samedi 8 juin 2013

Vers l'Estrémadure et le Portugal

Notre parcours de cette dernière semaine :


Salamanque, la « Cambridge » hispanique.


A la fois « ville-musée » et ville universitaire, Salamanque a un charme incomparable. La couleur de la pierre utilisée (grès de Villamayor) pratiquement sur tous les bâtiments, même les récents, donne une harmonie à tout le centre historique.

Nous avons décidé de prendre le temps de la visiter et nous nous installons tranquillement dans un camping à 6km du centre. L’occasion de faire une lessive, de sortir les chaises pliantes et la table et même de faire un mini barbecue bien que la température reste fraîche (12° le matin – 20°-21° en journée).


Pendant 2 jours (vendredi 31/5 et samedi 1er juin), nous prenons nos vélos pour nous rendre dans le centre historique. Nous laissons nos bicyclettes à l’orée de la ville près de la station de « Vélib » locale, l’accès au centre étant très escarpé. Et même avec un vélo électrique…on est mieux à pied.

Nous ne ferons pas un cours sur l’histoire mouvementée de cette ville qui fut envahie à plusieurs reprises, dont les Maures pendant trois siècles. Gravement endommagée par la guerre d’Indépendance et la guerre civile, sa restauration est remarquable. Entre le XIème et le XXème siècle, tous les styles architecturaux sont représentés, en particulier le style « Plateresque » du XIVème.

Notre première journée, nous conduira au couvent de San Esteban, La Cathédrale…enfin les Cathédrales (l’ancienne et la nouvelle) qui sont « encastrées » l’une dans l’autre. La visite de la Casa de las Conchas (la « maison aux Coquilles » St Jacques) est interrompue par un exercice d’évacuation.

Couvent San Esteban - La façade

Couvent San Esteban - Le cloitre

Couvent San Esteban - l'église

La/Les cathédrale(s) -  Attention ! Une Cathédrale peut en cacher une autre !

L'oeuvre d'un sculpteur visionnaire ?...
Non, seulement une marque du XXème s.
lors de la restauration !
Place Anaya

La maison aux Coquilles (1490)

Nous finissons Plaza Mayor centre névralgique de la ville, comme la plupart des Plaza Mayor du coin ! « La Gran’ Place » pour nos amis Nordistes !

Les touristes y côtoient les étudiants en fin de période universitaire pour certains allongés sur le pavé, profitant des quelques rayons de soleil. Thérèse aura cette remarque inoubliable : « Mais c’est sale ! » (par terre)…Il faut bien que jeunesse se passe !


La deuxième journée est consacrée à la visite de la fameuse Université.
Le Patio des Ecoles

Le portail de 1534

Un détail : Cette grenouille perchée sur cette tête de mort
symbolise le péché de luxure puni par...la peine de mort
La Bibliothèque - plus de 40 000 Volume
(du XIème au XVIIIème)
Le prix de l’entrée nous refroidit un peu ! Il faut dire qu’il y a eu une inflation galopante sur les prix d’entrée des musées, sites touristiques… Notre guide qui date de 2010, nous parle de 4€, trois ans après nous allons payer 10€ par personne ! soit plus de 100% d’inflation ! Le radin, que je suis, hésite !  Mais on ne vient pas à l’Université de Salamanque tous les jours !

Fondée en 1255, et sous la tutelle papale au moyen âge, elle compta jusqu’à 7683 élèves en 1568, un record pour l’époque. Elle fut prise comme modèle pour de nombreuses universités hispano-américaines.
Aujourd’hui, elle compte 30 000 inscrits !


La Cathédrale vue du cloître de l'Université

Retour sur la Plaza Mayor et tour au marché couvert.

Quelques spécialités locales telles que le Chorizo !
Non, le jeu ne consiste pas à retrouver le visage de la vendeuse !

Plein Sud vers l’Estrémadure


Nous décidons d’aller encore plus au sud chercher la chaleur et nous ne serons pas déçus !
Il suffira de faire un peu plus de 200 km pour la trouver. Nous gagnerons à peu près 1° tous les 20km !

En ce dimanche soir, après avoir traversé la Sierra de la pena de Francia, pour éviter l’autoroute, certes gratuite (!), nous nous arrêtons dormir dans une zone industrielle ! Vous imaginez le pire ! Et bien non : les vaches nous tiennent compagnies et la nuit sera très calme. Arrivés en milieu d’après-midi, nous regardons Roland Garros ! Super match de Jo Wilfried Tsonga !

Le lendemain départ pour Cáceres.
Arrêt méridien à Plasencia. Arrêt qui faillit ne pas avoir lieu…Ce fut assez compliqué de trouver une place de parking pour nos 7 mètres de long…Mais Siegfried aussi est têtu !
Nous sommes contents de trouver une ville animée et commerçante.
A l’entrée de la ville, des vendeurs proposent de belles cerises mais ce sera pour plus tard, nous ne voulons pas nous les « trimbaler » pendant 1 ou 2 heures.

Malheureusement, nous sommes lundi et beaucoup de lieux de visites sont fermés. Nous ferons donc un tour dans les ruelles du centre à notre rythme. Visite de la Plaza Mayor et de la Cathédrale, là aussi DES Cathédrales (ancienne et nouvelle) devrions nous dire. Elles aussi sont imbriquées l’une dans l’autre.

Plaza...Mayor ! de Plasencia


Le cloître à ogives gothiques de la Cathédrale

Quand on vous dit qu'elles sont encastrées l'une dans l'autre !
Le cloître de l'Ancienne a été amputé pour y construire les murs de la Nouvelle !

Nous atteignons Cáceres en Estrémadure, il fait plus de 36° dans le camping-car. Après tout nous l’avons bien cherché… Les bêtes un peu moins ! Tout d’un coup, nous nous retrouvons en plein été mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à en croire les infos françaises !
Nous nous rappelons des bons moments passés sous le soleil hellénique mais nous nous y étions fait progressivement ! Là c’est un peu brusque !

Mardi matin départ à pied pour la vieille ville. Des groupes de touristes, principalement portugais, arrivent à partir de 10 heures, sans compter les scolaires et les asiatiques dont on se demande parfois ce qu’ils comprennent de cette histoire qui à nous même nous semble bien complexe !

Cáceres n’est pas Munster, certaines photos pourraient être trompeuses ! Les Cigognes sont partout…ou elles peuvent faire leur nid.

















Le circuit commence par la…Plaza…Oui…vous avez deviné…Vous savez le centre névralgique…La Plaza Mayor ! Suivent la cathédrale (cette fois, il y en a qu’une !), les palais des riches familles locales, le musée de Cáceres qui abrite une citerne datant du XIème. À tous les deux, elle nous évoque celle d’Istanbul bien que beaucoup plus modeste ! 

Vue sur la vieille ville prise du clocher de l’église
Façade d’une maison de famille noble de conquistadors

Écusson (sur la façade) symbolisant
le « Nouveau monde »
Citerne de la « maison des Girouettes »

 Une bonne bière Plaza Mayor avant de repartir et de mettre le cap sur Elvas au Portugal que nous atteignons en fin d’après-midi.

Pot sur la Plaza Mayor
Elle n’est pas heureuse notre Thérèse ?

Bem-vindo – Bienvenue au Portugal

Nous sommes au Portugal et heureux de l’être. Nous nous sommes toujours sentis bien dans ce pays. Un sourire par ci, un « Bom dia » par-là.  Oui, vraiment nous trouvons ce peuple des plus accueillants. S’il en fallait encore une preuve voici une anecdote toute simple : Nous passons la nuit sur un parking face à  l’impressionnant aqueduc d’Elvas. Quand nous nous réveillons, nous nous apercevons qu’une dizaine d’employés municipaux s’affairent à installer des gradins pour un futur spectacle. Nous sommes en plein milieu du « chantier » ! Mais personne ne nous a réveillés pour nous faire  déplacer ! J’imagine qu’en France un employé communal ou un agent de Police aurait frappé à la porte en nous demandant de « dégager ». Nous allons tranquillement nous installer à quelques mètres de là.

Elvas : La capitale de la peinture…en bâtiment !



En quelques heures, nous n’avons jamais vu autant de peintres en bâtiment : tout est repeint : façades, colonnes, jusqu’aux bancs…Il faut dire que dans quelques jours, le 10 juin prochain, c’est la fête Nationale et tout le monde semble s’afférer à embellir sa maison, sa mairie, son église…Les employés communaux sont partout…D’ailleurs on se demanderait presque qui n’est pas employé municipal !!! Les autres doivent être restés chez eux pour...peindre !
Cela me rappelle le Zaïre, ou les jours de « Salongo », la population consacrait la journée à des tâches d’intérêt public. Les jours précédents la visite du chef de l’état, à l’époque Mobutu, tout était repeint, et en particulier les bords de trottoirs d’un blanc immaculé ! Évidemment avec la couleur de la latérite ça ne tenait pas bien longtemps !

Fête Nationale en vue…
Bref, nous refaisons un petit tour de la ville que nous avions déjà découverte il y a 2 ans. Le château offre une magnifique vue sur les alentours.

Le pilori
Sur les remparts
Le château devenu résidence des gouverneurs


Borba, elle, est la capitale du marbre avec sa voisine Estremoz…Ici, tout est en marbre : les marches, les encadrements de portes et de fenêtres…même les trottoirs ! Ah ! C’est autre chose que le granit breton !

Du marbre...

Encore du marbre...



Toujours du marbre !
Tour de ville, à l’heure de la sieste…Les ruelles sont désertes à part quelques peintres…en bâtiment…amateurs ! L’arrêt dans cette ville a aussi pour but de récupérer quelques bouteilles de cet Alentejo que nous avions tant apprécié lors de notre premier passage.

En poursuivant notre route, Thérèse redécouvre l’enfer du Sud…La traversée de nombreux villages transforme notre véhicule en un véritable shaker géant…Une bonne alternative aux radars : recouvrez les artères principales de pavés, si possible disjoints, et vous verrez que les automobilistes ne dépasseront pas les 40km/h!

Pose à Coruche sur une aire spéciale « Camping-cars ». En fait, il s’agit du « champ de foire » qui n’est utilisé qu’une fois par mois en tant que tel et qui sert autrement de parking, en particulier pour nous autres. Nous sommes les seuls ! Pour preuve la photo ci-dessous :



L’objectif du lendemain est de rejoindre une ville à la périphérie de Lisbonne : Sintra : villégiature de souverains et élites aristocratiques lisboètes.
Construit autour de la Cruz Alta (529 mètres), les rues sont escarpées et étroites pour notre « camion »…Thérèse sert les fesses et se cramponne à la portière. Grâce au GPS (qui ne nous a pas lâché…depuis), nous trouvons un parking au pied du Palacio National que nous visiterons l’après-midi.

Là aussi l’inflation a frappé ! 9€ l’entrée (5€ sur le guide de 2010). En pleine réfection, l’aspect extérieur est assez quelconque comparé aux résidences environnantes. Parce que remaniée à de nombreuse reprise au court des siècles, cette résidence royale offre une architecture hétéroclite. Mais nous ne serons pas déçus par les appartements avec quelques magnifiques salles comme celles des « Cygnes », des « Pies », des « Armoiries »… Ci-dessous quelques photos plus parlantes que de grands discours. Les azulejos sont partout et de différentes époques. Admirez !

Palacio National
les Azulejos sont partout



La magnifique salle des Armoiries

Influence mauresque

Les cuisines…Et c’est pas Schmitt !
Nous passons la nuit sur place.

Vendredi 7 juin, Thérèse rappelle à Siegfried qu’il vient de prendre un an de plus ! Elle sera gentille avec lui (presque) toute la journée… Ayant déjà séjourné à Lisbonne, nous prenons  la route du Nord en faisant un crochet par la Cabo da Roca : pointe la plus occidentale du continent européen.

A lire à haute voix en ajoutant quelques « ch» et beaucoup de « ou »  !
Nous finissons notre journée à Bathala, endroit que nous avions visité et apprécié en 2008. Encore un édifice religieux me direz-vous ! Oui mais… Cet ancien monastère, du XIVème, est un joyau de l’art gothique et de l’art Manuélin qui est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.








De la vraie dentelle en pierre... 

Avant de vous quitter : Réponse à la question de la semaine dernière. Vous avez été nombreux…Au moins 4 (!) à nous communiquer la solution…Et oui, il s’agissait bien d’un intrus Breton sous le Chorizo salamantin...


 Cette semaine, planchez sur la question suivante :

De quel arbre s’agit-il ?

A la semaine prochaine si vous le voulez bien !

dimanche 2 juin 2013

Thérèse et Siegfried chez les Ibères

Si on vous disait qu’il y a encore 15 jours nous ne savions pas que nous serions aujourd’hui ici au centre de l’Espagne à deux pas de la frontière Portugaise …Vous vous dites… Ça c’est bien Thérèse et Siegfried !

En fait, en ce moment nous devrions être avec nos amis britanniques Kim et Richard, camping caristes eux aussi. Nous avions prévu de revisiter sur place les crus bourguignons : Chablis, Beaune, Nuits Saint Georges, Meursault (cher à Thérèse)…Vous voyez ce que je veux dire…Enfin, la dernière fois que nous y avions été, nous avions plus dégusté les vignes par les yeux que par la bouche !!! Les tarifs sont un peu décourageants !
Malheureusement, Kim a été victime d’un problème de santé qui la prive de la parole ponctuellement. Tous les 2 ont préféré reporter ce voyage. Ce n’est que partie remise…Peut-être pour les vendanges de l’automne ?

Alors, après quelques heures de réflexion et une consultation chez le chirurgien pour Thérèse (prothèse de hanche prévue pour Octobre), nous décidons de mettre le cap sur le Nord de l’Espagne et le Portugal que nous avons déjà visité 3 fois. Mais c’est bien connu, quand on aime, on ne …

Comme en 2011, nous décidons de prendre le ferry à Saint Nazaire et de s’offrir une petite croisière de 16 heures qui nous mènera dans les Asturies à Gijon.

Un embarquement précipité !

Pour une fois, nous avons plusieurs jours pour préparer notre expédition et le camping-car.
Vendredi 24 mai, nous partons sereinement pour le port de Montoir. L’appareillage étant prévu à 23h00, nous arrivons tranquillement vers 20h30 pour pouvoir dîner dans notre « camion » avant d’embarquer. Mais ne voici pas qu’en plein tartinage de sandwich on nous demande d’embarquer précipitamment. Vous auriez dû voir la tête de Thérèse…Déconfite ! Pas eu le temps de dîner  sandwichs pas prêts pour demain midi…Et les bêtes qui déjà allaient devoir passer 16 heures toutes seules vont devoir en passer 1h30 de plus. On plie bagage en vitesse pour nous retrouver dans le salon des fauteuils « Pullman »…Eh oui ! Sieg est un peu radin et se la joue comme s’il avait encore 20 ans…  « Non vraiment les cabines c’est du superflu »…Alors on passera la nuit sur des fauteuils en se tortillant dans tous les sens afin de trouver la bonne position pour quelques minutes de sommeil !

Mais ça tangue ! et en fin de compte, les heureux possesseurs d’une cabine ne semblent pas avoir passé une nuit plus calme que la nôtre !

It's tea time...

Hisse et haut...Santiano ...Santiago...
Et c'est reparti pour une croisière...
Nous accostons avec 30 minutes d’avance. Il faut dire que les temps de parcours ont été récemment rallongés d’une heure et demie (sur 15h) pour économiser le gas-oil  Le capitaine ne doit pas avoir encore trouvé le bon rythme et puis il faut dire que nous avions le vent dans le dos…Un vent du Nord glacial…Vous savez celui de « mai 2013 » !!!
Les bêtes ont tenu bon. Dès notre sortie, nous nous arrêtons au premier carrefour pour sortir Volga qui peut enfin se soulager.

Les ennuis commencent...


Les ennuis commencent : les G.P. nous font chi…Entendez par G.P. ce que vous voulez comme... Gros Problèmes, comme G.P.S. et bientôt G.P.L…

Le premier à nous lâcher est le G.P.S. Tout neuf, tout beau…spécial Camping-car ! Nous avions fait le nécessaire pour le paramétrer : aire de services, sites historiques…Et là en sortant du ferry, il ne répond plus ! Plus rien, plus de carte, …Il a juste été bon à nous emmener de Nantes à Montoir de Bretagne ! Heureusement, nous en avons un de secours mais pas avec tous les renseignements que nous avions mis sur le premier. C’est vexant, énervant…Enfin, vous voyez l’atmosphère !!!

Nous rejoignons à quelques kilomètres de là (de l’autre côté de Gijon) un parking bien situé au milieu d’un parc et à deux pas de la mer et sur lequel nous avions déjà séjourné.
Nous sommes surpris à notre arrivée de voir autant de camping-cars (une dizaine) et majoritairement des espagnols…Difficile de comprendre que la crise est là…à plus de 40.000€ pièce…Pourtant la crise est bien là à en croire le nombre de commerces fermés et le nombre de locaux, appartements, maisons, etc…à vendre ou à louer. Quelques similitudes avec la Grèce.

La fin de la journée sera tranquille avec sieste pour récupérer de la nuit courte et un petit tour en ville en suivant la promenade qui y mène. On est samedi et les familles sont de sortie sans oublier les marcheurs invétérés que l’on trouve jusque dans les moindres petites bourgades du pays : des pratiquants de la marche « nordique » qui ont oublié leurs bâtons mais en ont gardé le rythme et les mouvements des avant-bras !!!

La promenade de bord de mer
Après une nuit pluvieuse, le soleil essaye de percer entre les nuages. La température est ce que certains qualifieraient de « frisquette » ! En début d’après-midi, nous décidons de sortir les vélos entre deux averses pour faire un tour du centre historique et du port. La promenade est presque déserte en ce dimanche, la pluie a dû en décourager plus d’un. Si la promenade du bord de mer est agréable, les immeubles du front de mer sont à l’image de ces côtes espagnoles : bétonnés et hétéroclites.

Le front de mer à Gijon... en arrière plan...
Plaza del Marques
À notre retour, nous nous apercevons que le frigo ne fonctionne plus. En fait, c’est le G.P…L… qui fait des siennes. Il nous avait bien servi en Grèce nous permettant de passer 4 mois sans souci de combustible, le plein pouvant être fait à chaque station. Le gaz permet non seulement de faire la cuisine mais nous en sommes aussi dépendants pour le froid (frigo) et le chaud (chauffage) et il faut reconnaître qu’en ce mois de « mai 2013 », le printemps tarde à venir.

Après avoir bricolé, Siegfried s’aperçoit qu’il y a sans doute une pièce défaillante : l’électro-vanne ? Nous ne pouvons plus compter que sur notre unique bouteille de propane, certes pleine, mais celle-ci ne nous tiendra pas plus de 15 jours. Précision de taille les bouteilles espagnoles ou portugaises ne sont pas compatibles avec les embouts français…Étonnant que la CEE n’ait pas encore légiféré sur le sujet !

Alors se pose la question : Que faire ?...Encore une fois, vous imaginez l’ambiance, nous connaissant ! On rentre à la maison ? On avance notre retour de 15 jours ? On essaye de trouver un réparateur et faire venir la pièce ? Tout cela ne nous satisfait qu’à moitié !
La nuit portant conseil, nous décidons devinez quoi ???
… (suspens...)

De rentrer en France pour acheter une seconde bouteille de gaz (propane)…Et oui, nous n’avions encore jamais eu l’occasion de faire 400 bornes pour une bouteille de gaz ! A la rigueur pour des bouteilles de vins…mais du gaz !

La journée du lundi est passée sur la route, qui nous permet d’avoir un aperçu « express » du pays basque espagnol. Nous trouvons notre bouteille à Urugne et passons la nuit au nord de Bayonne. Il fait toujours aussi beau et chaud (10°-12°) ! Et dire qu’il y a un an juste, nous avions 26° en Épire.

Le mardi matin est consacré à dépanner le GPS : achat d’une nouvelle carte (90€), téléchargement et installation nécessitant de passer plus de 2 heures dans un cyber café (10€ de bière). Nous repartons direction le centre de l’Espagne.

De retour en Espagne

Petit arrêt à la frontière pour quelques bouteilles d’apéro. Nous sommes étonnés que ce soit encore financièrement intéressant : 15€ le litre de Paddy au lieu de 21€ en France…Nous en boirons bien sûr avec modération.

Nuitée à Miranda de Ebro sur une aire de camping-car un peu tristounette au bord de l’Èbre. La petite ville a pourtant ses charmes sans être un haut lieu touristique. Nous sommes surpris du nombre de maison classées aux monuments historiques…Sans doute un peu trop, d’ailleurs, car un  tel patrimoine est difficile à entretenir surtout en période d’austérité : beaucoup tombent en ruines.

Nous nous sentons enfin vraiment en vacances : une journée sans G.P.

Notre route du lendemain nous amène sur un des chemins de Saint Jacques de Compostelle avec la magnifique église de Fromista datant de 1066, seul vestige d’un monastère bénédictin. Comme les nombreux pèlerins (et pseudo pèlerins : avec bâton mais en car), nous tombons sous le charme de cette architecture romane. La lumière est belle, le décor est sobre…tout se prête à la méditation.

Eglise de Fromista




Adam et Eve 

Nous continuons sur Palencia, décrite par le guide vert comme possédant « un patrimoine assez modeste ».
À notre arrivée, le parking réservé aux Camping-cars est plein (une dizaine d’emplacements). Nous nous garons toutefois à côté et partons à la découverte cette ville et en particulier de sa Cathédrale baptisée par ses habitants de « Belle méconnue ».

C’est effectivement un beau joyau. Certes, nous sommes loin des fastes de celle de Burgos mais de nombreux styles architecturaux sont présents puisqu’elle fut édifiée entre le XIVème et le XVIème s.
Cathédrale de Palencia
Pour la visite, nous nous joignons à un groupe d’espagnols. Sur la petite dizaine, nous sommes les seuls étrangers et les plus jeunes ! Malgré nos 16 ans d’espagnol  (cumulés : 8 chacun), nous sommes toujours « grands débutants ». La visite est difficile à suivre ajouté à cela que le guide, lui non plus pas tout jeune, essaye péniblement de parler dans un haut-parleur portatif, dispositif qui a l’air très répandu dans le coin. Le sien doit dater un peu… La technologie a bien évolué ces dernières années ! Nous comprendrons à la fin de la visite qu’il s’agit d’un des prêtres de la paroisse qui se livre encore à ce « jeu » et nous lui en serons très reconnaissants. Il nous quitte précipitamment en nous disant qu’il officie dans quelques minutes. Effectivement, dix minutes plus tard les cloches sonnent pour appeler les fidèles à la prière.


Vue de coté...
Vue de face !!! Un effet d'optique ??
La crypte dont une partie date du VII s.

2 magnifiques retables

Malgré son problème de hanche, Thérèse s’accroche et nous découvrons de belles façades « Art nouveau » au cours de notre promenade en ville.





De retour sur le parking, ce n’est plus une dizaine de camping-cars mais largement le double qui s’est installé ! Je vois déjà la tête de certains d’entre vous : « Mais comment font-ils pour s’agglutiner comme ça ? » En fait, dans certains coins, nous n’avons pas trop le choix et puis une fois couchés…

Jeudi, nous mettons le cap sur Valladolid que nous atteignons dans la matinée. Nous laissons le véhicule sur un emplacement spécialement destiné aux camping-cars. C’est gratuit et autorisé 48 heures. Les résidents doivent en « avoir gros sur la patate » car pour eux c’est parking payant !

Nous rejoignons à pied le centre historique à 2km de là. Nous sommes agréablement surpris et nous prenons un grand plaisir à découvrir cette ville qui nous semble à la fois s’être modernisée (pas trop anarchiquement, sauf pour la périphérie) et avoir su conserver son patrimoine historique.

Nous suivons fidèlement le circuit proposé par le Guide vert qui nous conduit à travers la ville de places en collèges et de collèges en églises.

Resteront gravés la plaza Zorilla avec son Académie de Cavalerie, la Plaza Mayor (le centre névralgique), les portails du collège San Gregorio et de l’église San Pablo.

Plaza Zorilla et l'Académie de cavalerie
Plaza Mayor

Sous les arcades de la Plaza Mayor
Passage Gutierrez...Leur passage Pommeraie !

Collegio Santa Cruz
L’austérité de la cathédrale nous fait tous les deux penser à l’Inquisition et plus particulièrement à la « Controverse de Valladolid » qui devait statuer sur le fait que les indiens (d’Amérique) étaient ou n’étaient pas des êtres humains dotés d’une âme !

Sous la nef de la cathédrale

Façade du collège San Gregorio
Façade de l''église San Pablo
En fin de parcours, nous nous restaurons dans un bar à tapas où on se régalera d’un plat « caracoles en terra »  (un ragoût d’escargots). Thérèse a un peu la mine défaite en voyant les cornes. Heureusement, nous n’avons commandé  qu’une « racion » car il y en pour deux, voire trois.

Le portail monumental et massif de San Benito
En pleine conversation...

En milieu d’après-midi, nous reprenons la route pour Salamanque en évitant l’autoroute, pourtant gratuite !!!

Bien nous en prit. Au bord de la route, nous tombons sur une fromagerie artisanale…Vous imaginez…on repartirait bien avec la boutique et en plus ils vendent du vin !
Ci-dessous quelques-uns de nos achats locaux…Un intrus s’est glissé dans la photo…

Cherchez l’erreur !

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures avec entre autre la visite de Salamanque et la réponse à notre question ci-dessus !

J'oubliais...La carte de notre première semaine :



Bonne semaine à tous.