dimanche 2 juin 2013

Thérèse et Siegfried chez les Ibères

Si on vous disait qu’il y a encore 15 jours nous ne savions pas que nous serions aujourd’hui ici au centre de l’Espagne à deux pas de la frontière Portugaise …Vous vous dites… Ça c’est bien Thérèse et Siegfried !

En fait, en ce moment nous devrions être avec nos amis britanniques Kim et Richard, camping caristes eux aussi. Nous avions prévu de revisiter sur place les crus bourguignons : Chablis, Beaune, Nuits Saint Georges, Meursault (cher à Thérèse)…Vous voyez ce que je veux dire…Enfin, la dernière fois que nous y avions été, nous avions plus dégusté les vignes par les yeux que par la bouche !!! Les tarifs sont un peu décourageants !
Malheureusement, Kim a été victime d’un problème de santé qui la prive de la parole ponctuellement. Tous les 2 ont préféré reporter ce voyage. Ce n’est que partie remise…Peut-être pour les vendanges de l’automne ?

Alors, après quelques heures de réflexion et une consultation chez le chirurgien pour Thérèse (prothèse de hanche prévue pour Octobre), nous décidons de mettre le cap sur le Nord de l’Espagne et le Portugal que nous avons déjà visité 3 fois. Mais c’est bien connu, quand on aime, on ne …

Comme en 2011, nous décidons de prendre le ferry à Saint Nazaire et de s’offrir une petite croisière de 16 heures qui nous mènera dans les Asturies à Gijon.

Un embarquement précipité !

Pour une fois, nous avons plusieurs jours pour préparer notre expédition et le camping-car.
Vendredi 24 mai, nous partons sereinement pour le port de Montoir. L’appareillage étant prévu à 23h00, nous arrivons tranquillement vers 20h30 pour pouvoir dîner dans notre « camion » avant d’embarquer. Mais ne voici pas qu’en plein tartinage de sandwich on nous demande d’embarquer précipitamment. Vous auriez dû voir la tête de Thérèse…Déconfite ! Pas eu le temps de dîner  sandwichs pas prêts pour demain midi…Et les bêtes qui déjà allaient devoir passer 16 heures toutes seules vont devoir en passer 1h30 de plus. On plie bagage en vitesse pour nous retrouver dans le salon des fauteuils « Pullman »…Eh oui ! Sieg est un peu radin et se la joue comme s’il avait encore 20 ans…  « Non vraiment les cabines c’est du superflu »…Alors on passera la nuit sur des fauteuils en se tortillant dans tous les sens afin de trouver la bonne position pour quelques minutes de sommeil !

Mais ça tangue ! et en fin de compte, les heureux possesseurs d’une cabine ne semblent pas avoir passé une nuit plus calme que la nôtre !

It's tea time...

Hisse et haut...Santiano ...Santiago...
Et c'est reparti pour une croisière...
Nous accostons avec 30 minutes d’avance. Il faut dire que les temps de parcours ont été récemment rallongés d’une heure et demie (sur 15h) pour économiser le gas-oil  Le capitaine ne doit pas avoir encore trouvé le bon rythme et puis il faut dire que nous avions le vent dans le dos…Un vent du Nord glacial…Vous savez celui de « mai 2013 » !!!
Les bêtes ont tenu bon. Dès notre sortie, nous nous arrêtons au premier carrefour pour sortir Volga qui peut enfin se soulager.

Les ennuis commencent...


Les ennuis commencent : les G.P. nous font chi…Entendez par G.P. ce que vous voulez comme... Gros Problèmes, comme G.P.S. et bientôt G.P.L…

Le premier à nous lâcher est le G.P.S. Tout neuf, tout beau…spécial Camping-car ! Nous avions fait le nécessaire pour le paramétrer : aire de services, sites historiques…Et là en sortant du ferry, il ne répond plus ! Plus rien, plus de carte, …Il a juste été bon à nous emmener de Nantes à Montoir de Bretagne ! Heureusement, nous en avons un de secours mais pas avec tous les renseignements que nous avions mis sur le premier. C’est vexant, énervant…Enfin, vous voyez l’atmosphère !!!

Nous rejoignons à quelques kilomètres de là (de l’autre côté de Gijon) un parking bien situé au milieu d’un parc et à deux pas de la mer et sur lequel nous avions déjà séjourné.
Nous sommes surpris à notre arrivée de voir autant de camping-cars (une dizaine) et majoritairement des espagnols…Difficile de comprendre que la crise est là…à plus de 40.000€ pièce…Pourtant la crise est bien là à en croire le nombre de commerces fermés et le nombre de locaux, appartements, maisons, etc…à vendre ou à louer. Quelques similitudes avec la Grèce.

La fin de la journée sera tranquille avec sieste pour récupérer de la nuit courte et un petit tour en ville en suivant la promenade qui y mène. On est samedi et les familles sont de sortie sans oublier les marcheurs invétérés que l’on trouve jusque dans les moindres petites bourgades du pays : des pratiquants de la marche « nordique » qui ont oublié leurs bâtons mais en ont gardé le rythme et les mouvements des avant-bras !!!

La promenade de bord de mer
Après une nuit pluvieuse, le soleil essaye de percer entre les nuages. La température est ce que certains qualifieraient de « frisquette » ! En début d’après-midi, nous décidons de sortir les vélos entre deux averses pour faire un tour du centre historique et du port. La promenade est presque déserte en ce dimanche, la pluie a dû en décourager plus d’un. Si la promenade du bord de mer est agréable, les immeubles du front de mer sont à l’image de ces côtes espagnoles : bétonnés et hétéroclites.

Le front de mer à Gijon... en arrière plan...
Plaza del Marques
À notre retour, nous nous apercevons que le frigo ne fonctionne plus. En fait, c’est le G.P…L… qui fait des siennes. Il nous avait bien servi en Grèce nous permettant de passer 4 mois sans souci de combustible, le plein pouvant être fait à chaque station. Le gaz permet non seulement de faire la cuisine mais nous en sommes aussi dépendants pour le froid (frigo) et le chaud (chauffage) et il faut reconnaître qu’en ce mois de « mai 2013 », le printemps tarde à venir.

Après avoir bricolé, Siegfried s’aperçoit qu’il y a sans doute une pièce défaillante : l’électro-vanne ? Nous ne pouvons plus compter que sur notre unique bouteille de propane, certes pleine, mais celle-ci ne nous tiendra pas plus de 15 jours. Précision de taille les bouteilles espagnoles ou portugaises ne sont pas compatibles avec les embouts français…Étonnant que la CEE n’ait pas encore légiféré sur le sujet !

Alors se pose la question : Que faire ?...Encore une fois, vous imaginez l’ambiance, nous connaissant ! On rentre à la maison ? On avance notre retour de 15 jours ? On essaye de trouver un réparateur et faire venir la pièce ? Tout cela ne nous satisfait qu’à moitié !
La nuit portant conseil, nous décidons devinez quoi ???
… (suspens...)

De rentrer en France pour acheter une seconde bouteille de gaz (propane)…Et oui, nous n’avions encore jamais eu l’occasion de faire 400 bornes pour une bouteille de gaz ! A la rigueur pour des bouteilles de vins…mais du gaz !

La journée du lundi est passée sur la route, qui nous permet d’avoir un aperçu « express » du pays basque espagnol. Nous trouvons notre bouteille à Urugne et passons la nuit au nord de Bayonne. Il fait toujours aussi beau et chaud (10°-12°) ! Et dire qu’il y a un an juste, nous avions 26° en Épire.

Le mardi matin est consacré à dépanner le GPS : achat d’une nouvelle carte (90€), téléchargement et installation nécessitant de passer plus de 2 heures dans un cyber café (10€ de bière). Nous repartons direction le centre de l’Espagne.

De retour en Espagne

Petit arrêt à la frontière pour quelques bouteilles d’apéro. Nous sommes étonnés que ce soit encore financièrement intéressant : 15€ le litre de Paddy au lieu de 21€ en France…Nous en boirons bien sûr avec modération.

Nuitée à Miranda de Ebro sur une aire de camping-car un peu tristounette au bord de l’Èbre. La petite ville a pourtant ses charmes sans être un haut lieu touristique. Nous sommes surpris du nombre de maison classées aux monuments historiques…Sans doute un peu trop, d’ailleurs, car un  tel patrimoine est difficile à entretenir surtout en période d’austérité : beaucoup tombent en ruines.

Nous nous sentons enfin vraiment en vacances : une journée sans G.P.

Notre route du lendemain nous amène sur un des chemins de Saint Jacques de Compostelle avec la magnifique église de Fromista datant de 1066, seul vestige d’un monastère bénédictin. Comme les nombreux pèlerins (et pseudo pèlerins : avec bâton mais en car), nous tombons sous le charme de cette architecture romane. La lumière est belle, le décor est sobre…tout se prête à la méditation.

Eglise de Fromista




Adam et Eve 

Nous continuons sur Palencia, décrite par le guide vert comme possédant « un patrimoine assez modeste ».
À notre arrivée, le parking réservé aux Camping-cars est plein (une dizaine d’emplacements). Nous nous garons toutefois à côté et partons à la découverte cette ville et en particulier de sa Cathédrale baptisée par ses habitants de « Belle méconnue ».

C’est effectivement un beau joyau. Certes, nous sommes loin des fastes de celle de Burgos mais de nombreux styles architecturaux sont présents puisqu’elle fut édifiée entre le XIVème et le XVIème s.
Cathédrale de Palencia
Pour la visite, nous nous joignons à un groupe d’espagnols. Sur la petite dizaine, nous sommes les seuls étrangers et les plus jeunes ! Malgré nos 16 ans d’espagnol  (cumulés : 8 chacun), nous sommes toujours « grands débutants ». La visite est difficile à suivre ajouté à cela que le guide, lui non plus pas tout jeune, essaye péniblement de parler dans un haut-parleur portatif, dispositif qui a l’air très répandu dans le coin. Le sien doit dater un peu… La technologie a bien évolué ces dernières années ! Nous comprendrons à la fin de la visite qu’il s’agit d’un des prêtres de la paroisse qui se livre encore à ce « jeu » et nous lui en serons très reconnaissants. Il nous quitte précipitamment en nous disant qu’il officie dans quelques minutes. Effectivement, dix minutes plus tard les cloches sonnent pour appeler les fidèles à la prière.


Vue de coté...
Vue de face !!! Un effet d'optique ??
La crypte dont une partie date du VII s.

2 magnifiques retables

Malgré son problème de hanche, Thérèse s’accroche et nous découvrons de belles façades « Art nouveau » au cours de notre promenade en ville.





De retour sur le parking, ce n’est plus une dizaine de camping-cars mais largement le double qui s’est installé ! Je vois déjà la tête de certains d’entre vous : « Mais comment font-ils pour s’agglutiner comme ça ? » En fait, dans certains coins, nous n’avons pas trop le choix et puis une fois couchés…

Jeudi, nous mettons le cap sur Valladolid que nous atteignons dans la matinée. Nous laissons le véhicule sur un emplacement spécialement destiné aux camping-cars. C’est gratuit et autorisé 48 heures. Les résidents doivent en « avoir gros sur la patate » car pour eux c’est parking payant !

Nous rejoignons à pied le centre historique à 2km de là. Nous sommes agréablement surpris et nous prenons un grand plaisir à découvrir cette ville qui nous semble à la fois s’être modernisée (pas trop anarchiquement, sauf pour la périphérie) et avoir su conserver son patrimoine historique.

Nous suivons fidèlement le circuit proposé par le Guide vert qui nous conduit à travers la ville de places en collèges et de collèges en églises.

Resteront gravés la plaza Zorilla avec son Académie de Cavalerie, la Plaza Mayor (le centre névralgique), les portails du collège San Gregorio et de l’église San Pablo.

Plaza Zorilla et l'Académie de cavalerie
Plaza Mayor

Sous les arcades de la Plaza Mayor
Passage Gutierrez...Leur passage Pommeraie !

Collegio Santa Cruz
L’austérité de la cathédrale nous fait tous les deux penser à l’Inquisition et plus particulièrement à la « Controverse de Valladolid » qui devait statuer sur le fait que les indiens (d’Amérique) étaient ou n’étaient pas des êtres humains dotés d’une âme !

Sous la nef de la cathédrale

Façade du collège San Gregorio
Façade de l''église San Pablo
En fin de parcours, nous nous restaurons dans un bar à tapas où on se régalera d’un plat « caracoles en terra »  (un ragoût d’escargots). Thérèse a un peu la mine défaite en voyant les cornes. Heureusement, nous n’avons commandé  qu’une « racion » car il y en pour deux, voire trois.

Le portail monumental et massif de San Benito
En pleine conversation...

En milieu d’après-midi, nous reprenons la route pour Salamanque en évitant l’autoroute, pourtant gratuite !!!

Bien nous en prit. Au bord de la route, nous tombons sur une fromagerie artisanale…Vous imaginez…on repartirait bien avec la boutique et en plus ils vendent du vin !
Ci-dessous quelques-uns de nos achats locaux…Un intrus s’est glissé dans la photo…

Cherchez l’erreur !

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures avec entre autre la visite de Salamanque et la réponse à notre question ci-dessus !

J'oubliais...La carte de notre première semaine :



Bonne semaine à tous.


samedi 29 septembre 2012


NOS DERNIERES IMPRESSIONS

Avec un peu de retard ! Nous livrons notre dernier message sur ce voyage.

Du 3 au 7 septembre – Igoumenitsa – Nantes – 1643 Km

Avant d’embarquer, nous avons profité une dernière fois de ces magnifiques plages autour d’Igoumenitsa.



Dernier bain sur la plage de Drepano (Nord d’Igoumenitsa) 
Comme il se doit le Ferry est arrivé avec plus d’une heure de retard. Nous quittons la Grèce à la nuit tombée. Le bateau est beaucoup plus chargé qu’à l’aller (Rentrée oblige), mais à la grande surprise de Thérèse est qu’il ne coule toujours pas !


Arrivée du Ferry au soleil couchant 
La traversée de l’Italie se fait dans la foulée. Après avoir dormi au pied du Mont Cenis (côté italien) nous effectuons l’ascension le lendemain en espérant ne pas avoir à mettre les « chaînes » : il a neigé, il y a peu !


Au col du Mont Cenis
(16 semaines après notre premier passage !)
 
La fièvre Q a été vaincue !!!
Nous respirons ensemble le grand air du Mont Cenis
 
Le 7 septembre, nous sommes de retour à la maison. Le « home sweet home » est timide…Nous nous étions bien fait à notre maison ambulante (dite « le camion »). 

Merci à Vous connu(e)s, moins connu(e)s, inconnu(e)s,

Merci de nous avoir accompagnés durant ces 4 mois. Cela nous a permis de persister dans notre démarche d’alimenter le blog.

Le retour était prévisible, le soleil un peu moins, mais ne nous plaignons pas, nous avons pu recharger nos batteries pour l’hiver.

Quelques statistiques sur cette expédition :
  • 120 jours de voyage
  • 10 873 Km parcourus (dont 7 468 en Grèce)
  • Soit une moyenne de 70 km par jour (en Grèce)
  • Une moyenne de 47Km/heure (et oui, peu d’autoroutes et surtout un rythme « pépère » !)
  • 1 247 litres de gasoil consommés pour 1 873 € (soit 1,50€/litre en moyenne !) – Ca fait un budget !
  • Plusieurs dizaine de salades grecques et kilos de yaourts ingurgités !


Ce qu’il nous reste de ce long voyage :
  • Prioritairement, ce sentiment d’insécurité qui ne nous a jamais effleuré pour nous qui avons fait plus de 100 nuitées de « sauvage » ;
  • La gentillesse des grecs, leur serviabilité, leur disponibilité ;
  • La couleur de la mer, toutes ces plages idylliques accessibles au « camion » ;
  • Ces paysages contrastés aussi secs que verts,
  • Au détour d’un virage, ces nombreux troupeaux de chèvres et brebis ;
  • Ces sites, ne les oublions pas, qui nous ont fait remonter si loin en arrière.


Ce qui nous a étonnés :
  • Dès notre arrivée, cette conduite (mais nous nous y étions préparés …) un peu anarchique : la voie d’urgence utilisée comme voie de circulation. Il fallait mieux l’emprunter avec notre « camion » (une route à double sens se transformait en quatre voies !), ces feux de détresse utilisés à la moindre occasion, ces stationnements sur une, deux voire trois files ;
  • Ces conducteurs roulant sans ceinture de sécurité avec des enfants en bas âge sur leurs genoux (même tenant le volant) ou à côté du conducteur, la maman se retrouvant à l’arrière ;
  • Ces motos, ces mobylettes conduites sans casque ;
  • Ces coups de klaxon intempestifs ;
  • Ces décharges sauvages tout au long de la route (rien d’organiser, c’est bien dommage) ;
  • Ces bas-côtés non taillés réduisant les routes à une seule voie (il y aurait bien besoin de cantonniers !) ;
  • Ces fontaines,
  • Cette population dévidant des litres et des litres d’eau pour nettoyer ou rafraichir les façades et terrasses maisons, on ne sait ;
  • Ces récupérateurs de ferraille, ces vendeurs de pastèques et melons ou de chaises de jardin ou même de volailles vivantes, itinérants, en pick up, sillonnant tous les villes et villages appelant la population par haut-parleurs ;
  • N’oublions pas non plus de bon matin ces personnes à la retraite, chapeau vissé sur la tête, se rassemblant pour discuter en barbotant dans la mer des plus chaudes, et le soir à nouveau jusqu’à plus de 21 h ;
  • Les soirées des plus animées à compter de 22 h avec femmes, enfants, maris jusqu’à une heure avancée de la nuit (2 h du matin) ;
  • Ces innombrables « tabernas »  le long des plages qui n’en finissent pas d’être occupées du matin jusqu’au soir ;
  • Ces campings improvisés aussi bien en bord de plage qu’en montagne où l’on retrouve campeurs, dormeurs, caravaniers ;
  • Ces quelques manifestations bien tranquilles fortement encadrées par la police ;
  • Ces policiers à deux sur les motos (125 CC) contrôlant on ne sait quoi ;
  • Ces fortes côtes ou pentes ! à 10 % ! ;
  • Ces panneaux de signalisation tous tagués (avec le chiffre 7 ou 13 : pour le football, sport favori des grecs), sans oublier les coups de fusil tirés on ne sait pas pourquoi sur ceux-ci (des Corses ont dû passer par là !) ;
  • Cette écriture grecque difficile à déchiffrer sur la route (heureusement, le GPS était là !) ;
  • ...


TOUT CELA, c’est la GRECE … !!! 

Merci à tous ceux que nous avons rencontrés sur notre chemin et avec qui nous avons passé un bon moment, en particulier (par ordre d’apparition):
  • Hugo, le berger,
  • Benito et Vassiliki  du Pirée (et leurs enfants Maria et Dimitri et aussi Lila),
  • Marianna d’Athènes et ses amis,
  • Hélène du camping d’Athènes,
  • Nikos Kastrikis (dépanneur du « camion »),
  • Nadine et Jean-Paul, les « tourdumondistes »  morbihannais,
  • Julia, la baigneuse nonagénaire,
  • Daniel et Graziella de Diakofto et leurs amis allemand et grecs,
  • Didier et Pascale et leurs 4 filles : les Lot et Garonnais,
  • Robert et Marlène, les « naufragés de Turquie »,
  • Bernard et Dominique de Mystra et leur ami Christos (guide hors pair),
  • Spyros, restaurateur-hébergeur,
  • La famille belge de Metamorphosis,
  • La dame « aux figues » de Metana,
  • Philippe de Loutro Elenis,
  • Le jeune couple de normand rencontré au camping de Sikia,
  • Vassili, le joueur de flûte et Despina,
  • Le monsieur « aux pêches et nectarines » de Velventos,
  • Dimitri et Anna et leur petit Atlas (leur fils) de Vasilopoulo,
  • Georgio, vétérinaire à Arta.
  • ...

En vous nommant, ça fait du bien de repenser à chacun d’entre vous, même si nous n’aurons peut-être pas l’occasion de nous revoir.

Merci encore à vous tous qui nous avez suivis et animés le blog.


dimanche 2 septembre 2012


DE RETOUR EN EPIRE …

Plus de trois mois après notre arrivée, nous voici de retour en Epire. Nous retrouvons certains sites que nous avions vus « hors saison » et sous un autre ciel ; notre arrivée avait été effectivement pluvieuse ! Enfin…Tout est relatif !

La lumière a changé et celle de septembre n’est pas pour nous déplaire. Les parasols et les chaises longues des « Tavernas » ont envahi les plages…Ça, ça nous plait un peu moins !
Mais nous sommes heureux d’être de retour…Nous nous sentons un peu chez nous ! D’autant plus qu’il est toujours aussi facile de se poser pour la nuit (et la journée !)

Nous en profitons quand même pour découvrir de nouveaux endroits que nous avions ignorés lors de notre premier passage.


Lundi 27 Août – Vasilopoulo – Plage de Karavostassi – 120 km


Coucher de soleil (sur Corfou)
C’est le jour de notre précédent envoi. Après avoir pris notre billet retour à Igoumenitsa et déjeuné, nous nous sommes tout naturellement dirigés vers une plage qui nous avait bien plu lors de notre première nuit en Grèce : celle de Karavostassi, à Perdika (40 km au sud d’Igoumenitsa).



Mardi 28 Août - Plage de Karavostassi – 0 km


Ferry au large
La fin du voyage et des « grandes vacances » approchent, nous sentons de plus en plus le besoin de se poser. Non pas que l’on soit fatigué (!) mais plutôt parce que l’on sait que c’est bientôt fini ! Nous profitons donc encore un peu du soleil, de la chaleur (jusqu’à 32° le jour) et de la plage.
Déjeuner à la Taverne de « notre arrivée ». Les olives et le yaourt grec que Siegfried avait dégusté goulûment ont un peu moins de saveur ! Nous nous y sommes habitués et nous pouvons comparer !

Mercredi 29 Août - Plage de Karavostassi – Gramenitsa - 125 km

Au revoir petit coin enchanteur.

Nous avons décidé aujourd’hui de nous faire encore un site antique tant qu’on peut … : c’est KASSOPE. Le site est magnifique au milieu des pins, dominant le golfe d’Arta et la presqu’ile de Prévéza. Nous sommes subjugués par la situation et ne regrettons pas le détour.

Cette ville fut fondée vers le 4ème siècle avant JC    par les Souli (tribut locale). En 167, les romains obligèrent les habitants à la déserter (et en profitèrent pour détruire la ville !) pour aller peupler la ville nouvelle de Nicopolis.

Vue panoramique de Kassope

Bouleuthérion (hémicycle)

Stoa Nord (échoppes)

Ruelle pavée

Hôtel Public



La tondeuse utilisée sur le site !
A quelques 300 m à l’est, le monastère de Zalongo blotti sous les falaises sur lesqueles a été érigé un imposant monument  à la mémoire des 60 femmes souliotes (tribut locale) et de leurs enfants qui, par résistance aux troupes turques d’Ali Pacha,  se jetèrent dans le vide.

Nous resterons au pied des falaises, découragés par les 420 marches menant au mémorial !!


Mémorial...vu du bas !
Nous prenons la route vers Arta.

Le bivouac est décidé sur un grand parking derrière l’église de Graménitsa.

Nous discutons avec une bande de jeunes exerçant leur anglais débutant.

19 h, les cloches se mettent à sonner ! 19 h 30 aussi ! A 20 h : pas de cloche !! Nous en sommes soulagés. Elles nous laisseront tranquilles pour le reste de la nuit. Cependant, nous nous doutons bien que l’angélus du matin (7 h) nous servira de réveil !!

Petite chapelle derrière l’église
Comme d’habitude, la nuit tombée, le centre s’animera avec le va et vient des voitures, des mobylettes et des groupes de jeunes …

Il semble bien que nous sommes les premiers camping-cars à se poser dans le village. Nous avons l’impression d’être l’attraction du moment …

Jeudi 30 Août – Gramenitsa – Kronissa – 88 Km

Comme attendu, les cloches nous font sursauter à 7h, on se rendort mais rebelote à 7h30 ! C’est la fonction « Snooze » !

Le réveil-matin !
Thérèse aura le droit à un clin d’œil du pope qui emmène ses petits neveux (jumeaux) en voiture…sur ses genoux ! Devinez qui tient le volant ? …et ils ont moins de 4 ans !

Au programme : visite de la deuxième ville d’Epire : Arta.

Cette ville peu touristique nous permettra de nous replonger dans la vie quotidienne des grecs et des quartiers commerçants. Elle n’en possède pas moins quelques vestiges intéressants.

Mais dans quel pilier ?
Situé à l’entrée de la ville, notre première visite sera donc pour le Pont aux 4 Arches construit en 1612 par les turcs. Il est célèbre en Grèce et dans tous les Balkans pour sa légende : l’architecte, pour assurer la solidité du pont, qui s’effondrait sans cesse, aurait emmuré sa femme vivante dans les fondations !!


Pas étonnant que les architectes aient eu quelques problèmes...

La circulation n’étant pas très facile à Arta (beaucoup de sens interdit …), nous repérons sur le GPS un parking non loin du centre ville, et en plus en y arrivant nous découvrons qu’il y a « ombre ».

Nous partons découvrir le quartier commerçant et déambulons dans le marché couvert.

En faisant des emplettes dans une quincaillerie, nous en profitons pour leur demander « où trouver de bonnes olives ? ». Le magasin est en émoi et se mobilise pour chercher la jeune fille  de la maison qui est sensée parler anglais. Celle-ci semblant comprendre notre demande nous répondra constamment en grec. Si ce n’est un dialogue de sourd, cela y ressemble fort !! Nous finirons par comprendre qu’elle nous conseille de faire notre achat dans le supermarché Marinopoulos (CARREFOUR) du coin !!

Nous retournerons finalement au marché pour en acheter !

Arta est connue aussi pour ses innombrables églises byzantines du 13ème siècle. Nous en visitons trois qui valent le détour.

L’Agia Théodora avec son dôme unique et ses jolies fresques.

Agia Théodora
L’église de la Panagia Parigoritissa, joyau de la ville. Nous sommes émerveillés par l’étonnante élévation de la coupole avec la mosaïque représentant le Christ, réalisée par les meilleurs artisans de Constantinople, l’iconostase du 18ème représentant la vierge et le Christ.



Panagia Parigoritissa

L’étonnante coupole
L’église Agios Vassilios dont nous ne verrons que l’extérieur : carreaux de faïence se découpant sur le rouge de la brique avec mille arabesques.

Agios Vassilios
Nous finissons sur le golfe Ambracique (tuyau du Routard), à 1000 lieues de penser que nous pourrions nous garer si facilement !! Cette presqu’ile est la zone humide la plus grande de Grèce où nichent nombre d’oiseaux (entre autres des pélicans). Nous nous avançons jusqu’au bout de la presqu’ile, la mer des deux côtés.

Fin Août, nous sommes pratiquement seuls au bord du Golfe !! (hormis des surfers).

Nous faisons une petite reconnaissance du lieu. En nous dirigeant vers le port, Volga se fait agresser par un autre chien … Nous n’avons rien compris, elle non plus d’ailleurs.

Notre Bivouac à Koronissia

Le port
De retour au « camion », nous lui découvrons une belle entaille dans le dos. Nous verrons demain car nous avons prévu de sortir les vélos.

Vendredi 31 aôut – Koronissia – plage de Karavostassi – 91 Km

Ce matin, réflexion faite, nous préférons faire voir Volga à un véto et retournons donc sur Arta, ville la plus proche. Bien nous en prend : le vétérinaire est sympa et nous recevra de suite. Nous sommes rassurés.

Apprenant que nous sommes français, il nous entreprend sur ses dernières vacances (il y a 15 jours) à Paris et à Disneyland. Ravi de son séjour, il regrettera néanmoins le coût élevé de la vie : 2 € pour une bouteille d’eau, ici c’est moitié prix … même pour les touristes !

Nous repartons maintenant, sans oublier de faire un détour par le marché couvert pour achat de nouvelles olives, en quête de souvenirs à ramener. Pour cela, nous finissons à Parga, petite ville touristique vue à l’aller où nous trouvons notre bonheur !!

Il est un peu tard et notre choix pour la nuit (devinez ?) : la plage de Karavostassi !

Samedi 1er Septembre – Karavostassi – 0 Km


Cà y’est, nous sommes en septembre …

Aujourd’hui, Siegfried n’est pas très bien !! (maux de ventre). Heureusement, nous avions décidé de ne rien faire.

Journée au calme (quoique pas mal de baigneurs grecs …) entrecoupée vers 19 h d’une baignade !!

AUJOURD'HUI DIMANCHE, NOUS NOUS DISONS QUE CETTE FOIS C'EST BIEN FINI, NOUS FERONS NOS ADIEUX A LA GRÈCE DEMAIN SOIR.
Nous nous inquiétons un peu du "choc" que sera le retour !

RENDEZ-VOUS LA SEMAINE PROCHAINE POUR NOS DERNIÈRES IMPRESSIONS.