mardi 17 juin 2014

Le champagne coule à flot…ou presque !


Si vous nous avez suivis la semaine dernière, nous vous avons quitté lors de notre arrivée en Champagne à Chaource plus exactement. Depuis plusieurs jours nous tournons dans le coin, autour de Troyes.

Si certains se souviennent qu’en Grèce, il y a 2 ans, on nous offrait gentiment des fruits (pêches, nectarines, figues…), imaginez-vous qu’ici on nous a offert une bouteille de Champagne ! Pour les détails voir ci-dessous.

Vendredi 13 Juin – Chaource - Les Riceys – 37 Km

Après une nuit passée sur un terrain bien agréable : herbeux, entouré d’arbres destiné aux camping-cars, nous partons à la découverte de ce petit bourg réputé pour son fromage. En fait, on nous précise que le Chaource est fabriqué jusqu’en Bourgogne limitrophe. Il faut dire que nous ne sommes qu’à 26 Km de Tonnerre.

Sac au dos, nous nous dirigeons vers la seule fromagerie du village. Mais aujourd’hui vendredi : pas de fabrication. La « fromagère » nous explique que le processus de fabrication nécessite une attention toute particulière les premiers jours avant l’affinage. Et comme chacun a le droit à son dimanche de repos, pas de « caillage » le vendredi !

Amateurs de fromages, A vos couteaux !
Cependant la vitrine est bien alléchante. Nous craquons pour un Chaource ça va de soi, un délice de Mussy (identique au précédent mais seulement quelques jours d’affinage) et « un Ami du Chambertin » affiné au marc de Bourgogne … « bien fait » et assez similaire à l’Époisses… Il y en a donc pour tous les goûts.

Sous un soleil tapant, nous retournons vers le centre du bourg visiter l’église. Nous sommes surpris par le nombre de trésors que l’on y trouve. 

Une église dont la façade est singulièrement dépouillée faute de deniers : Un austère mur est dressé soutenu par 6 piliers monumentaux. 


Parmi les curiosités à l’intérieur :
  •  une des plus anciennes crèches (XVIème s.) de France avec 22 personnages,
  •  un ensemble sculptural de 8 personnages représentant la mise au tombeau datant de 1515 (!) : très impressionnant car étant à taille humaine dans une crypte peu éclairée.
  • Un retable renaissance
  • Un orgue du XVII ème...

Quelques illustrations de mes propos…

Crêche du XVIème s.

Un des 22 personnages de la crêche

La mise au tombeau du Christ (1515) - anonyme de l'Ecole Champenoise

Des visages particulièrement expressifs

Retable Renaissance

Les orgues

Dites que ça ne vous fait pas envie...Même les végétariennes
 craqueront pour les cerises...
A midi, c’est repas gastronomique « maison » : andouillettes de Troyes à la moutarde de Dijon, fromage  local (du matin), cerises achetées lors de notre passage en Bourgogne, tout ça arrosé d’un Meursault ! Oui, je sais certains diront : ils ne se refusent rien !!!  C’est notre restaurant à nous !

Nous avons cependant résisté à la brioche au Chaource (!) recommandé pour l’apéro ! Tout ceci méritant une petite sieste, nous décollons en milieu d’après-midi pour aller non loin de là aux Riceys en passant par Bar sur Seine. Cela ne doit pas vous dire grand-chose… Nous sommes au Sud Est de Troyes.



Petit tour de Bar sur Seine.

Eglise de Bar sur Seine

En arrivant aux Riceys, nous nous installons à proximité du stade dont le parking est destiné aux camping-caristes de passage.
Nous avons alors la visite d’un adorable petit Yorkshire, bien toiletté, n’aboyant pas et faisant copain-copain avec Volga. Un jeune homme accompagné d’un berger allemand nous salue et dit en parlant à son chien : « Tiens, tu vois, c’est un autre Stan »… pensant que le York nous appartenait.

Après une demi-heure, Thérèse commence à s’inquiéter de ne pas voir de maître à ce chien. Peut-être s’est-il perdu ? S’est-il enfui ? Elle va un peu plus loin poser la question à des gens ostensiblement du village. Une des personnes semble reconnaitre  le fameux Stan «le chien de Nicole ». Le temps passe, nous nous replions dans le camion. Le supposé Stan poursuit sa balade. Quelques instants plus tard, le jeune homme « au berger » frappe à la porte pour savoir si on n’avait pas revu « Stan ». C’est le chien de sa mère qui s’est enfui. Il ne l’a pas reconnu plus tôt car Stan sortait du toiletteur ! Malheureusement, Stan a mis les voiles et nous ne l’avons pas revu.

C’est vers 22h, alors que l’Espagne se fait battre à plate couture par les Pays Bas (c’est du foot, pour les non-initiés !) que Nicole apparait pour nous informer qu’elle avait retrouvé Stan. Elle tenait à nous le dire car nous avions tout fait pour retrouver son protégé. Et ce n’est pas fini…Suite le lendemain…

Samedi 14 Juin – Les Riceys – Colombey les Deux Eglises - 86 Km + 7 à vélo


En ce samedi matin, nous faisons un petit tour à vélo de ce village constitué de 3 bourgs : Les Riceys – Bas, Les Riceys – Hautes Rives et Les Riceys – Haut. Il a l’autre particularité de posséder 3 appellations Contrôlées…Là, on parle Vin (pour les non-initiés !). Ces appellations sont :
  • Le champagne
  • Le coteaux champenois
  • Et Le Rosé des Riceys très prisé de Louis XIV…

Ce rosé, obtenu exclusivement à partir de Pinot Noir, n’obtient son AOC qu’en 1971 et sa méthode de vinification est très particulière. C’est encore un vin confidentiel (400 Ha) et qui n’est produit que les bonnes années. C’est aussi un vin qui ne se boit qu’après quelques années de garde (3 à 10 ans) ce qui est inhabituel pour un rosé.
Au niveau prix, tout se tient ! On s'aligne sur le champagne !

Dégustation en terrasse...

Nous clôturons notre balade à vélo par un arrêt au « stand » : « Le caveau des Riceys ». Nous dégustons 2 rosés et un coteaux champenois rouge accompagnés d’une assiette de charcuterie en guise d’apéro.

Quand nous nous pointons au camping-car, Nicole arrive avec, enroulé dans un papier journal, une petite bouteille de champagne fraiche et prête à être consommée pour nous remercier de …nous être inquiétés de la fugue de son Stan ! Nous poursuivons avec plaisir notre dégustation des vins du coin. Merci Nicole !

Le cadeau de Nicole...


Le vignoble champenois
La Seine...
L’après-midi, nous prenons la direction de Colombey Les Deux Eglises. Nous traversons quelques petits villages « Sur Seine ». C’est toujours surprenant de remonter aux sources de ces grands fleuves dont la taille ne dépasse pas celle de petites rivières…Mais comme chacun le sait, les « petits Rivière » font des… (à vous de compléter !).


En arrivant à Colombey, en cette fin de journée, nous allons faire un tour dans le village, en particulier l’église, le cimetière et la tombe du Général De Gaulle. Une pensée toute particulière pour Richard, notre ami anglais que nous allons voir en août, qui aurait tant aimé être des nôtres pour cette visite. Et, Oui ! Notre Général a des admirateurs outre manche..

La croix blanche au 1er plan est celle de la tombe
du Général de Gaulle de sa femme Yvonne et de sa fille Anne

Impossible de s’approcher de la Croix de Lorraine, monument emblématique du site. Celle-ci ne peut être approchée qu’en passant par le « Mémorial » (musée multimédia) fermé à cette heure de la journée. D’ailleurs, nous renoncerons à la visite du site estimant que le prix de l’entrée à 13 € par personne nous semble exagéré.
Concentrez-vous sur l’arrière plan...


Dimanche 15 Juin – Colombey les Deux Eglises – Mesnils Saint Père -70 Km


Notre journée commence par la visite de la maison familiale du Général : La Boisserie. Seules, 3 pièces du Rez de Chaussée sont ouvertes. Nous sommes un peu déçus. Certes, la maison et, en particulier, le bureau de De Gaulle ont du cachet et le parc est agréable, mais nous n’avons pas l’impression d’en avoir eu pour notre argent. Je sais, on est un peu radin !

Pas de Photos des intérieurs: appareils et caméras sont interdits.

Un portail, celui de la Boisserie, sans doute aussi connu à une époque que le 10 Downing Street !

Coté Jardin, vue à partir du bureau du Général.

Un "cottage" qui a l'air de plaire aux visiteurs anglais...

Après déjeuner, nous nous dirigeons vers Clairvaux.

Qu’évoque pour vous ce nom ?

Nous, nous pensons à l’abbaye, haut lieu du mouvement cistercien…Mais en lisant nos guides, nous nous apercevons que celle-ci est imbriquée dans le Centre pénitencier du même nom. Et oui, la Centrale de Clairvaux « accueille » des condamnés à de longues peines (de 10 ans à perpétuité). 

Cela se fera fortement sentir lors de la visite de l’abbaye que nous effectuons avec un guide et une autre visiteuse.

En effet, avant la visite nous laissons nos papiers d’identité à l’accueil et en échange nous sommes équipés d’un badge à épingler sur notre T-Shirt et corsage. Nous rentrons ensuite dans l’enceinte de l’abbaye ou du moins ce qu’il en reste. Une bonne partie des bâtiments du moyen âge ont disparu, d’une part parce qu’au XVIIIème on considérait l’art de cette époque comme « barbare » et parce que le cloître et les bâtiments principaux ont été utilisés comme prison jusqu’en 1971 avant la construction de nouveaux locaux à proximité.

Les 2 premières salles ont été magnifiquement (et même un peu trop) rénovées : Il s’agit du réfectoire et du dortoir des frères convers qui ont été jusqu’à 500 à une époque.

Nous sommes ensuite conduits, après l’ouverture et la fermeture d’une succession de portes au cloitre (XVIIIème s.). Les fenêtres sont cassées, les murs dégradés par 200 ans d’environnement carcéral. Nous avons du mal à imaginer l’abbaye. Plus facile à imaginer les conditions peu enviables des prisonniers de l’époque…1971 n’est pas si loin !

Nous sortirons avec cet étrange sentiment d’avoir visiter une ancienne prison plutôt qu’une abbaye…

Pas de Photos personnelles : appareils et caméras interdits…Pour raison de sécurité.

Vue trouvée sur Internet d'une des salles rénovées


Site consultable : http://abbayedeclairvaux.com/

Nous atterrissons le soir au bord du lac d’Orient, à Mesnils Saint Père, un petit village aménagé comme une vraie station balnéaire : plages, club nautique, port… au bord de cette retenue d’eau artificielle destinée à réguler le niveau de la Seine.

Lundi 16 Juin –Mesnils Saint Père - 0 Km + 30Km à vélo pour Siegfried…10 pour Thérèse.


Journée de repos au bord du lac. Nous en profitons pour sortir les bêtes, un peu de lessive…Tour du lac à vélo pour Siegfried…Rédaction du blog…Match de foot : Allemagne – Portugal. Nous sommes désolés pour nos amis portugais qui ne méritaient pas une telle correction …Notre cœur est toujours un peu là-bas.

A la question de la semaine…


Nous sommes très déçus : Pas de réponse à notre question de la semaine dernière : Mais que fait cette vache sur le pignon de l’église ?

D’un autre coté, ça fera un gâteau breton en moins à faire, à moins justement que c’est le lot qui ne vous plaise pas ? Je vous vois venir…vous préféreriez la bouteille de Meursault ou de Champ ! Elles ont été bues !

Réponse : il s’agit en fait de l’illustration d’une légende locale : « Le fourrage est si rare cette année qu’il ne faut rien laisser perdre. On va monter sur l’église la vache d’Etienne pour lui faire brouter l’herbe ». Ces Nivernais ne manquent pas d’humour !

La vache d'Etienne hissée sur le toit...
Donc cette semaine pas de question…mes gâteaux bretons n’ayant pas eu l’air de vous plaire ! Vous avez tort ! N'est-ce pas Catherine ?

jeudi 12 juin 2014

Après la tradition du gout (...Charente-Poitou)…Cap au Nord…

C’est avec plaisir, et un peu de retard, que nous vous faisons part nos dernières impressions.

Cette semaine (et même un peu plus…) moins de déplacements et de découvertes à proprement parlé mais de bons moments passés entre amis.

Lundi 2 Juin – Vouvant – Vouvant – 0 km

Journée repos ! Etant extrêmement fatigués… nous décidons de passer cette belle journée tranquillement au soleil. A part le cimetière mitoyen mais très calme…le paysage est bucolique. Nous sommes entourés de champs, et l’agriculteur en profite pour faire ses foins. Thérèse s’extasie devant la machine qui emballe les gros cylindres de foin. Siegfried, quant à lui, rédige le blog.

Il fait chaud, nous avons déployé l’auvent et nous « travaillons » dehors. Les animaux profitent aussi de cette liberté.

Mardi 3 Juin – Vouvant – Rochefort – 130 Km

Aujourd’hui la pluie a fait son apparition, rafraîchissant ainsi quelques nantais desséchés. 

Après avoir quitté la forêt de Mervent, notre parcours nous amène à traverser une autre partie du marais poitevin : Benet, Coulon et La Garette. Nous avons déjà eu l’occasion de passer par cette partie du marais. Nous filons donc sur Mauzé sur le Mignon où nous déjeunons. Après une petite sieste…(La fatigue est toujours là !), nous filons sur Surgères.

La spécialité culinaire de Surgères étant le beurre, et vous savez combien nous sommes axés sur notre estomac, un de nos guides nous recommande de passer à l’ENILIA (l’Ecole Nationale d’Industrie Laitière et des Industries Agro-alimentaires).

Nous pénétrons dans l’enceinte de cette école avec notre « camion » en nous dirigeant vers le « magasin ». Après avoir tourné 10 bonnes minutes, nous posons le véhicule et poursuivons à pied. Thérèse s’adresse alors à un des enseignants qui lui dit que le magasin n’est ouvert que le vendredi ! Nous sommes mardi ! Mais comme nous venons de loin…(nous sommes immatriculés dans le 22 – Cotes d’Armor !) nous pouvons tenter notre chance en passant « par derrière ». Nous nous apercevons alors que le véhicule est garé à 10 m de l’entrée du magasin que nous cherchons depuis 20 minutes. Thérèse ose ; elle trouve l’intendante qui nous ouvrira exceptionnellement le magasin : nous faisons le plein de beurre de baratte (750 g), des yaourts et du fromage (type Bûche du Poitou) pour un rapport qualité/prix excellent. Le frigo est presque plein !!
Oui, je sais certains vont dire : « mais que vont-ils faire avec presque un kilo de beurre ! »...La réponse est un peu plus bas.

Arrivés à Rochefort, nous nous posons sur l’aire récemment aménagée sur laquelle nous étions déjà venues en mars.

Mercredi 4 Juin et jeudi 5 Juin – Rochefort – St Pierre d’Oléron – 60 km


Matinée tranquille. Nous partons déjeuner au pied du Pont transbordeur. C’est le dernier en France. Il fonctionne aux périodes estivales. Nous sommes particulièrement intéressés car un pont similaire permettait de traverser un bras de la Loire à Nantes mais celui-ci fut malheureusement détruit après-guerre. Même Thérèse l’a connue : elle précise : « j’étais petite » !

La Nacelle au dessus de la Charente

Fort Louvois à Bourcefranc avant de pendre
le pont qui mène à l'île d'Oléron 
Nous rejoignons nos amis : Mireille et Jean-Michel du Coté de St Pierre d’Oléron qui ont un Mobilhome dans une « résidence de plein air » 5 étoiles. C’est avec eux que nous avons passé 2 semaines cet hiver à Lanzarote. Nous resterons avec eux les 2 journées suivantes.







Il n'y a que le photographe qui ne dort pas ...
Nous profiterons du beau temps de jeudi (température idéale et peu de vent) pour aller faire un tour à la Pointe de Chassiron, bien connue pour son phare et son sémaphore.




Pour diner, Jean-Michel  nous sortira ses palourdes farcies qu’il va pécher dans le coin…Une vraie orgie : 20 palourdes chacun !

Vendredi 6 Juin – St Pierre d’Oléron – La Tremblade – 60 km


Nous quittons nos amis en fin de matinée pour aller déjeuner dans les pinèdes de Ronces les bains. Malheureusement, de moins en moins d’endroits sont accessibles aux camping-cars. Nous trouvons quand même une petite place dans les bois. Nous ne tardons pas trop à rejoindre une aire de stationnement qui nous est destinée et particulièrement bien aménagée.
Effectivement, nous sommes sur du « dur » avec un petit morceau de gazon devant la porte et chacun peut brancher sa prise électrique. Certes, le prix de stationnement est de 10€ les 24 heures mais nous ne regrettons pas de participer à l’amélioration de ces lieux qui ne sont pas toujours aussi accueillants. L’installation  d’une borne Wifi gratuite est même planifiée courant du mois.

Siegfried se lance alors dans la confection d’un gâteau breton, pur beurre…poitevin…de…Surgères ! En effet, notre ami Guy, que nous allons rejoindre demain, a demandé à chacun de ses convives d’apporter un gâteau de sa fabrication pour le petit déjeuner. C’est la première fois que nous faisons cuire une telle pâtisserie dans le four de notre camion. Après 45 minutes de cuisson, le résultat est tout à fait honorable. Siegfried est à la limite de faire de l’autosatisfaction !



Samedi 7 Juin – La Tremblade – Saint Georges de Didonne – 35 km


Après une matinée de repos, nous partons en début d’après-midi rejoindre la maison de famille de Guy et Martine. Guy est un de mes étudiants de l’Université. Il a organisé cette soirée pour fêter son anniversaire ou plutôt ses anniversaires : « Les traversées des 60ème « hurlants » et des 70èmes « rugissants » progressent… » comme il dit sur son invitation. Vous l’aurez compris Guy, mon étudiant, fête ses 72 ans. Mais plus qu’un anniversaire, c’est pour lui l’occasion d’inviter les gens qu’il a croisés et appréciés toutes ces années. Nous faisons partis des heureux élus.

Il va de soit que le melon charentais était au menu !
Nous passerons une très agréable soirée ponctuée par quelques coups de tonnerre à moins que ce soit des feux d’artifices. C’était aussi les 53 ans de Siegfried.

Un avant-goût de notre séjour britannique : nous faisons la connaissance de Tim, d’origine britannique, ayant passé les 40 dernières années sur les marchés. Défenseur de la royauté, c’est un de ces anglais que l’on adore, plein d’humour et de convivialité. Son mariage est en fait le premier fruit du jumelage entre Vaux sur mer et Gosport dans le sud de l’Angleterre. Il débauche celle qui allait devenir sa future femme grâce à sa « grosse » moto ! Il faut dire qu’elle a juste 16 ans et tombe sous le charme. Vous aurez compris que l’on passe ensemble un excellent moment…

Dimanche 8 juin – St Georges de Didonne – 0 Km


Nous prendrons un peu racine en passant ce week-end de Pentecôte chez eux. Mais nous sommes bien. Martine, un peu stressée au départ, a su nous mettre à l’aise. Ce n’est pas rien d’organiser ce genre de soirée lorsque l’on ne sait pas combien il y aura de convives.

La finale de Roland Garros est épuisante ...

En ce dimanche soir, nous allons faire un tour au port. La journée a été tellement chaude et ensoleillée qu’à 19 heures il y a encore du monde sur la plage. La lumière est belle et se prête à la photo.
Pêcherie (ou carrelet) à Saint Georges de Didonne

Lundi 9 Juin – St Georges de Didonne – Bessines sur Gartempe – 260 Km


Il faut partir et prendre la route du NORD…Nous ne savons pas vraiment vers où ! Au départ au programme Metz, puis Nancy, puis Reims…Tous ça on ne connait pas. Et puis finalement en se plongeant dans les guides, nous découvrons quelques circuits autour de Troyes…Allons y pour Troyes…Voici donc 2 andouille(tte)s sur le chemin de Troyes.

Nous avalons les kilomètres jusqu’à Bessines sur Gartempe. Pour information, ce gros bourg, à proximité de Guéret, vit naitre l’artiste peintre Suzanne Valadon qui elle-même donna naissance à Maurice Utrillo.
Nous dormons sur la place du champ de foire qui, le matin venu, s’avèrera assez animée ! Pas de marché, mais des allées-venues à l’école, collège, mairie… Nous sommes habitués à ce type d’environnement mais essayons en général de choisir des lieux plus calmes entre autre pour les « bêtes ».

Mardi 10 Juin – Bessines sur Gartempe – Montigny les Amognes – 220 Km


Il nous faut continuer notre route vers le Nord. Prochaine halte, près de Nevers, à Montigny les Amognes, chez mon collègue et ami de plus de 20 ans : Rémi.

Mercredi 11 Juin - Montigny les Amognes - Nevers - Montigny les Amognes


A la demande de Marie, la conjointe de Rémi, Siegfried se lance dans la réalisation d’un nouveau gâteau breton. Ce dernier approchera la perfection !!! Mais comme nous le précise un ami, Eric, grand connaisseur et fabricant en la matière, «  le gâteau breton ne doit pas être dégusté le jour même »…Tant pis pour « les intégristes », il sera dévoré au diner.
Nous profitons d’un rendez-vous de Rémi à Nevers, pour partir avec lui et visiter le centre historique.

Il fait chaud et nous trouvons refuge dans des endroits frais : la cathédrale, le palais ducal, l’église St Etienne. Les monuments sont beaux et bien restaurés mais nous sommes étonnés par le nombre de commerces du centre-ville ayant mis la clé sous la porte, dans certaines rues il ne reste qu’un commerce sur 3 ou 4. On se demande bien comment les autres vont survivre. Rémi et Marie nous confirmerons que la ville est en difficulté et subie de plein fouet la crise.
La Cathédrale
Le Palais ducal
Le Palais ducal

Eglise romane Saint Etienne 
St Etienne : Le cœur de style roman









*












Jeudi 12 Juin - Montigny les Amognes – Chaource – 240 Km

Sur la route nous passons à Saint Saulge.

Mais que fait cette vache sur le pignon de l’église ?

Ce sera la question de la semaine.






Bravo à Catherine, la première gagnante de notre jeu concours de l’été !
La réponse à la question de la semaine dernière était bien sûr : Georges Clémenceau.

Catherine, tu vas sans doute réclamer ton lot. La réponse est dans les lignes ci-dessus…Il ne peut s’agir que d’un…GATEAU BRETON !


Ce soir, ça y est nous y sommes dans le nord, et plus précisément en Champagne-Ardennes. Demain, débute notre découverte du coin à commencer par Chaource… et que fabrique-t-on à Chaource ? Non c'est trop facile pour être la question de la semaine...


Nous prenons plaisir à traverser la France des campagnes : Charentes, Limousin, Nivernais, Bourgogne…en cette fin de printemps chaude et ensoleillée. Nous découvrons des paysages en camaïeu de verts avant les jaunes d’or de l’été.

mardi 3 juin 2014

A nouveau sur les routes...  (« On the road again »)

Chers amis et « followers »

C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour de nouvelles escapades et découvertes. Certes, cette année pas de grand voyage de plusieurs mois mais quelques découvertes plus proches, du moins nous l’espérons.

Toutes les routes menant à Rome, c’était, au départ une des destinations que nous avions retenue. D’ailleurs il s’agissait plus d’un long périple de plusieurs mois dans la péninsule, comme nous avons pu le faire en Grèce, il y a deux ans. Après la civilisation hellénique nous voulions découvrir de plus près une des autres civilisations majeures de notre société européenne. Mais nous avons revu nos ambitions à la baisse ; L’Italie restant une destination assez éloignée de Nantes (notre port d’attache) et le coût de la vie semble y être assez élevé sans parler du prix du gas-oil qui atteint des sommets. Alors comme les finances, elles, ne sont pas au plus haut et que le carburant représente, en général, un tiers de notre budget nous avons remis ce voyage à plus tard.

Cette année devrait quand même nous amener jusque chez nos euro-sceptiques de voisins d’outre-manche. Ce sera  pour le mois d’août prochain. Malgré les réticences initiales de Thérèse,  qui appréhende l’étroitesse des routes de nos amis britanniques, nous avons répondu positivement à l’invitation de nos amis Kim et Richard que Siegfried connait depuis plus de 25 ans. Neo camping caristes, ils nous ont invités à fêter le mariage de leur fils Edward début août et à partir ensemble, en camping-car, une quinzaine de jours à la fin de l’été, opportunité que nous ne pouvions refuser.

Vous allez donc pouvoir nous suivre  ces prochains  mois, tout d’abord sur la côte atlantique puis, si le temps le permet, vers le Nord-Est de la France (Champagne-Ardennes, Lorraine …) que nous ne connaissons pas, avant de nous retrouver chez nos amis grands bretons.

Notre départ de Nantes était prévu après le 25 mai. La météo n’étant pas des plus clémentes, nous mettons finalement les voiles le 28 mai.

28 mai – Nantes – Les Sables d’Olonnes – 122 km

Martial, les armes à la main...
Nous prenons la direction des Sables d’Olonne… Pas très original pour des nantais…Ce lieu prisé de villégiature nous reste assez étranger. En fait, depuis plusieurs mois, nous avions promis à un de nos amis d’aller le voir sur son lieu de travail. En fin d’après-midi, nous retrouvons donc « LE » glacier du remblai, notre ami et compère de soirées œnologiques Martial. En saison, vous ne pourrez louper ses petites échoppes : « O’Kiosk » réparties le long de la promenade et des plages avoisinantes.

Martial est fier de nous faire goûter ses glaces maisons. Nous avons, chacun, droit à un « super-mega » cornet avec au moins 5 boules : pour Thérèse ce sera les crèmes glacées et les sorbets pour Siegfried…A faire pâlir, le moindre badaud, d’autant que celles-ci ne sont pas sur la carte (on s’arrête à 3 !). On est fier, traité comme des « gourmets-testeurs » . Nous retournons en enfance …Thérèse est à peine assez rapide pour manger son cornet qui dégouline de tous les côtés …


Si vous aussi souhaitez "custumizer" votre véhicule,
contactez-nous ! Nous vous mettrons en relation...
Martial nous propose alors de nous retrouver un peu plus tard dans un endroit qu’il affectionne particulièrement : « La Cave se rebiffe ».
Après avoir posé le CC  un peu à l’extérieur des Sables, Martial passe nous prendre pour nous faire un petit tour de la côte proche et nous passerons une belle soirée en compagnie de notre ami et de Laurent le maître des lieux. Belle dégustation, on y trouve ici des vins originaux et tous Bio. Nous craquerons pour l’effervescent rosé de la fin de soirée : une cuvée qui porte le même nom que ce lieu « unique »…Nous n’aurons pas de problème à trouver le sommeil…

29 mai – Les Sables d’Olonne – St Vincent sur Jard – 42 Km

En ce jeudi de l’ascension, Siegfried part en vélo au marché d’Olonne sur mer et en profite pour faire le remblai en 2 roues, Il n’y a pas encore grand monde et la température est idéale. A 10 heures, Martial n’est pas encore installé… et puis ce ne serait pas bien raisonnable de …manger une glace à cette heure !

La baie des Sables d'Olonne

Notre bus impérial nous suivra jusqu'en Angleterre....
Nous sommes contents de quitter les Sables en milieu d’après-midi, car le remblai est devenu noir de monde et nous n’aimons pas vraiment la foule. Nous faisons un dernier coucou à Martial qui lui doit plus apprécier cette affluence de clients potentiels !

Après avoir longé la côte, nous nous posons sur l’aire de CC de St Vincent sur Jard. Idéalement placée à 30 mètres de la mer, nous ne pouvons rêver meilleur emplacement. Ah ! Si toutes les aires de services pouvaient être aussi agréables et calmes. Pas sûr qu’il en soit de même en plein mois d’août ; mais là rien à redire.

Le dîner sera précédé d’une petite balade sur la plage, et d’une partie de pétanque : chacun gagne la sienne.
Jusqu'au 1er juin les chiens sont autorisés sur la plage...



Question de la semaine :
St Vincent sur Jard a accueilli à la fin de sa vie, un homme politique français célèbre, de qui s’agit-il ? et on ne triche pas en allant regarder sur Wikipédia ou sur Internet ! Indice supplémentaire : ne cherchez pas au PS, à l’UMP, au FN…

30 mai – St Vincent sur Jard – Ste Radegonde des Noyers – 65 km

Ce matin nous décidons d’aller faire un tour dans le berceau natal de quelqu’un moins célèbre que cet homme d’état, celui de mon papa dans le marais vendéen à Curzon très exactement.

Petit tour au cimetière où nous sommes toujours un peu « amusés » de voir son nom sur une tombe alors qu’il se porte bien…Merci pour lui !  Petite précision : il ne reste plus qu’à graver l’année du décès…

Nous trouvons un petit endroit dans le marais environnant pour déjeuner ; mais aujourd’hui pas de sieste : le déjeuner est interrompu par un appel de nos amis Jean-Michel et Catherine qui remontent de Pau et qui ayant appris que nous étions dans les parages nous proposent de nous retrouver un peu plus tard. Nous leur donnons rendez-vous dans un charmant petit village au nom tout aussi charmant bien qu’un peu « ancien » : Sainte Radegonde des Noyers.

Nous avons déjà eu l’occasion de faire des haltes nocturnes sur cette place de village gazonnée et entourée d’arbres. Nous y arrivons ensemble, à la même seconde ! Nous papotons autour d’une collation. Moment bien sympathique et inattendu au départ. Jean-Michel et Catherine reprennent la route de Cholet alors que nous sortons les pétanques : à nouveau match nul : une partie chacun.

31 mai  - Ste Radegonde des Noyers – Maillezais – 35 km

Comme vous le constatez, nous ne passons pas la journée à rouler. 

Après un arrêt sur le marché, nous traversons le port de Marans
Notre programme de la veille ayant été un peu chamboulé, nous poursuivons notre découverte du marais Poitevin. Thérèse avait été interpellée par le site remarquable  de Maillezais connu pour son abbaye, ses balades en barque dans le marais et la présence d’un parking calme permettant d’y passer la nuit.

Les vestiges de l'ancienne cathédrale car elle fut à une époque Cathédrale
Nous partons visiter l’abbaye en milieu d’après-midi. Malgré quelques nuages, la lumière et la température sont idéales. Nous sommes charmés par ces ruines qui laissent imaginer un ensemble grandiose, un moment cathédrale et palais épiscopal, mais qui a souffert de multiples assauts destructeurs : guerres de religions, révolution…Le plus original est sûrement le pillage répété du monastère par Geoffroy « La Grand Dent » qui revendique ses droits sur ce lieu. Oui, vous avez bien lu : sûrement un cousin éloigné du fameux comte des Carpates ! Contrairement à ce dernier, il s’en repentit auprès du pape. 
Un siècle plus tard, il est fait compagnon de Gargantua et de Pantagruel avec Rabelais qui passa cinq années de sa vie dans ce lieu.


Les bâtiments destinés aux frères convers


Un Gargantua en souvenir du séjour de Rabelais
Thérèse dans la main de King-Kong Gargantua


Les nuages étant toujours bien présents, nous décidons de reporter au lendemain notre visite du marais environnant.

1 Juin – Maillezais – Vouvant – 45 km

L'abbaye au petit matin
C’est à 10 heures pétante, en ce dimanche matin, que nous nous présentons à l’embarcadère. Il faut dire que c’est un vieux rêve de Thérèse que de « se faire balader » sur les canaux. Bien nous en a pris, le temps est de la partie, le marais est encore calme, le soleil est avec nous et un charmant jeune homme plante sa « piguouille » pour faire avancer la barque…Thérèse est aux anges ! C’est une balade romantique à souhait.






L’entrée de l’abbaye donnant droit à un tarif réduit pour la visite de l’abbaye de Nieul sur l’Autise, nous décidons de partir dans cette direction. Vous voyez, on devient de plus en plus radins…

L'abbatiale de Nieul sur l'Autise
Après avoir déjeuné à l’ombre des platanes, nous entamons la visite de cette ancienne abbaye royale. Là aussi, il faut faire travailler son imagination pour  se replonger à l’époque d’Aliénor d’Aquitaine qui fut sa protectrice au XIIème siècle, mais des animations multimédia fort bien faites vous font revivre les heures de la vie monastique. C’est Prosper Mérimée qui s’émut du délabrement de cet édifice et qui le fit rentrer dans les monuments historiques.




Après avoir traversé plusieurs salles, dont une consacrée aux instruments de musique du moyen âge, nous découvrons un cloître roman magnifiquement conservé : le seul restant dans cet état dans le Poitou.

Le cloître roman
Nous prenons la direction de la forêt de Mervent et plus particulièrement l’un des « plus beaux village de France » : Vouvant au Nord de Fontenay le Comte.
Tour du village après dîner.
L'église de Vouvant
Et à la semaine prochaine.