMAINE PROCHAINE POUR DE NOUVELLES AVENTURES...

lundi 9 juillet 2012


LES DIEUX DE L'OLYMPE SONT AU RENDEZ-VOUS.

Voici une semaine que nous n’avons donné de nouvelles. Il est vrai qu’un réel air de vacances plane depuis que nous vous avons « laissé » fin juin.
Nous avons trouvé un endroit paradisiaque (encore un) où nous venons de passer 5 nuits avec nos amis bretons : les « Tourdumondistes »…Il nous fait fortement pensé à ce que la côte d’azur pouvait être dans les années 50 : pinède, cigales, plage de sable, mer turquoise et bien peu de monde !
Cependant nous n’avons pas complètement oublié le côté culturel de notre expédition puisque nous sommes à quelques kilomètres d’Olympie



Dimanche 1 Juillet – Diakofto – Kalamia – 249 Km – Max : 38°


Sur la route...
Etape de transition comme on dit sur le Tour de France…
Nous avons décidé d’éviter Patra et traverser par les montagnes en longeant les gorges du Vouraïkos jusqu’à Kalavrita (730m), parcours légèrement différent de celui du train à crémaillères. Les paysages ne sont pas aussi impressionnants mais restent vertigineux.


Thérèse prendra le volant… n’ayant pas le choix…après une engueulade mémorable…
Nous arriverons (sans arrêt) à Kalamia. Le parking où nous posons le camion est au-dessus de la plage de sable fin face à la mer et aux îles de Zante, Céphalonie, Ithaque et Leucade (au loin).




Lundi 2 Juillet – Plage de Kalamia – 0 Km – Max : 38° mais avec une petite brise marine

Journée repos : baignade 3 fois dans la journée, rien à dire, rien à faire que la mer à contempler, peu de monde pour un mois de juillet !

Mardi 3 Juillet – Plage de Kalamia – Plage d’Elaia – 156 Km -


Départ matinal pour visiter le château de Clermont à Kastro avant les grosses chaleurs.

Vue panoramique du Château de Clermont (Chlemoutsi en grec)


Enfin un vestige français, enfin Franc. Bâti vers 1220 par le (méconnu) Geoffroy de Villehardouins originaire de Champagne parti pour les croisades.
Surprenant de trouver une architecture Occidentale moyenâgeuse dans ce pays qui nous a plus habitués aux colonnades et aux frontons triangulaires de l’antiquité ! Ce château est l’un des mieux préservé et restauré de Grèce !


La Chapelle à 2 étages...à l'époque...




Nous nous arrêtons prendre quelques fruits et légumes le long de la route. Le patron, bon commerçant grec bien portant (!) nous accueille en français et se félicite de l’élection de F.Hollande. Au fur et à mesure que nous remplissons nos sacs : 3 tomates, 2 citrons, 2 concombres…Les cadeaux affluent : 1 bouteille de vin blanc pour faire tourner la tête à Thérèse (…mais finalement bon pour la cuisine !)…puis 2 melons d’eau (Excellent avec une boule de glace au milieu : recette du patron)…et nous nous verrons contraints d’accepter en plus 2 pastèques avant de monter dans le camion…Il faut se réhydrater !

Nous décidons de prendre un bain dans les thermes romains de l’ancienne station thermale de Loutra Killinis qui connut son apogée au temps des « 3 colonels ». Partiellement à l’abandon, ce sont de grandes avenues désertes qui nous accueillent !

La source jaillit dégageant une odeur pestilentielle de vase et de soufre…Ceci ne nous repoussera pas pour prendre une bonne douche bien que le bain de boue semble être le plus courant dans ce lieu. Nous nous réconfortons en nous disant que cette eau a surement des vertus curatives !!! L’odeur sur nos corps bronzés (!) persistera moins que lors de notre dernier bain de boue à Avlaki ! Quant’ aux vertus curatives, nous en attendons…beaucoup !!!



 



Petit crochet par le Katakolo, escale des bateaux de croisières pour la visite d’Olympie. Nous sommes tout à coup plongés dans ce que nous fuyons le plus : les commerces de souvenirs, de bijoux, de glaces...se suivent dans la rue principale qui mène au quai d’embarquement. Tout est fait pour le touriste : Taxi, petit train, calèche…Mais il n’y a rien à voir à Katakolo !!!

Demi-tour pour trouver à se poser. Un peu plus bas, nous appelons Nadine et Jean-Paul (les bretons) qui nous invitent à les rejoindre sur la plage d’Elaia (ou Eléa).

Mercredi 4 Juillet - Plage d’Elaia – 0 Km – Chaud le jour mais plus frais en fin de nuit : 24°


Nous profitons du soleil et de la plage pour nous baigner à plusieurs reprises et de discuter longuement avec Nadine et Jean-Paul.

Nadine et Jean-Paul détendus


Phasme se confondant avec la branche
La question du jour : A quoi correspondent ces emplacements délimités présents sur la plage ? 

Jeudi 5 Juillet - Plage d’Elaia – Olympie – 60 Km – Max : 40°

Nous restons sur place une bonne partie de la journée. Nous ne décollons que vers 17h30. Il faut dire que l’endroit est enchanteur. Au milieu des pins, nous sommes bercés par le chant des cigales (les fameuses « Tzitsika » pour ceux qui ont suivi les messages précédents…) à une centaine de mètres d’une plage de plusieurs kilomètres de sable fin.

Arrivée à Olympie, nous nous promenons dans cette ville touristique faite de tavernes et de boutiques de souvenirs. Mais en ce début de soirée ce n’est pas la grande foule. Les bretons nous invitent au restaurant à déguster quelques « Slouvakis » (Brochettes marinées, cuites au feu de bois) autour d’un verre d’Ouzo et une bière locale.

De retour au camion, garé à deux pas du Musée archéologique, nous prenons un dernier verre. C’est alors (vers 23h30) qu’un coup de klaxon nous interpelle. La Police locale nous demande littéralement de « décamper » ! Elle nous fait comprendre que nous ne gênons que les campings environnants !
Siegfried lui rétorque que ce n’est plus l’heure de débarquer dans un camping ! Il nous suggère de trouver un endroit hors de la ville.
Après quelques kilomètres d’errance, Nous nous posons sur un parking qui longe la route d’Olympie à Patras.

La nuit sera courte et bruyante !

Vendredi 6 Juillet – Olympie - Plage d’Elaia – 100 Km – Max : 40°

7 h pétante, debout ! il nous faut être au plus tôt sur le site.

8 h 30 : nous entrons (merci Mumu pour la « réduc »)

Des cars de touristes sont déjà là. Nous décidons de faire la visite du site en sens inverse de celui recommandé.

Si Olympie est effectivement le « berceau » des Jeux Olympiques, il n’en reste pas moins vrai qu’il s’agissait avant tout d’un centre religieux très régulé et hiérarchisé, les JO étant l’une des fêtes les plus importantes se déroulant sur ce sanctuaire.

Redécouvert en 1829 sous des tonnes de terre, les archéologues exhumèrent de nombreuses statues mutilées réduites en milliers de pièces par l’érosion et les tremblements de terre successifs.

Le Philippéion (4ème siècle av. JC) : Tholos vouée aux cultes de la dynastie de Philippe II de Macédoine.

L’endroit où la flamme olympique est allumée devant le temple d’Héra

L’entrée du stade
Le stade est l’un des seuls vestiges restant dévolu aux compétitions. Sa piste mesure 192,27 m, longueur fixée par Héraclès correspondant à 600 fois son pied, soit 32 cm soit du 48 … taille fillette !














Le stade (3ème siècle av. JC) et le Mont Kronion


Nous avons été émus par ces jeunes, pour certains en tenue d’athlétisme, pour d’autres pieds nus, piquant leur sprint sur toute la longueur et qui du fait redonnaient à ce lieu toute sa magie.

Le temple de Zeus
(colonne reconstituée à l’occasion des JO de 2004)

Le temple de Zeus était le plus grand et le plus fastueux des monuments du site, bien endommagé. « Les énormes tambours de ses colonnes sont alignés comme des rondelles de saucisson dans un chaos cyclopéen. » (guide vert) La gigantesque statue de 12 m du Dieu Zeus a malheureusement disparu suite aux différentes invasions.



















Un peu de documentaire animalier au milieu de tous ces vestiges :

la cigale et sa mue !


Après une pause méridienne bien méritée, nous partons découvrir le musée archéologique, agréable et bien conçu, sans oublier la climatisation qui est la bienvenue.


Bronze d’inspiration assyrienne
(8
ème siècle av. JC
 Le dragon en bronze


Fronton du trésor de Géla en terre cuite et peinte


L’Hermès de Praxitèle (340 – 330 av JC)

Qu’est-ce qu’on se marre !



Rafraichissement bien mérité

Ne pouvant résister à l’attrait de la plage d’Elaia, nous décidons avec nos amis morbihannais de passer le week-end dans cet endroit idyllique.

Samedi 7 et dimanche 8 juillet – Plage d’Elaia – 0 Km – Max 40°


Entre baignades, repas, siestes, discussions à n’en pas finir, le week-end s’écoulera au rythme grec.



A la douche !

Dolly prépare son prochain numéro d’équilibriste

A LA SEMAINE PROCHAINE...