mardi 24 juin 2014

Après la tournée des Bar(s) et celle des églises, nous faisons de grands sauts dans l’Histoire.


Ce fut Bar sur Seine, Bar sur Aube et plus récemment Bar le Duc. Notre chemin nous a aussi amené non pas à faire la tournée des Ducs (de Bar !) mais celle des églises à pan de bois dans le pays de Der.

Difficile de ne pas évoquer la 1ère guerre mondiale dans cette région des Ardennes, mais d’autres aussi y ont laissé leurs traces tel qu’un ado nommé Bonaparte et un celte du nom d’Attila, sans oublier La Révolution avec Dumourriez et Kellermann à Valmy et Louis XVI à Varennes.

Mardi 17 Juin – Mesnil Saint Père - Radonvilliers – 77 Km


Après avoir « tourné » autour, nous décidons de nous diriger vers Troyes. Comment évoquer Troyes sans parler de la zone commerciale dédiée aux magasins d’usines mais, Siegfried ayant déjà du mal à emmener Thérèse faire du shopping en temps ordinaire, imaginez aujourd’hui l’entrain de cette dernière à l’idée de passer sa journée à courir d’un magasin à l’autre ! « Non, décidément, je ne pourrai pas l’habiller pour cet hiver » se dit Siegfried…

C’est donc le centre-ville qui attirera notre attention…Et ce sera une belle découverte. Comme souvent avec le camping-car, lorsque nous nous approchons des centres urbains, nous devons trouver à nous garer avec un engin qui fait plus de 7 mètres. Heureusement, grâce à une base « spécial CC », notre GPS nous dirige vers le grand parking du Parc des Expositions à deux pas du centre historique.

Dès nos premiers pas, nous sommes surpris par le nombre de maisons anciennes à pans de bois. Nous déambulons pendant plusieurs heures dans ces rues et ruelles telle que la rue du Chat, que nous avons loupée une première fois tant elle est étroite. L’église Saint Pantaléon et la Cathédrale retiennent notre attention.

Saint Pantaléon ( XVIème s.)

Une vierge de douleur dont le style est
reconnaissable (voir dernier article)


Le pôle Emploi local...Ici il y a du travail pour tous !

la tourelle des Orfèvres (XVIIème)
Une bien étrange sirène...

La rue du Chat

La Cathédrale St Pierre et St Paul
(XIII-XVIIème s.)

La nef de la Cathédrale

En cette fin d’après-midi, les terrasses sont pleines et il règne une atmosphère jeune et animée. Nous sommes sous le charme de cette ville que nous imaginions, pour je ne sais quelle raison, plus austère.

Nous repartons toujours plus vers le Nord-Est afin de trouver un endroit calme pour passer la nuit. On ne pouvait trouver plus calme…
Merci Jacky pour ce tuyau : une petite application qui fonctionne sous Android et qui collectionne les bons tuyaux pour les camping-cars : emplacements pour passer la nuit, aires de services, aires de pique-nique…Son nom : Park4night. A conseiller à toute la communauté camping-cariste ou presque… car les coins tranquilles risquent de de plus le rester !

Nous voici donc posés à Radonvilliers. Ne cherchez pas trop sur la carte, nous sommes à une quarantaine de kilomètres à l’Est de Troyes.

Mercredi 18 Juin – Radonvilliers – 0 Km + 13km à vélo


Seuls, nous prenons nos aises...
Nous sommes ravis d’être seuls sur ce parking à deux pas d’une piste cyclable. Chien et chat gambadent en toute liberté…ou presque… Dolly est affublée d’une laisse qu’elle tire derrière elle afin que nous puissions la récupérer plus rapidement…Une balise Argos serait peut-être plus efficace…mais cela nous rassure et Dolly peut se balader seule, ce qu’elle fait sans s’éloigner trop du véhicule.
Vient se rajouter à la « ménagerie », un cheval dans le champ d’à côté qui est attiré par notre présence. La cohabitation est des plus pacifique !

En arrivant hier soir, nous avons traversé un village se nommant Brienne le Château mais celui-ci ne s’est pas toujours appelé comme çà…Ce fût à une époque Brienne-Napoléon…

Nous partons donc à vélo découvrir les raisons de ce nom. Après la piste cyclable, nous traversons le village de Dienville en plein travaux. Thérèse peste contre les poids lourds qui effectuent des vas et viens et contre la route toute défoncée. Déjà que ce n’est pas facile de tenir sur 2 roues… En arrivant à Brienne, nous tombons sur l’Office du Tourisme qui fait aussi musée…Musée ? Musée…Napoléon ! A 2€ l’entrée, nous cédons à l’appel de l’Histoire !

Statue du jeune Bonaparte
devant l'Hotel de Ville
Sans doute peu d’entre vous savent que le jeune Bonaparte passa 4 ans de sa jeunesse (10 à 14 ans) dans cette école militaire dont l’une des exigences pour y rentrer était de parler français ! Or, notre futur empereur des français ne parlait qu’un patois Italien puisque la Corse avait été récemment récupérée par la France. Avant de faire ses classes à Brienne, il dut passer par une école d’Autun pour améliorer son français. A 10 ans, il eut semble-t-il bien du mal à s’intégrer. Ses camarades l’avaient surnommé « le Paille au Nez », non pas pour sa pilosité abondante à cet endroit mais, en raison de son prénom bizarre qu’il prononçait à l’italienne « Napoleonné ». Son air sombre, son attitude fière et son caractère susceptible lui permettent de se faire respecter…Elève très moyen, il se distingue cependant en mathématiques et exercices militaires (!).
Il repassera à Brienne en 1814 pour repousser les Prussiens et les Russes à Bar sur Aube.
Sur l’île de Ste Hélène, il écrira « Pour ma pensée, Brienne est ma patrie ; c’est là que j’ai ressenti mes premières impressions d’homme ».

Il lèguera 1.200.000 francs de sa fortune personnelle à la ville ; somme finalement versée par Napoléon III et qui servit, entre autre, à la construction de l’Hôtel de Ville.

Voici donc un passage de la vie de Bonaparte que nous ignorions…Vous aussi…peut-être ? !

Nous poursuivons la visite du village à vélo avec une superbe halle du XVème, un château (non visitable…ou alors pour de moyens ou longs séjours : c’est l’hôpital psychiatrique…), une église, et bien sûr la fameuse mairie.

Le château...psychiatrique...

Les magnifiques "grisailles" de l'église

L'arche de Noë
Nous rentrons déjeuner au camion et passons une après-midi tranquille.
Siegfried s’éclate en regardant le meeting de Royal Ascot (ce sont des courses hippiques ! pour les non-initiés…) retransmises sur les chaines britanniques et le foot !

Jeudi 19 Juin – Radonvilliers – Chatillon sur Broué (Chantecoq) - 121 Km


Nous voici repartis vers le Nord, sans de destination précise. En traversant la ville de Montier en Der, nous décidons de faire un arrêt à l’Office du Tourisme. Et là commence un rallye et une course contre la montre !
L’hôtesse nous présente les attraits touristiques du Pays du Der (le chêne en celte) et nous recommande particulièrement le circuit des églises à pans de bois et vitraux exceptionnels.
Montier en Der abrite aussi un haras National. Siegfried, en tant que turfiste invétéré, ne peut résister à cette visite mais elle n’a lieu que l’après-midi.

Après un rapide tour du bourg et de l’ancienne abbatiale bénédictine, nous entamons notre tour des églises.

Vue sur l'ancienne abbatiale bénédictine
Le Chœur gothique du XIII ème s.

Nous voici partis pour plus de 60 Km, des vitraux plein les yeux et des bâtisses étonnantes.

Plus que de longs discours, voici le parcours et quelques images.
Allergiques aux clochers s’abstenir !

St Rémy à Ceffonds
Ceffonds - Vitrail du XVI ème s.
Ceffonds - Détail d'un des vitraux

Puellemontier - N.D. de la Nativité
Puellemontier - Vitrail
Lentilles - église à pans de bois
Lentilles - Intérieur de l'église
Chavanges
Chavanges - vitrail du XVIème -
Thomas ne crois que ce qu'il voit !


Bailly le Franc

Bailly le Franc
Bailly le Franc
Bailly le Franc - Une pieta

Notre circuit sera interrompu par un retour à Montier pour la visite du Haras (entre 15h30 et 16h30).


La première cours du haras dans les anciens bâtiments de l'abbaye

Cheval de trait ardennois rentrant du manège

Ici Siegfried... joue les vedettes...

Siegfried en personne...






















Reprise du « rallye des églises » de 16H30 à 19h30 !

Joncreuil - Ne remarquez vous rien ?
Non ce n'est pas la question de la semaine...
Cette croix de Lorraine fut rajoutée par un habitant
 lors de la restauration de la toiture 
à la libération.
Outines

Outines  - un très bel ensemble

Chatillon sur Broué 

Chatillon sur Broué  - L’intérieur un peu plus austère
Voici une journée qui a été bien remplie et plutôt inattendue.
Nous nous sommes réellement régalés, plus particulièrement à Ceffonds (vitraux) et Lentilles ou Outines (pans de bois)… Mais le soir venu, on se sentait un peu « gavé » d’églises ! pas vous après toutes ces images ?

Vendredi 20 Juin – Chatillon sur Broué - Laheycourt - 102 Km


Après une matinée tranquille, nous traversons Saint Dizier, quelques courses puis nous partons à la découverte de Bar Le Duc.

Pour vous situer Bar le Duc et par la même
occasion la région où nous nous trouvons !
Cette dernière à une image assez industrieuse mais nous découvrirons une ville avec un riche passé et assez jolie.

L'Ornain qui traverse Bar le Duc

Originaires de Bar le Duc, les frères Michaux améliorent
 le vélocipède en inventant la pédale en 1861.
Monument à la mémoire de ceux qui nous font avancer plus vite...

Située dans la ville Haute, la Tour de l'Horloge
est visible de toute la ville Basse

Bar Le Duc...une vraie carte postale...loin de l'image industrieuse...
L’aire de camping-car n’étant pas des plus accueillantes : coincée entre un échangeur routier et les rails de chemin de fer de la gare, nous partons un peu tardivement, 19h, pour trouver un endroit plus calme au milieu de la nature.

Alors que nous nous dirigions vers la forêt de l’Argonne et que nous nous étions garés sur le côté de la route pour consulter le GPS, un homme au volant de sa Land-Rover s’arrête en plein milieu de la route et s’approche de nous. Pensant tout d’abord avoir commis une infraction ou avoir perdu quelque chose sur la route, il s’adresse à nous avec un fort accent local : « Vous cherchez un coin pour dormir ? »… « Alors allez donc à Laheycourt, il y a un espace naturel pour les camping-cars, c’est très calme et au bord de l’eau… » Tout ce que l’on recherche ! Nous sommes surpris d’un tel accueil. Nous faisons donc demi-tour et nous nous installons sur cette aire bien agréable.



Encore un bon tuyau...

 Même Dolly a trouvé une certaine sérénité

Samedi 21 Juin – Laheycourt – La Cheppe - 80 Km


Nous y sommes bien, les bêtes aussi, nous prenons notre temps.

Nous voilà reparti sur les routes...
Vers 11h, nous partons découvrir la forêt de l’Argonne grâce à un circuit trouvé dans le Guide « La France des routes tranquilles ». Acquis par Thérèse il y a plus de 35 ans (!), nous nous en servons régulièrement pour découvrir les régions que nous traversons.

L’Argonne est presque entièrement recouverte d’une forêt dense de chênes et de hêtres et constitue un véritable rempart naturel. A ce titre, se fut un des hauts lieux de bataille de la guerre 14-18 tels que les combats qui se déroulèrent du coté de « la Haute Chevauchée ».


Beaulieu en Argonne
Notre premier arrêt est à Beaulieu en Argonne, un charmant petit village situé sur un promontoire rocheux et qui a su préserver son cachet traditionnel. Site d’une ancienne abbaye, il reste un magnifique et impressionnant pressoir du XIIIème s.

Beaulieu en Argonne - Le pressoir de l'abbaye datant du XIIIème
Nous baladons notre camion sur les routes forestières étroites qui ne rassurent pas Thérèse. C’est un avant-goût de ce qui nous attend en Grande Bretagne ! Ici pas de droite ou de gauche, la largeur de la route ne dépasse pas 3 mètres ! Nous déjeunons en pleine forêt pour le plus grand bonheur de Volga et Dolly.

Pause méridienne dans les sous-bois de l'Argonne

Notre circuit nous mène ensuite à Valmy. Grand saut dans l’Histoire : nous retournons à l’époque de la Révolution ou du moins quelques années après (1792) : au moment où les royalistes et exilés reviennent avec les Prussiens et les Russes pour reprendre le pouvoir. Ils seront repoussés sur ce site par les armées de Dumourriez et Kellermann.
Vous reconnaîtrez facilement ce moulin qui figure dans nombre de manuels scolaires.




Non, il ne s'agit pas de Dumourriez et de son fidèle Kellermann Dobermann
Nouveau saut dans l’Histoire : nous atterrirons le soir à l’entrée du « Camp d’Attila » : Oppidum gaulois qui s’étend sur 25ha et qui en 451 servit de camp de base aux Huns d’Attila.

Au coucher du soleil en cette première journée de l’été, nous faisons le tour du camp à pied. Ici, au grand dam de Thérèse et à la grande joie de Siegfried pas de fête de la musique !...mais des taons et des moustiques…


Vue aérienne de l'Opidum (2008)
Dimanche 22 Juin – La Cheppe – Nanteuil sur Aisne - 105 Km

En ce dimanche matin, nous nous apercevons que nous ne sommes qu’à une quarantaine de kilomètres de Reims, or Thérèse n’a jamais eu l’occasion de visiter la Cathédrale. C’est un de ses vieux rêves. Nous faisons donc route sur la capitale de la Champagne.

Bien nous a pris de venir un dimanche : les rues du centre-ville sont tranquilles et les places de stationnement plus faciles à trouver qu’en pleine semaine. Nous nous garons donc à 2 pas de la Cathédrale.

Tour de la ville historique en petit train, puis visite du monument emblématique de la ville.

Place Royale

Porte du Chapitre

Nous rentrons en plein office mais nous comprenons vite qu’il ne s’agit pas d’une simple messe : L’église est pleine, un chœur d’une quarantaine de chanteurs, plusieurs dizaine de prêtres et 2 évêques. Nous sommes en train d’assister à l’ordination d’un jeune prêtre. Les chants sont beaux dans ce site exceptionnel. Après quelques instants, nous repartons faire un tour dans le centre-ville et reviendrons une heure plus tard pour découvrir toutes les beautés architecturales de l’édifice.

Voilà ce que nous étions venus voir
(maquette visible dans la Cathédrale)
Voilà ce que nous avons vu !


Mais ne boudons pas notre plaisir

Les gargouilles sont toujours là
et toujours effrayantes

l'ange toujours aussi souriant !




Les vitraux toujours aussi lumineux...

Les vitraux du chœur signés M. Chagall





















no comment...

Thérèse n’est pas déçue et Siegfried redécouvre ce chef d’œuvre de l’art gothique flamboyant.

Quand nous repartons il est déjà 19h. Nous nous y prenons toujours un peu tard pour trouver un endroit pour « crécher » mais là encore le hasard (et « Park4night ») fera bien les choses ! Nous trouvons un petit coin au bord du canal des Ardennes.
Canal des Ardennes
Lundi 23 Juin – Nanteuil sur Aisne – Launois sur Vence - 63 Km

Journée nature. Nous sommes dans le Rethelois (partie de l’ancien Porcien) entre la Champagne sèche, au Sud, et la Thiérache au Nord-Ouest. C’est un paysage de bocage, forestier (au Nord) égayé par des vergers plantés de pommiers. Thérèse apprécie cette campagne verdoyante et vallonnée.

LA QUESTION DE LA SEMAINE :

Ce village (voir photo ci-dessous) vit naître le fondateur d’une institution que nombres de pays nous ont envié. De qui s'agit-il ?



MERCI A NOS FIDÈLES LECTEURS ET CAMPING-CARISTES

Merci à tous nos fidèles lecteurs, amis ou anonymes et à ceux qui nous laissent un petit commentaire ou nous envoient un mot.

Merci aussi à nos amis camping-caristes qui nous font partager leurs avis. Merci à Pierre Z. qui nous encourage à visiter le mémorial de Colombey malgré son prix qui peut sembler important de premier à bord. Peut-être avons-nous eu tort. Voilà où mène la « radinerie » !

Quant au parking près de la mairie, c’est bien là que nous avons dormi. Un peu encombré à notre arrivé : il y avait la fête des écoles ce jour-là, le parking s’est vidé au fur et à mesure. Toilettes à côté, eau gratuite… Par contre, très mauvaise note pour l’évacuation des eaux grises : une bouche d’égout en pleine montée d’un chemin et avec des ornières de chaque côté : impossible de vidanger le réservoir du milieu (nous en avons 2) au risque de toucher avec un des essieux !
Si nous apprécions en générale les aires de service artisanales pour les efforts que déploient les mairies afin de répondre aux besoins des camping-caristes, il faut reconnaitre que la conception de certaines d’entre elles manque un peu de bon sens !
Merci tout de même à toutes ces municipalités qui font des efforts pour notre seul « bien-être ».


Enfin bonsoir à Guy et Monique, Paul, Jean-Jacques, Martial et Yves qui se réunissent ce soir pour une dégustation dont nous regrettons de ne pas faire partie ! Mais nous boirons un petit Côte de Toul à votre santé.

mardi 17 juin 2014

Le champagne coule à flot…ou presque !


Si vous nous avez suivis la semaine dernière, nous vous avons quitté lors de notre arrivée en Champagne à Chaource plus exactement. Depuis plusieurs jours nous tournons dans le coin, autour de Troyes.

Si certains se souviennent qu’en Grèce, il y a 2 ans, on nous offrait gentiment des fruits (pêches, nectarines, figues…), imaginez-vous qu’ici on nous a offert une bouteille de Champagne ! Pour les détails voir ci-dessous.

Vendredi 13 Juin – Chaource - Les Riceys – 37 Km

Après une nuit passée sur un terrain bien agréable : herbeux, entouré d’arbres destiné aux camping-cars, nous partons à la découverte de ce petit bourg réputé pour son fromage. En fait, on nous précise que le Chaource est fabriqué jusqu’en Bourgogne limitrophe. Il faut dire que nous ne sommes qu’à 26 Km de Tonnerre.

Sac au dos, nous nous dirigeons vers la seule fromagerie du village. Mais aujourd’hui vendredi : pas de fabrication. La « fromagère » nous explique que le processus de fabrication nécessite une attention toute particulière les premiers jours avant l’affinage. Et comme chacun a le droit à son dimanche de repos, pas de « caillage » le vendredi !

Amateurs de fromages, A vos couteaux !
Cependant la vitrine est bien alléchante. Nous craquons pour un Chaource ça va de soi, un délice de Mussy (identique au précédent mais seulement quelques jours d’affinage) et « un Ami du Chambertin » affiné au marc de Bourgogne … « bien fait » et assez similaire à l’Époisses… Il y en a donc pour tous les goûts.

Sous un soleil tapant, nous retournons vers le centre du bourg visiter l’église. Nous sommes surpris par le nombre de trésors que l’on y trouve. 

Une église dont la façade est singulièrement dépouillée faute de deniers : Un austère mur est dressé soutenu par 6 piliers monumentaux. 


Parmi les curiosités à l’intérieur :
  •  une des plus anciennes crèches (XVIème s.) de France avec 22 personnages,
  •  un ensemble sculptural de 8 personnages représentant la mise au tombeau datant de 1515 (!) : très impressionnant car étant à taille humaine dans une crypte peu éclairée.
  • Un retable renaissance
  • Un orgue du XVII ème...

Quelques illustrations de mes propos…

Crêche du XVIème s.

Un des 22 personnages de la crêche

La mise au tombeau du Christ (1515) - anonyme de l'Ecole Champenoise

Des visages particulièrement expressifs

Retable Renaissance

Les orgues

Dites que ça ne vous fait pas envie...Même les végétariennes
 craqueront pour les cerises...
A midi, c’est repas gastronomique « maison » : andouillettes de Troyes à la moutarde de Dijon, fromage  local (du matin), cerises achetées lors de notre passage en Bourgogne, tout ça arrosé d’un Meursault ! Oui, je sais certains diront : ils ne se refusent rien !!!  C’est notre restaurant à nous !

Nous avons cependant résisté à la brioche au Chaource (!) recommandé pour l’apéro ! Tout ceci méritant une petite sieste, nous décollons en milieu d’après-midi pour aller non loin de là aux Riceys en passant par Bar sur Seine. Cela ne doit pas vous dire grand-chose… Nous sommes au Sud Est de Troyes.



Petit tour de Bar sur Seine.

Eglise de Bar sur Seine

En arrivant aux Riceys, nous nous installons à proximité du stade dont le parking est destiné aux camping-caristes de passage.
Nous avons alors la visite d’un adorable petit Yorkshire, bien toiletté, n’aboyant pas et faisant copain-copain avec Volga. Un jeune homme accompagné d’un berger allemand nous salue et dit en parlant à son chien : « Tiens, tu vois, c’est un autre Stan »… pensant que le York nous appartenait.

Après une demi-heure, Thérèse commence à s’inquiéter de ne pas voir de maître à ce chien. Peut-être s’est-il perdu ? S’est-il enfui ? Elle va un peu plus loin poser la question à des gens ostensiblement du village. Une des personnes semble reconnaitre  le fameux Stan «le chien de Nicole ». Le temps passe, nous nous replions dans le camion. Le supposé Stan poursuit sa balade. Quelques instants plus tard, le jeune homme « au berger » frappe à la porte pour savoir si on n’avait pas revu « Stan ». C’est le chien de sa mère qui s’est enfui. Il ne l’a pas reconnu plus tôt car Stan sortait du toiletteur ! Malheureusement, Stan a mis les voiles et nous ne l’avons pas revu.

C’est vers 22h, alors que l’Espagne se fait battre à plate couture par les Pays Bas (c’est du foot, pour les non-initiés !) que Nicole apparait pour nous informer qu’elle avait retrouvé Stan. Elle tenait à nous le dire car nous avions tout fait pour retrouver son protégé. Et ce n’est pas fini…Suite le lendemain…

Samedi 14 Juin – Les Riceys – Colombey les Deux Eglises - 86 Km + 7 à vélo


En ce samedi matin, nous faisons un petit tour à vélo de ce village constitué de 3 bourgs : Les Riceys – Bas, Les Riceys – Hautes Rives et Les Riceys – Haut. Il a l’autre particularité de posséder 3 appellations Contrôlées…Là, on parle Vin (pour les non-initiés !). Ces appellations sont :
  • Le champagne
  • Le coteaux champenois
  • Et Le Rosé des Riceys très prisé de Louis XIV…

Ce rosé, obtenu exclusivement à partir de Pinot Noir, n’obtient son AOC qu’en 1971 et sa méthode de vinification est très particulière. C’est encore un vin confidentiel (400 Ha) et qui n’est produit que les bonnes années. C’est aussi un vin qui ne se boit qu’après quelques années de garde (3 à 10 ans) ce qui est inhabituel pour un rosé.
Au niveau prix, tout se tient ! On s'aligne sur le champagne !

Dégustation en terrasse...

Nous clôturons notre balade à vélo par un arrêt au « stand » : « Le caveau des Riceys ». Nous dégustons 2 rosés et un coteaux champenois rouge accompagnés d’une assiette de charcuterie en guise d’apéro.

Quand nous nous pointons au camping-car, Nicole arrive avec, enroulé dans un papier journal, une petite bouteille de champagne fraiche et prête à être consommée pour nous remercier de …nous être inquiétés de la fugue de son Stan ! Nous poursuivons avec plaisir notre dégustation des vins du coin. Merci Nicole !

Le cadeau de Nicole...


Le vignoble champenois
La Seine...
L’après-midi, nous prenons la direction de Colombey Les Deux Eglises. Nous traversons quelques petits villages « Sur Seine ». C’est toujours surprenant de remonter aux sources de ces grands fleuves dont la taille ne dépasse pas celle de petites rivières…Mais comme chacun le sait, les « petits Rivière » font des… (à vous de compléter !).


En arrivant à Colombey, en cette fin de journée, nous allons faire un tour dans le village, en particulier l’église, le cimetière et la tombe du Général De Gaulle. Une pensée toute particulière pour Richard, notre ami anglais que nous allons voir en août, qui aurait tant aimé être des nôtres pour cette visite. Et, Oui ! Notre Général a des admirateurs outre manche..

La croix blanche au 1er plan est celle de la tombe
du Général de Gaulle de sa femme Yvonne et de sa fille Anne

Impossible de s’approcher de la Croix de Lorraine, monument emblématique du site. Celle-ci ne peut être approchée qu’en passant par le « Mémorial » (musée multimédia) fermé à cette heure de la journée. D’ailleurs, nous renoncerons à la visite du site estimant que le prix de l’entrée à 13 € par personne nous semble exagéré.
Concentrez-vous sur l’arrière plan...


Dimanche 15 Juin – Colombey les Deux Eglises – Mesnils Saint Père -70 Km


Notre journée commence par la visite de la maison familiale du Général : La Boisserie. Seules, 3 pièces du Rez de Chaussée sont ouvertes. Nous sommes un peu déçus. Certes, la maison et, en particulier, le bureau de De Gaulle ont du cachet et le parc est agréable, mais nous n’avons pas l’impression d’en avoir eu pour notre argent. Je sais, on est un peu radin !

Pas de Photos des intérieurs: appareils et caméras sont interdits.

Un portail, celui de la Boisserie, sans doute aussi connu à une époque que le 10 Downing Street !

Coté Jardin, vue à partir du bureau du Général.

Un "cottage" qui a l'air de plaire aux visiteurs anglais...

Après déjeuner, nous nous dirigeons vers Clairvaux.

Qu’évoque pour vous ce nom ?

Nous, nous pensons à l’abbaye, haut lieu du mouvement cistercien…Mais en lisant nos guides, nous nous apercevons que celle-ci est imbriquée dans le Centre pénitencier du même nom. Et oui, la Centrale de Clairvaux « accueille » des condamnés à de longues peines (de 10 ans à perpétuité). 

Cela se fera fortement sentir lors de la visite de l’abbaye que nous effectuons avec un guide et une autre visiteuse.

En effet, avant la visite nous laissons nos papiers d’identité à l’accueil et en échange nous sommes équipés d’un badge à épingler sur notre T-Shirt et corsage. Nous rentrons ensuite dans l’enceinte de l’abbaye ou du moins ce qu’il en reste. Une bonne partie des bâtiments du moyen âge ont disparu, d’une part parce qu’au XVIIIème on considérait l’art de cette époque comme « barbare » et parce que le cloître et les bâtiments principaux ont été utilisés comme prison jusqu’en 1971 avant la construction de nouveaux locaux à proximité.

Les 2 premières salles ont été magnifiquement (et même un peu trop) rénovées : Il s’agit du réfectoire et du dortoir des frères convers qui ont été jusqu’à 500 à une époque.

Nous sommes ensuite conduits, après l’ouverture et la fermeture d’une succession de portes au cloitre (XVIIIème s.). Les fenêtres sont cassées, les murs dégradés par 200 ans d’environnement carcéral. Nous avons du mal à imaginer l’abbaye. Plus facile à imaginer les conditions peu enviables des prisonniers de l’époque…1971 n’est pas si loin !

Nous sortirons avec cet étrange sentiment d’avoir visiter une ancienne prison plutôt qu’une abbaye…

Pas de Photos personnelles : appareils et caméras interdits…Pour raison de sécurité.

Vue trouvée sur Internet d'une des salles rénovées


Site consultable : http://abbayedeclairvaux.com/

Nous atterrissons le soir au bord du lac d’Orient, à Mesnils Saint Père, un petit village aménagé comme une vraie station balnéaire : plages, club nautique, port… au bord de cette retenue d’eau artificielle destinée à réguler le niveau de la Seine.

Lundi 16 Juin –Mesnils Saint Père - 0 Km + 30Km à vélo pour Siegfried…10 pour Thérèse.


Journée de repos au bord du lac. Nous en profitons pour sortir les bêtes, un peu de lessive…Tour du lac à vélo pour Siegfried…Rédaction du blog…Match de foot : Allemagne – Portugal. Nous sommes désolés pour nos amis portugais qui ne méritaient pas une telle correction …Notre cœur est toujours un peu là-bas.

A la question de la semaine…


Nous sommes très déçus : Pas de réponse à notre question de la semaine dernière : Mais que fait cette vache sur le pignon de l’église ?

D’un autre coté, ça fera un gâteau breton en moins à faire, à moins justement que c’est le lot qui ne vous plaise pas ? Je vous vois venir…vous préféreriez la bouteille de Meursault ou de Champ ! Elles ont été bues !

Réponse : il s’agit en fait de l’illustration d’une légende locale : « Le fourrage est si rare cette année qu’il ne faut rien laisser perdre. On va monter sur l’église la vache d’Etienne pour lui faire brouter l’herbe ». Ces Nivernais ne manquent pas d’humour !

La vache d'Etienne hissée sur le toit...
Donc cette semaine pas de question…mes gâteaux bretons n’ayant pas eu l’air de vous plaire ! Vous avez tort ! N'est-ce pas Catherine ?