jeudi 12 juin 2014

Après la tradition du gout (...Charente-Poitou)…Cap au Nord…

C’est avec plaisir, et un peu de retard, que nous vous faisons part nos dernières impressions.

Cette semaine (et même un peu plus…) moins de déplacements et de découvertes à proprement parlé mais de bons moments passés entre amis.

Lundi 2 Juin – Vouvant – Vouvant – 0 km

Journée repos ! Etant extrêmement fatigués… nous décidons de passer cette belle journée tranquillement au soleil. A part le cimetière mitoyen mais très calme…le paysage est bucolique. Nous sommes entourés de champs, et l’agriculteur en profite pour faire ses foins. Thérèse s’extasie devant la machine qui emballe les gros cylindres de foin. Siegfried, quant à lui, rédige le blog.

Il fait chaud, nous avons déployé l’auvent et nous « travaillons » dehors. Les animaux profitent aussi de cette liberté.

Mardi 3 Juin – Vouvant – Rochefort – 130 Km

Aujourd’hui la pluie a fait son apparition, rafraîchissant ainsi quelques nantais desséchés. 

Après avoir quitté la forêt de Mervent, notre parcours nous amène à traverser une autre partie du marais poitevin : Benet, Coulon et La Garette. Nous avons déjà eu l’occasion de passer par cette partie du marais. Nous filons donc sur Mauzé sur le Mignon où nous déjeunons. Après une petite sieste…(La fatigue est toujours là !), nous filons sur Surgères.

La spécialité culinaire de Surgères étant le beurre, et vous savez combien nous sommes axés sur notre estomac, un de nos guides nous recommande de passer à l’ENILIA (l’Ecole Nationale d’Industrie Laitière et des Industries Agro-alimentaires).

Nous pénétrons dans l’enceinte de cette école avec notre « camion » en nous dirigeant vers le « magasin ». Après avoir tourné 10 bonnes minutes, nous posons le véhicule et poursuivons à pied. Thérèse s’adresse alors à un des enseignants qui lui dit que le magasin n’est ouvert que le vendredi ! Nous sommes mardi ! Mais comme nous venons de loin…(nous sommes immatriculés dans le 22 – Cotes d’Armor !) nous pouvons tenter notre chance en passant « par derrière ». Nous nous apercevons alors que le véhicule est garé à 10 m de l’entrée du magasin que nous cherchons depuis 20 minutes. Thérèse ose ; elle trouve l’intendante qui nous ouvrira exceptionnellement le magasin : nous faisons le plein de beurre de baratte (750 g), des yaourts et du fromage (type Bûche du Poitou) pour un rapport qualité/prix excellent. Le frigo est presque plein !!
Oui, je sais certains vont dire : « mais que vont-ils faire avec presque un kilo de beurre ! »...La réponse est un peu plus bas.

Arrivés à Rochefort, nous nous posons sur l’aire récemment aménagée sur laquelle nous étions déjà venues en mars.

Mercredi 4 Juin et jeudi 5 Juin – Rochefort – St Pierre d’Oléron – 60 km


Matinée tranquille. Nous partons déjeuner au pied du Pont transbordeur. C’est le dernier en France. Il fonctionne aux périodes estivales. Nous sommes particulièrement intéressés car un pont similaire permettait de traverser un bras de la Loire à Nantes mais celui-ci fut malheureusement détruit après-guerre. Même Thérèse l’a connue : elle précise : « j’étais petite » !

La Nacelle au dessus de la Charente

Fort Louvois à Bourcefranc avant de pendre
le pont qui mène à l'île d'Oléron 
Nous rejoignons nos amis : Mireille et Jean-Michel du Coté de St Pierre d’Oléron qui ont un Mobilhome dans une « résidence de plein air » 5 étoiles. C’est avec eux que nous avons passé 2 semaines cet hiver à Lanzarote. Nous resterons avec eux les 2 journées suivantes.







Il n'y a que le photographe qui ne dort pas ...
Nous profiterons du beau temps de jeudi (température idéale et peu de vent) pour aller faire un tour à la Pointe de Chassiron, bien connue pour son phare et son sémaphore.




Pour diner, Jean-Michel  nous sortira ses palourdes farcies qu’il va pécher dans le coin…Une vraie orgie : 20 palourdes chacun !

Vendredi 6 Juin – St Pierre d’Oléron – La Tremblade – 60 km


Nous quittons nos amis en fin de matinée pour aller déjeuner dans les pinèdes de Ronces les bains. Malheureusement, de moins en moins d’endroits sont accessibles aux camping-cars. Nous trouvons quand même une petite place dans les bois. Nous ne tardons pas trop à rejoindre une aire de stationnement qui nous est destinée et particulièrement bien aménagée.
Effectivement, nous sommes sur du « dur » avec un petit morceau de gazon devant la porte et chacun peut brancher sa prise électrique. Certes, le prix de stationnement est de 10€ les 24 heures mais nous ne regrettons pas de participer à l’amélioration de ces lieux qui ne sont pas toujours aussi accueillants. L’installation  d’une borne Wifi gratuite est même planifiée courant du mois.

Siegfried se lance alors dans la confection d’un gâteau breton, pur beurre…poitevin…de…Surgères ! En effet, notre ami Guy, que nous allons rejoindre demain, a demandé à chacun de ses convives d’apporter un gâteau de sa fabrication pour le petit déjeuner. C’est la première fois que nous faisons cuire une telle pâtisserie dans le four de notre camion. Après 45 minutes de cuisson, le résultat est tout à fait honorable. Siegfried est à la limite de faire de l’autosatisfaction !



Samedi 7 Juin – La Tremblade – Saint Georges de Didonne – 35 km


Après une matinée de repos, nous partons en début d’après-midi rejoindre la maison de famille de Guy et Martine. Guy est un de mes étudiants de l’Université. Il a organisé cette soirée pour fêter son anniversaire ou plutôt ses anniversaires : « Les traversées des 60ème « hurlants » et des 70èmes « rugissants » progressent… » comme il dit sur son invitation. Vous l’aurez compris Guy, mon étudiant, fête ses 72 ans. Mais plus qu’un anniversaire, c’est pour lui l’occasion d’inviter les gens qu’il a croisés et appréciés toutes ces années. Nous faisons partis des heureux élus.

Il va de soit que le melon charentais était au menu !
Nous passerons une très agréable soirée ponctuée par quelques coups de tonnerre à moins que ce soit des feux d’artifices. C’était aussi les 53 ans de Siegfried.

Un avant-goût de notre séjour britannique : nous faisons la connaissance de Tim, d’origine britannique, ayant passé les 40 dernières années sur les marchés. Défenseur de la royauté, c’est un de ces anglais que l’on adore, plein d’humour et de convivialité. Son mariage est en fait le premier fruit du jumelage entre Vaux sur mer et Gosport dans le sud de l’Angleterre. Il débauche celle qui allait devenir sa future femme grâce à sa « grosse » moto ! Il faut dire qu’elle a juste 16 ans et tombe sous le charme. Vous aurez compris que l’on passe ensemble un excellent moment…

Dimanche 8 juin – St Georges de Didonne – 0 Km


Nous prendrons un peu racine en passant ce week-end de Pentecôte chez eux. Mais nous sommes bien. Martine, un peu stressée au départ, a su nous mettre à l’aise. Ce n’est pas rien d’organiser ce genre de soirée lorsque l’on ne sait pas combien il y aura de convives.

La finale de Roland Garros est épuisante ...

En ce dimanche soir, nous allons faire un tour au port. La journée a été tellement chaude et ensoleillée qu’à 19 heures il y a encore du monde sur la plage. La lumière est belle et se prête à la photo.
Pêcherie (ou carrelet) à Saint Georges de Didonne

Lundi 9 Juin – St Georges de Didonne – Bessines sur Gartempe – 260 Km


Il faut partir et prendre la route du NORD…Nous ne savons pas vraiment vers où ! Au départ au programme Metz, puis Nancy, puis Reims…Tous ça on ne connait pas. Et puis finalement en se plongeant dans les guides, nous découvrons quelques circuits autour de Troyes…Allons y pour Troyes…Voici donc 2 andouille(tte)s sur le chemin de Troyes.

Nous avalons les kilomètres jusqu’à Bessines sur Gartempe. Pour information, ce gros bourg, à proximité de Guéret, vit naitre l’artiste peintre Suzanne Valadon qui elle-même donna naissance à Maurice Utrillo.
Nous dormons sur la place du champ de foire qui, le matin venu, s’avèrera assez animée ! Pas de marché, mais des allées-venues à l’école, collège, mairie… Nous sommes habitués à ce type d’environnement mais essayons en général de choisir des lieux plus calmes entre autre pour les « bêtes ».

Mardi 10 Juin – Bessines sur Gartempe – Montigny les Amognes – 220 Km


Il nous faut continuer notre route vers le Nord. Prochaine halte, près de Nevers, à Montigny les Amognes, chez mon collègue et ami de plus de 20 ans : Rémi.

Mercredi 11 Juin - Montigny les Amognes - Nevers - Montigny les Amognes


A la demande de Marie, la conjointe de Rémi, Siegfried se lance dans la réalisation d’un nouveau gâteau breton. Ce dernier approchera la perfection !!! Mais comme nous le précise un ami, Eric, grand connaisseur et fabricant en la matière, «  le gâteau breton ne doit pas être dégusté le jour même »…Tant pis pour « les intégristes », il sera dévoré au diner.
Nous profitons d’un rendez-vous de Rémi à Nevers, pour partir avec lui et visiter le centre historique.

Il fait chaud et nous trouvons refuge dans des endroits frais : la cathédrale, le palais ducal, l’église St Etienne. Les monuments sont beaux et bien restaurés mais nous sommes étonnés par le nombre de commerces du centre-ville ayant mis la clé sous la porte, dans certaines rues il ne reste qu’un commerce sur 3 ou 4. On se demande bien comment les autres vont survivre. Rémi et Marie nous confirmerons que la ville est en difficulté et subie de plein fouet la crise.
La Cathédrale
Le Palais ducal
Le Palais ducal

Eglise romane Saint Etienne 
St Etienne : Le cœur de style roman









*












Jeudi 12 Juin - Montigny les Amognes – Chaource – 240 Km

Sur la route nous passons à Saint Saulge.

Mais que fait cette vache sur le pignon de l’église ?

Ce sera la question de la semaine.






Bravo à Catherine, la première gagnante de notre jeu concours de l’été !
La réponse à la question de la semaine dernière était bien sûr : Georges Clémenceau.

Catherine, tu vas sans doute réclamer ton lot. La réponse est dans les lignes ci-dessus…Il ne peut s’agir que d’un…GATEAU BRETON !


Ce soir, ça y est nous y sommes dans le nord, et plus précisément en Champagne-Ardennes. Demain, débute notre découverte du coin à commencer par Chaource… et que fabrique-t-on à Chaource ? Non c'est trop facile pour être la question de la semaine...


Nous prenons plaisir à traverser la France des campagnes : Charentes, Limousin, Nivernais, Bourgogne…en cette fin de printemps chaude et ensoleillée. Nous découvrons des paysages en camaïeu de verts avant les jaunes d’or de l’été.

mardi 3 juin 2014

A nouveau sur les routes...  (« On the road again »)

Chers amis et « followers »

C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour de nouvelles escapades et découvertes. Certes, cette année pas de grand voyage de plusieurs mois mais quelques découvertes plus proches, du moins nous l’espérons.

Toutes les routes menant à Rome, c’était, au départ une des destinations que nous avions retenue. D’ailleurs il s’agissait plus d’un long périple de plusieurs mois dans la péninsule, comme nous avons pu le faire en Grèce, il y a deux ans. Après la civilisation hellénique nous voulions découvrir de plus près une des autres civilisations majeures de notre société européenne. Mais nous avons revu nos ambitions à la baisse ; L’Italie restant une destination assez éloignée de Nantes (notre port d’attache) et le coût de la vie semble y être assez élevé sans parler du prix du gas-oil qui atteint des sommets. Alors comme les finances, elles, ne sont pas au plus haut et que le carburant représente, en général, un tiers de notre budget nous avons remis ce voyage à plus tard.

Cette année devrait quand même nous amener jusque chez nos euro-sceptiques de voisins d’outre-manche. Ce sera  pour le mois d’août prochain. Malgré les réticences initiales de Thérèse,  qui appréhende l’étroitesse des routes de nos amis britanniques, nous avons répondu positivement à l’invitation de nos amis Kim et Richard que Siegfried connait depuis plus de 25 ans. Neo camping caristes, ils nous ont invités à fêter le mariage de leur fils Edward début août et à partir ensemble, en camping-car, une quinzaine de jours à la fin de l’été, opportunité que nous ne pouvions refuser.

Vous allez donc pouvoir nous suivre  ces prochains  mois, tout d’abord sur la côte atlantique puis, si le temps le permet, vers le Nord-Est de la France (Champagne-Ardennes, Lorraine …) que nous ne connaissons pas, avant de nous retrouver chez nos amis grands bretons.

Notre départ de Nantes était prévu après le 25 mai. La météo n’étant pas des plus clémentes, nous mettons finalement les voiles le 28 mai.

28 mai – Nantes – Les Sables d’Olonnes – 122 km

Martial, les armes à la main...
Nous prenons la direction des Sables d’Olonne… Pas très original pour des nantais…Ce lieu prisé de villégiature nous reste assez étranger. En fait, depuis plusieurs mois, nous avions promis à un de nos amis d’aller le voir sur son lieu de travail. En fin d’après-midi, nous retrouvons donc « LE » glacier du remblai, notre ami et compère de soirées œnologiques Martial. En saison, vous ne pourrez louper ses petites échoppes : « O’Kiosk » réparties le long de la promenade et des plages avoisinantes.

Martial est fier de nous faire goûter ses glaces maisons. Nous avons, chacun, droit à un « super-mega » cornet avec au moins 5 boules : pour Thérèse ce sera les crèmes glacées et les sorbets pour Siegfried…A faire pâlir, le moindre badaud, d’autant que celles-ci ne sont pas sur la carte (on s’arrête à 3 !). On est fier, traité comme des « gourmets-testeurs » . Nous retournons en enfance …Thérèse est à peine assez rapide pour manger son cornet qui dégouline de tous les côtés …


Si vous aussi souhaitez "custumizer" votre véhicule,
contactez-nous ! Nous vous mettrons en relation...
Martial nous propose alors de nous retrouver un peu plus tard dans un endroit qu’il affectionne particulièrement : « La Cave se rebiffe ».
Après avoir posé le CC  un peu à l’extérieur des Sables, Martial passe nous prendre pour nous faire un petit tour de la côte proche et nous passerons une belle soirée en compagnie de notre ami et de Laurent le maître des lieux. Belle dégustation, on y trouve ici des vins originaux et tous Bio. Nous craquerons pour l’effervescent rosé de la fin de soirée : une cuvée qui porte le même nom que ce lieu « unique »…Nous n’aurons pas de problème à trouver le sommeil…

29 mai – Les Sables d’Olonne – St Vincent sur Jard – 42 Km

En ce jeudi de l’ascension, Siegfried part en vélo au marché d’Olonne sur mer et en profite pour faire le remblai en 2 roues, Il n’y a pas encore grand monde et la température est idéale. A 10 heures, Martial n’est pas encore installé… et puis ce ne serait pas bien raisonnable de …manger une glace à cette heure !

La baie des Sables d'Olonne

Notre bus impérial nous suivra jusqu'en Angleterre....
Nous sommes contents de quitter les Sables en milieu d’après-midi, car le remblai est devenu noir de monde et nous n’aimons pas vraiment la foule. Nous faisons un dernier coucou à Martial qui lui doit plus apprécier cette affluence de clients potentiels !

Après avoir longé la côte, nous nous posons sur l’aire de CC de St Vincent sur Jard. Idéalement placée à 30 mètres de la mer, nous ne pouvons rêver meilleur emplacement. Ah ! Si toutes les aires de services pouvaient être aussi agréables et calmes. Pas sûr qu’il en soit de même en plein mois d’août ; mais là rien à redire.

Le dîner sera précédé d’une petite balade sur la plage, et d’une partie de pétanque : chacun gagne la sienne.
Jusqu'au 1er juin les chiens sont autorisés sur la plage...



Question de la semaine :
St Vincent sur Jard a accueilli à la fin de sa vie, un homme politique français célèbre, de qui s’agit-il ? et on ne triche pas en allant regarder sur Wikipédia ou sur Internet ! Indice supplémentaire : ne cherchez pas au PS, à l’UMP, au FN…

30 mai – St Vincent sur Jard – Ste Radegonde des Noyers – 65 km

Ce matin nous décidons d’aller faire un tour dans le berceau natal de quelqu’un moins célèbre que cet homme d’état, celui de mon papa dans le marais vendéen à Curzon très exactement.

Petit tour au cimetière où nous sommes toujours un peu « amusés » de voir son nom sur une tombe alors qu’il se porte bien…Merci pour lui !  Petite précision : il ne reste plus qu’à graver l’année du décès…

Nous trouvons un petit endroit dans le marais environnant pour déjeuner ; mais aujourd’hui pas de sieste : le déjeuner est interrompu par un appel de nos amis Jean-Michel et Catherine qui remontent de Pau et qui ayant appris que nous étions dans les parages nous proposent de nous retrouver un peu plus tard. Nous leur donnons rendez-vous dans un charmant petit village au nom tout aussi charmant bien qu’un peu « ancien » : Sainte Radegonde des Noyers.

Nous avons déjà eu l’occasion de faire des haltes nocturnes sur cette place de village gazonnée et entourée d’arbres. Nous y arrivons ensemble, à la même seconde ! Nous papotons autour d’une collation. Moment bien sympathique et inattendu au départ. Jean-Michel et Catherine reprennent la route de Cholet alors que nous sortons les pétanques : à nouveau match nul : une partie chacun.

31 mai  - Ste Radegonde des Noyers – Maillezais – 35 km

Comme vous le constatez, nous ne passons pas la journée à rouler. 

Après un arrêt sur le marché, nous traversons le port de Marans
Notre programme de la veille ayant été un peu chamboulé, nous poursuivons notre découverte du marais Poitevin. Thérèse avait été interpellée par le site remarquable  de Maillezais connu pour son abbaye, ses balades en barque dans le marais et la présence d’un parking calme permettant d’y passer la nuit.

Les vestiges de l'ancienne cathédrale car elle fut à une époque Cathédrale
Nous partons visiter l’abbaye en milieu d’après-midi. Malgré quelques nuages, la lumière et la température sont idéales. Nous sommes charmés par ces ruines qui laissent imaginer un ensemble grandiose, un moment cathédrale et palais épiscopal, mais qui a souffert de multiples assauts destructeurs : guerres de religions, révolution…Le plus original est sûrement le pillage répété du monastère par Geoffroy « La Grand Dent » qui revendique ses droits sur ce lieu. Oui, vous avez bien lu : sûrement un cousin éloigné du fameux comte des Carpates ! Contrairement à ce dernier, il s’en repentit auprès du pape. 
Un siècle plus tard, il est fait compagnon de Gargantua et de Pantagruel avec Rabelais qui passa cinq années de sa vie dans ce lieu.


Les bâtiments destinés aux frères convers


Un Gargantua en souvenir du séjour de Rabelais
Thérèse dans la main de King-Kong Gargantua


Les nuages étant toujours bien présents, nous décidons de reporter au lendemain notre visite du marais environnant.

1 Juin – Maillezais – Vouvant – 45 km

L'abbaye au petit matin
C’est à 10 heures pétante, en ce dimanche matin, que nous nous présentons à l’embarcadère. Il faut dire que c’est un vieux rêve de Thérèse que de « se faire balader » sur les canaux. Bien nous en a pris, le temps est de la partie, le marais est encore calme, le soleil est avec nous et un charmant jeune homme plante sa « piguouille » pour faire avancer la barque…Thérèse est aux anges ! C’est une balade romantique à souhait.






L’entrée de l’abbaye donnant droit à un tarif réduit pour la visite de l’abbaye de Nieul sur l’Autise, nous décidons de partir dans cette direction. Vous voyez, on devient de plus en plus radins…

L'abbatiale de Nieul sur l'Autise
Après avoir déjeuné à l’ombre des platanes, nous entamons la visite de cette ancienne abbaye royale. Là aussi, il faut faire travailler son imagination pour  se replonger à l’époque d’Aliénor d’Aquitaine qui fut sa protectrice au XIIème siècle, mais des animations multimédia fort bien faites vous font revivre les heures de la vie monastique. C’est Prosper Mérimée qui s’émut du délabrement de cet édifice et qui le fit rentrer dans les monuments historiques.




Après avoir traversé plusieurs salles, dont une consacrée aux instruments de musique du moyen âge, nous découvrons un cloître roman magnifiquement conservé : le seul restant dans cet état dans le Poitou.

Le cloître roman
Nous prenons la direction de la forêt de Mervent et plus particulièrement l’un des « plus beaux village de France » : Vouvant au Nord de Fontenay le Comte.
Tour du village après dîner.
L'église de Vouvant
Et à la semaine prochaine.

jeudi 4 juillet 2013

De Galice en Gaulle

C’est avec plus de 10 jours de retard que nous vous livrons nos dernières impressions de ce voyage qui nous ramènera à notre port d’attache…Saint Nazaire !

Itinéraire de notre dernière semaine (16 au 23 juin 2013)

La dernière fois, nous nous étions quittés à Monçao (prononcé « Monson » !) au nord du Portugal. Nous passons le samedi soir au restaurant « 7 à 7 » (non ce n’est pas la teinturerie « Sec à Sec » ou l’épicerie locale « Huit à Huit »).
Thérèse se risque à une recette de Bacalau « exotique ». Nous vous rappelons qu’il est sensé exister plus de 365 recettes de la fameuse morue : une pour chaque jour le l’année. Celle-ci est, semble-t-il, l’exclusivité du resto : morue avec ananas et banane en croûte de…Oui la fameuse « batata » ! Pas de repas sans patates ! Il faut dire que là elles sont croustillantes et gonflées sans être grasses…Enfin original à défaut d’être transcendant…l’Alvarhino (haut de gamme de la carte) est pas mal du tout.

Le lendemain matin, il nous faut trouver une borne Wifi (non sécurisée). Nous parcourons la ville de long en large avec notre camion espion pour basculer notre post hebdomadaire ! Le seul endroit est l’esplanade principale mais, en ce dimanche matin, les places sont chères en particulier pour notre véhicule de 7 mètres ! Nous décidons donc de partir et de nous diriger vers Melgaço en longeant le Minho : rivière frontalière qui sépare le Portugal de l’Espagne.

Arrivé à Melgaço, Siegfried se balade en tenant à bout de bras son téléphone portable comme un compteur Geiger et trouve enfin un spot prêt de la mairie…après s’être cassé la figure dans un terrain vague…évidemment quand on a les yeux rivés sur son écran de mobile on les a pas pour regarder par terre !

Il nous faudra plus d’une heure (habituelle) pour basculer notre prose et les illustrations. Nous repartons vers 14h00 (heure locale).

Nous devons alors vous avouer que nous avons un rêve secret : retrouver la bodega (côté espagnol) dans laquelle on avait mangé une «racion de Poulpo à la Galega » il y a deux ans en compagnie de nos amis Jacqueline et Edmond ! Inutile de vous préciser que nous nous étions régalés.

Mais il est déjà bien tard ! En effet, même si les espagnols n’ont pas la réputation de manger de bonne heure, au contraire des portugais où tout le monde est à table à midi…En Espagne, il n’est pas 14h mais 15h décalage horaire oblige ! Nous traçons donc la route…mais, dans nos souvenirs l’endroit est imprécis bien qu’étant sur cette route frontalière…Et c’est alors…qu’au détour d’un virage…Nous apercevons le lieu…
Et…Les vendeurs de poulpe sont toujours là…Car, en effet, ceci mérite une petite explication…

Stand de la Pulperia
En fait, le dimanche matin un commerçant s’installe en face d’un café, comme, par chez nous les vendeurs d’huitres à la sortie des boulangeries, et prépare ses poulpes. Vous, consommateurs, qui raffolez de ces petites bestioles, passez commande et allez vous installer au café. Le poulpe vous est livré sur un plateau (= assiette en bois) et vous consommez au bar ! Le principe est assez sympa et puis alors..le poulpe…même Thérèse qui était fâchée avec depuis des années, s’est réconciliée !
Et voila la bête...Enfin...Il n'en reste plus que la moitié !

Dans votre assiette...Prêt à déguster avec
une pointe de Paprika et de piment ! 
Il y a deux sans avec Jacqueline et Edmond... Que du bonheur !
 Nous passons commande et nous nous régalons avec une bonne bière. Nous nous rappelons du serveur et lui racontons pourquoi nous sommes là ! Un peu surpris que nous puissions faire un tel détour pour une assiette de tentacules, il nous donne même la carte de la pension…Au cas où on veuille venir passer des vacances dans ce trou paumé…pour nous goinfrer de poulpe !

On se régale toujours autant...

Même Thérèse finira son assiette
Rassasiés, nous reprenons la route en direction d’Ourense où nous pensons passer la nuit. Mais, à l’approche de cette ville, nous nous apercevons qu’il s’agit d’une capitale régionale comptant plus de 100.000 habitants. N’ayant pas l’intention de dormir au pied d’un échangeur routier, nous poursuivons vers le Nord. Dommage, cette ville thermale pleine d’histoire vaut sûrement le détour. Nous reviendrons dans un prochain voyage.


Nous avons repéré une halte dans un petit bourg : Chantada qui possède une aire pour camping-cars. Mais en arrivant, celle-ci est réquisitionnée pour le tournoi de foot qui bat son plein…Il nous faut donc trouver un autre endroit…Et c’est dans le village de Taboada, dont la seule originalité est son nom, que nous ferons étape…garés dans une rue peu passante près du « Tanatorio » dont nous n’avons toujours pas compris le sens exact (du mot). Dans un premier temps, Siegfried pense qu’il s’agit d’un gymnase désaffecté…Il semble être associé dans un certain nombre de cas aux…pompes funèbres ! Si quelqu’un avait un indice…En fait, on aimerait savoir si on a dormi à côté de la morgue ! L’endroit était cependant…très…calme !


L'église de portomarin
En ce lundi matin, nous faisons un crochet par Portomarin où nous recroisons le chemin de Saint Jacques de Compostelle. En cette mi-juin, les pèlerins sont nombreux malgré une météo bien triste. Cette partie est d’autant plus fréquentée que nous sommes à moins de 100km de Saint Jacques et que certains ne font que les derniers kilomètres comme cette américaine que nous croisons et qui arrive d’Alaska. Son départ a été retardé de plus d’une semaine à cause de grèves dans les transports aériens ; elle s’est ensuite payé 15 heures de bus non-stop parce qu’elle s’était trompée sur le nom de sa destination ! Elle n’a jamais vraiment fait de marche et sort d’une opération à la jambe. Ce matin, après les 7 premiers miles elle va essayer de poursuivre ! Un peu caricatural mais très américain… !

Reconstruite pierre par pierre...numérotées...


Cette petite ville fut, en fait, reconstruite dans les années 60 sur une colline surplombant un lac car l’ancien village est englouti sous les eaux de cette retenue artificielle du Minho. L’église du XIIIème siècle fut déplacée et reconstruite pierre par pierre, chacune d’entre elles ayant été numérotée. Nous sommes lundi et malheureusement c’est jour de fermeture. Nous n’en verrons que l’extérieur.



Plaza del Campo à Lugo
Notre route nous mène à une autre capitale régionale (de la Galice intérieure) qu’est Lugo. Ville importante déjà au temps des romains, elle est entourée de remparts datant pour certains de cette époque. Ayant repéré un parking, dans le centre, pouvant accueillir des camping-cars, nous prenons le risque de nous aventurer dans la vieille ville. Le parking est bien là mais pas trop conçu pour les long véhicules comme le nôtre ! Aidé par le gardien du parking super sympa, nous limitons les éraflures !

Entre deux averses, nous partons à la découverte du centre, mais en ce lundi peu de monuments sont ouverts, nous nous contenterons de la cathédrale, l’inévitable Plaza…Mayor ! C’est, parait-il, ici que l’on mange les meilleurs poulpes ! Bien que la mer ne soit pas à proximité ! Mais nous resterons sur notre souvenir d’hier ayant trop peur d’être déçus par celui que l’on nous proposerait…Vous voyez : On s’était vraiment régalé !
Cœur de la Cathédrale de Luga

Avec sa vierge aux "Grands Yeux"
Apparemment une grande fête « romaine » s’est déroulée le week-end, nous avons bien fait de nous poser (près de la morgue !) à Taboada car nous aurions sûrement eu des difficultés à pénétrer dans Lugo.

Nous allons déjeuner à quelques kilomètres de là, à Cospeito. En fait, nous y passerons l’après-midi et la nuit. L’endroit est calme et à l’écart du village. A proximité d’une zone marécageuse, le lieu a été aménagé pour observer les oiseaux du marais et les migrateurs. C’est un lieu réputé un peu semblable à notre Brière.

Artisan sur le marché de Vilalba
Le lendemain matin, nous partons pour Vilalba. Nous nous dirigeons, là encore, vers l’aire de camping-cars…mais aujourd’hui c’est jour de marché !!! sur l’aire de camping-cars ! Encore une fois, on a bien fait de s’arrêter avant la veille ! Nous aurions sans doute été réveillés de bonne heure ! Si la ville ne présente qu’un intérêt limité, le marché est « couleur locale » en particulier le marché aux bestiaux, principalement cochons et moutons. Thérèse est frappée par les visages très typés. La langue n’est pas de l’espagnol, probablement du Galicien.
Nous en profitons pour faire quelques achats : 1 kilo de cerises, oignons et ail frais, des pimientos de Padron (on en raffole) et un  panta-court pour Thérèse (à 5€, on ne s’est pas ruiné !)

Quelle scène bucolique !
En début d’après-midi, nous rejoignons la côte que nous longeons. Le temps est maussade et nous nous posons à la pointe de Barres : la pointe la plus septentrionale de la péninsule ibérique (après avoir fait la plus occidentale, au Portugal !). Nous avions découvert l’endroit il y a 2 ans et avions regretté de ne pas y avoir passé la nuit.
L’endroit est venté, isolé et sauvage…Ca nous plait bien ! Les animaux sont heureux de pouvoir se balader.


L’église de Nuestra señora de los Remedios
L’une de nos dernières découvertes avant de rejoindre Gijon, où nous devons prendre le bateau en fin de semaine, est la ville de Mondoñedo. Située au cœur d’une vallée verdoyante, un peu à l’écart de la côte, cette ville paisible est construite autour d’une imposante cathédrale qui mélange de nombreux styles architecturaux…d’ailleurs assez réussie… Commencée en 1219, les dernières modifications notables furent l’ajout de deux tours baroques aux XVIIIème.

Tout au long de nos déambulations, nous sommes frappés par le nombre d’institutions religieuses en tout genre, non seulement la Cathédrale et l’église de Nuestra señora de los Remedios mais aussi son palais épiscopal, son séminaire, ses couvents,… Cela nous fait penser à Saint Laurent sur Sèvre (par chez nous) ! On sent que cette bourgade vivait en grande partie grâce à la vie de ces communautés qui ont aujourd’hui pratiquement toutes disparues.
 
Nuestra señora de los Remedios
Si le mercredi soir est un peu déprimant : météo maussade, rues désertes, lumière tristounette nous profiterons du jeudi et du retour du soleil pour faire un tour au marché en centre ville. Le cœur est plus animé et offre un autre visage. Le temps se prête aux photos !


La Cathédrale de Mondoñedo
Place centrale face à la cathédrale

Le cloître du palais Épiscopal
et la spécialité du coin : la tarta de Mondoñedo...un peu bouratif !
Après avoir fait quelques emplettes, nous reprenons la route et nous dirigeons vers un site naturel exceptionnel et très touristique la plage des Cathédrales. Cette plage doit son nom aux falaises sculptées en arc-boutant par la mer. L’Étretat galicien en quelque sorte !





Une dernière nuit au bord des falaises d'Ortigueira et nous rejoignons vendredi Gijon où nous nous poserons pour le week-end.

Le retour en bateau du dimanche est un peu plus mouvementé que l’aller mais nous résisterons. Sommeil difficile à trouver…Contrairement à l’aller…nous sommes reposés ! Et la fatigue n’est pas là pour nous assommer ! Vers 6 heures du matin en ce lundi 24 juin, nous passons sous le pont de Saint Nazaire, le spectacle est grandiose et …il fait beau !

A défaut de dormir on s'occupe comme on peu...Un peu Bidochons ? !!!
En rejoignant le camping-car, nous comprenons que la chienne a bien dû s’exciter. Les tapis sont sans dessus dessous mais pas de dégât, et encore une fois elle a tenu 15 heures.

Retour à Nantes vers 9 heures.

Maintenant, au risque d’être ridiculisé, nous devons vous faire un aveu…
Vous souvenez-vous que l’on a fait un détour de plus de 400 km pour aller chercher une bouteille de gaz à Bayonne (voir message du 2 juin)…Et bien…finalement…elle ne nous a jamais servi !!! Notre bouteille initiale a tenu les 4 semaines, mais nous avons voyagé tranquille.
Rappelons que lors de notre voyage en Grèce, une bouteille nous faisait 11 à 16 jours mais il faisait jusqu’à 40° ! Cette année rien de tel ! Et puis nous avons passé 6 nuits au camping : le frigo est alors branché sur le secteur.

Certains s’étonneront peut-être du peu de rencontres que nous avons fait, contrairement à notre expédition hellénique. C’est vrai ! et c’est une de nos frustrations. À cela plusieurs explications. Lors de notre précédent voyage dans le coin, nous étions avec le Traffic et nous pensons que les gens venaient plus facilement vers nous. Le camping-car ça fait plus « rupin ». En Grèce, nous avions le temps et étions sans doute plus disponibles, donc plus à l’écoute et prêts à répondre à la moindre sollicitation. Cette année nous reprenions un rythme plus soutenu 4 semaines et non 4 mois !

Si nous vous racontons tous nos voyages c’est autant pour partager nos émotions que pour vous donner envie de découvrir ces régions pas si lointaines.

A bientôt pour de nouvelles aventures. Bonnes Vacances à tous ceux qui en prennent et en vous souhaitant de faire le plein de découvertes et d’émotions.