jeudi 14 juin 2012


DANS LA FOURNAISE ATHENIENNE

Alors que le temps semble tout doucement revenir au beau et au chaud en France, ici, c'est la canicule depuis notre arrivée dans la capitale. Si certains reconnaissent que les 40° de ces derniers jours sont tout à fait normaux, d'autres reconnaissent quand même qu'il fait TRES chaud !
Même la nuit, le thermomètre ne descend pas en dessous de 25° depuis 5 jours. Nous avons voulu la chaleur, nous l'avons !

Nous ne pensions rester à Athènes que trois jours. Finalement, ça fera pratiquement une semaine mais il y a tellement de choses à voir et nous avons été très occupés avec nos nouveaux amis ! Tellement occupés que le blog a été délaissé. Nous sommes finalement restés jusqu'à aujourd'hui jeudi pour profiter de la Wifi, prendre notre temps et traîner dans les quartiers commerçants de la ville.

Dimanche 10 Juin – Athènes – 0 km – Max : 35°

Tranquille le matin, nous partons sur Athènes en milieu d 'après midi reconnaître les lieux ; pour cela la meilleur des solutions est de prendre le « petit train » touristique. Après ce premier repérage, nous retournons vers le parlement voir la relève de la garde des evzones (vous savez, ceux avec les pompons sur leurs sabots...)


Nous continuons notre petit tour par :

Le temple de Zeus (ou Olympéion – 515 av. J.C.)

Le stade Panathinaiko (70.000 places construit pour les J.O. modernes de 1896)
Retour au camping en métro et bus, nous sommes devenus de vrais banlieusards. Le camping est à une demi-heure du centre.

Lundi 11 Juin – Athènes – Quelques kilomètres à pieds !

Grande journée ATHENIENNE, après nos repérages de la veille.

Levés au aurores (6h30).

Arrivée à l'Acropole à 8h30...Encore une fois merci Mumu...pour les entrées !

A cette heure là, ce n'est pas encore envahi par les hordes de touristes et la chaleur...mais ça ne tardera pas ! Après tout, nous faisons comme tout le monde !

Le site est encore tout en travaux, il y en a, parait-il, pour 10 ans et s'il y a de l'argent !
Les premières rénovations sont à refaire : l'utilisation d'armatures en fer (utilisées au départ) ont mal vieilli. Le Parthenon est défait pièce par pièce, puis remonté avec de nouveaux matériaux.

Le lieu n'en reste pas moins remarquable. Nous avons le sentiment de nous plonger dans nos livres d'histoire et d'être nous aussi sur la photo d'illustration !

Le Parthenon : Ce temple dédié à la déesse Athéna (!) est d'une exceptionnelle dimension et vit le jour 432 av. JC. 


Vue de l'arrière ! Il y a vraiment trop d'échafaudages devant !


L'Erechtheion et les 6 cariatides

Les Cariatides


Nous sortons de l'Acropole par la porte Beulé (Architecte français à l'origine de la découverte...de la porte !). Ça y est les bus des croisiéristes déversent leur flot de touristes pressés sur le rocher. Nous entendons plus parler japonais, italien, américain que français.

Nous nous dirigeons par la voie sacrée vers l'Agora : centre de la vie publique de la cité antique.

Église des Saints Apôtres (1000 après JC)

Temple d'Héphaistos (450 av JC)

Le temple d'Héphaistos sous un autre angle

Visite du musée dans l'ancienne Stoa d'Attale complètement rénovée – La stoa abritait boutiques et administrations à l'époque.



Après ces 4 heures de déambulation dans le passé glorieux d'Athènes, nous revenons au XXIème siècle pour chercher une Poste et de quoi manger. Nous traversons successivement le marché aux puces, longue rue piétonne et commerçante d'Eolou. Nous nous laissons guidés par notre instinct qui nous emmènera aux Halles (viandes et poissons) très pittoresques (même Fellinien dixit « le routard ») ...mais peu hygiéniques !!!

Marché à la viande...C'est un peu le Souk...

Échoppe de boucher...Bon appétit !

Nous nous laissons tentés par quelques fruits secs.

Après notre premier « Kebab » ...du séjour en Grèce...(Ça, c'est pour les mauvaises langues qui disent que les Rivière ne mangent pas équilibré !), nous rentrons au camping en fin d’après midi exténués. Surtout Thérèse, dont les usures prématurées font boiter (dixit Siegfried qui assume ces propos).

Dans la soirée, nous téléphonons à Bénito qui nous propose de passer la journée du lendemain sur l’île d'Egine.

Ce break sera le bienvenu car nous commençons à souffrir de la chaleur et de la fatigue qu'elle entraîne... pour les non habitués de Nantais !

Mardi 12 Juin – Bus et bateau ! - Max : toujours chaud mais avec une brise marine !


A 10h30 nous sommes sur le port du Pirée. Vous savez celui que chante Mélina Mercouri et dont Thérèse entonne quelques notes. Benito et Vassiliki sont au rendez-vous et nous prenons le ferry de 11h. Ces traversées sont de réelles petites croisières. Il fait bon sur le pont.

Vassiliki en profite pour offrir un cadeau en argent à Thérèse qui est encore une fois très touchée.

La croisière s'amuse...


1h30 plus tard, nous débarquons au port d'Egine (capitale de la pistache), et nos deux amis nous emmènent directement vers un hôtel où ils ont travaillé avec leur fille Maria quelques mois.

La vue des chambres est superbe et le cadre idyllique...

Nous avons ramené le dépliant pour ceux qui sont intéressés (70€ la nuit pour 2 personnes avec petit dej).




Ballade en ville, déjeuner au restau : poisson au menu...Vous voyez bien qu'on surveille notre ligne !


Vassiliki est vexée de ne pouvoir nous faire découvrir l'île. Il y a bien un bus qui part mais le retour n'est pas assuré. Quant au taxi, il réclame 38 € pour une course d'une dizaine de kilomètres ! Ce que nous ne pouvons cautionner !

Café pris en bord de mer, cadre idyllique...Le régime en prendra un coup avec les glaces et la chantilly maison. Une des meilleurs que nous avons eu l'occasion de goûter.



Siegfried ne peut résister à la baignade, ça fait 5 jours qu'il n'a pas eu l'occasion de faire trempette ! L'eau est sûrement à plus de 24°, il faut dire qu'elle ne monte qu'à la ceinture sur 100m.







Retour par le ferry de 18h10.

Adieu sur le port du Pirée (qui a du en voir d'autres!). Thérèse verse sa petite larme, Vassiliki aussi. Elle nous demande de les appeler avant notre départ de Grèce.

Nous réalisons que nous nous sommes rencontrés il y a tout juste un semaine mais nous avons l'impression de nous connaître depuis longtemps. Ils partage ce sentiment.

Retour au camping où les bêtes nous font toujours la fête. Dolly a pris ses marques et n'hésite pas à se faufiler entre nos jambes pour vivre sa vie...Thérèse dans l’affolement « général » court dans tous les sens (elle a encore des jambes) pour retrouver la fuyarde. Cet épisode ne durera pas longtemps, Dolly rentre en catastrophe dans le camping car, coursé par un autre chat. C'est plutôt rassurant pour la poursuite de notre périple : elle connaît bien le « camion ».

Décidés à enrichir le blog, nous interrompons notre travail pour discuter jusqu'à minuit avec un jeune Irlandais de passage qui vient de traverser l'Europe en 8 mois (15 pays) avec un fourgon qui nous rappelle notre bien aimé « Trafic ». Le blog ce sera pour plus tard !

Mercredi 13 Juin – Bus et métro – Max : 44° (annoncé la veille)

Aujourd'hui nous allons prendre le frais...au musée.

Visite incontournable du Musée Archéologique National...Merci Mumu !

Nous passons pratiquement 5 heures dans ce lieu qui balaye l'antiquité grecque. Des pièces exceptionnelles. Sans guide (à part le « Routard », bien fait), nous prenons le temps et nous nous laissons séduire par certaines pièces au gré de notre déambulation.

Bien sûr, il y a les incontournables : masque d’Agamemnon, statue de Zeus, Poséidon , Paris...mais nous craquons parfois pour quelques sculptures expressives, quelques poteries finement décorées, sujets en bronze ou en terre cuite.

Poséidon (site de Dodonne - 460 av. JC)
Tête trouvée surl'Agora d'Athènes 
Le cheval et le jeune jockey (site de Dodonne)








Masque d’Agamemnon
Rhyton en argent, corne et rosette en or






















Paris, retrouvé par Cousteau (naufrage d'un bateau
au large d'Antikyra – 330-340 av. JC)

Mécanisme d'Antikyra : horloge astronomique – Une découverte révolutionnaire pour l'époque

« Les antilopes » - fresque polychrome venant de Santorin (civilisation Minoenne)
Épuisés, nous prenons le chemin du retour sous le cagnard.

Déjeuner à 16h00 : nous avons bien pris le rythme grec ! Au menu : Salade grecque maison !...avec ce qu'il faut d'huile d'olive.

Peu de temps pour nous reposer, il faut repartir à 18h car nous avons rendez-vous en ville avec Marianna. Ce soir, elle est venue avec son ami Stirios (pas sûr du prénom ! - Marianna, tu peux rectifier si nécessaire en laissant un commentaire). Il est Professeur agrégé en Océanographie, spécialiste en aquaculture et ses répercussions sur l'environnement.

Nous discutons à bâtons rompus en anglais (son ami y est plus à l'aise), français sur la situation en Grèce, en Europe, les langues, les vins français...Très bonne soirée autour d'une cuisine raffinée. Malheureusement, pas de photos, Elles sont floues ! Thérèse n'avait pas bu...juste une pinte de bière...Il faut se réhydrater !

Retour à 22h, la chatte fait à nouveau des siennes...Thérèse aussi ! Par 2 fois elle nous échappera, plus par malice que par volonté de s'évader...Elle finit par se laisser prendre en s’allongeant par terre !

Couchés tardivement, nous décidons de passer une journée supplémentaire à Athènes.

Jeudi 14 Juin – Bus et Métro – Max : 40°

Journée plus calme.

Dernière balade dans Athènes : quartier commerçant d'Omonia, retour au marché pour quelques emplettes...pas de souvenirs juste quelques amandes, arachides pour l'apéro ! Avec l'Ouzo...Je sais...là, vous nous reconnaissez bien !

Après midi, sieste sous plus de 38°...Les draps sont trempés...par la sueur !

Il est maintenant 21h00, on passe justement à l'apéro : Ouzo et amandes !

Encore une fois, désolé pour l'irrégularité des "posts". Nous faisons notre possible pour vous tenir informés ! Le direct prime ! Comptez 2 articles par semaine.

Bon anniversaire Joël.

A bientôt

dimanche 10 juin 2012


DE BELLES RENCONTRES ET UN ACCUEIL EXCEPTIONNEL...


Ces derniers jours ont été marqués par des rencontres avec des gens sympas et intéressants.
Ce soir un message un peu moins long car nous sommes à Athènes. Il est déjà plus de 22 heures en ce samedi soir.

D'Aliki à Athènes (du 6 au 9 juin)

Mercredi 6 Juin - Aliki – Porto Germeno – 110 km – Max : 32°

Nous traînons un peu avant de rejoindre Athènes et bien nous en a pris, encore une belle découverte en arrivant en fin de matinée à Porto Germeno.
Entre temps, nous avons acheteé notre pain chez un boulanger-patissier-viticulteur-bilingue qui fait traverser les grands mères et les petits enfants pour que son gâteau ne soit pas renversé. C'est un jeune homme sympathique à qui nous prenons, non seulement du pain, mais des feuilletés (à la Fêta et aux épinards...) et vin blanc. Nous repartons avec le cadeau d'usage : une bouteille de « moscato » (muscat) de Hambourg de l'exploitation familiale...Notre palais n'est pas habitué à ce « breuvage » piquant qui finira dans l'évier ! Espérons que le vin blanc soit d'une autre saveur !
Oui, Charles, il y a du vin en Grèce mais parfois un peu déconcertant !!!

Pendant une vingtaine de kilomètres, nous avons traversé une région de plaines maraîchères (haricots, oignons, aux, cucurbitacées, blé, avoine...)

Porto Germeno (aussi appelé Aigosthena) est une petite station balnéaire qui attire les Athéniens le week-end et les mois d'été. Là encore, nous nous installons au bord de la plage.

Un coucher de soleil de plus !
En allant chercher un point Wifi, nous sommes interpellés par un homme qui s'adresse à nous en français. Il nous a vu nous garer un peu plus tôt à 800m de là.

Bénito est italien, à la retraite, et parle 6 langues. Grand communiquant, nous sympathiserons rapidement et finirons la soirée dans le camping car avec sa femme Vassiliki (grecque) autour d'un verre d'eau gazeuse locale...(le Perrier n'étant pas au frais...Ce sera pour le lendemain soir!)

On ne s'en lasse pas !

Jeudi 7 Juin – Bon anniversaire Sieg – Porto Germeno – 0 Km – Il fait très chaud!!


Vue sur la mer en arrivant au château
Le matin, nous les retrouvons pour faire une petite marche autour du château d'Aigosthena (haut lieu de la défence Athénienne).

Ils sont tous les deux très attentionnés envers Thérèse : Benito l'aide à monter et Vassiliki cherche un itinéraire moins fatiguant. Nous sommes très touchés par ces attentions et ce n'est que le début...




Nous finissons la matinée au café (face à la mer). Café « frappé » pour Thérèse, Cafés « Galico » (français) pour eux et chocolat frappé pour Sieg. Vassiliky nous fera goûter quelques spécialités pâtissières. Nous nous doutons qu'à ces propos, certains d’entre vous se disent «  On les reconnaît bien là !» Eh Oui, on ne nous changera pas !

Pour la première fois depuis notre arrivée en Grèce, nous passons l’après-midi sur la plage (de 12h à 18h). Première fois dans la vie de Thérèse ! Nombreux bains pour Siegfried, tuba et masque de rigueur (merci la tabaco, elles comprendront). Nous rentrons tous les deux bien rouges.

Après avoir consulté la messagerie sur un accès wifi libre, nous croisons nos 2 deux amis qui reviennent d'une petite marche digestive.

Pour montrer à Benito et sa femme que Nantes n'est pas dans le Nord de la France, nous les invitons à nous suivre au « camion ». C’est un vrai plaisir car ils nous en disent un peu plus sur ce pays. Ils ont tous les deux travaillés dans l’hôtellerie à l’étranger ce qui explique qu’il sont polyglottes. Lui parle très bien (et beaucoup) français et elle comprend bien.

Devant rentrer sur Athènes le lendemain en bus, nous leur proposons qu'il fassent la route avec nous. Rendez-vous demain matin à 10h.

Nous sommes à la veille de vivre 48 heures riches en émotions et en amitié.

Vendredi 8 Juin - Porto Germeno – Camping « Athènes » - 87 Km – Max : 44°

Le « camion » est à l'heure et les passagers montent à bord.

Arrivée au camping avec Vassiliki et Benito
Ici, pas de ceinture de sécurité, Benito se déplace pour nous compter ses histoires ! Vassiliki nous aidera beaucoup pour trouver le camping demandant plusieurs fois le chemin malgré le GPS (défaillant).

Vers midi, nous arrivons au camping ; notre Casanova (Benito) trouve l’hôtesse d'accueil charmante et le camping ombragé et propre. Nous accompagnons nos deux amis à la station de bus en face et nous découvrons qu'il y a une ligne directe (malgré l'éloignement) pour le Pirée où ils habitent. Nous leur disons à demain car il nous ont invités à déjeuner.

Sans perdre de temps, nous nous installons, branchons, connectons.

Un message de Marianna (amie grecque d'une amie de Thérèse, Christine) nous demande de la contacter rapidement. En effet, le veille, Thérèse lui a demandé si elle ne connaissait pas un dentiste qui puisse soigner la dent cassée de Siegfried.

Elle nous donne rendez-vous à 19h00 près de chez elle, pour nous emmener chez un ami dentiste.

A 18h, nous découvrons bus et métro et nous la retrouvons à l'endroit indiqué. Merci Christine pour la photo : nous n'avons pas eu de mal à la reconnaître...Elle non plus.
Une grande émotion nous assaille, mais il ne faut pas perdre de temps. Vite en voiture direction Leforos Athionon.... Oh surprise, le cabinet est à deux pas du camping d'où nous venons !

Pendant que Siegfried est soigné devant le match Pologne-Grèce ( résultat final : 1-1), Thérèse et Marianna échangent.

A la fin de la consultation, le dentiste a fait des miracles, un vrai travail d'orfèvre. Il ne veut absolument pas qu'on le paye, il l'a fait par amitié pour Marianna. Nous sommes confus et allons finir par croire que tout est « cadeau » dans ce pays accueillant.
Je vous le conseille fortement, son adresse : Συντ/ρχου Γιαννούλη 19 Χαϊδάρι...enfin...je crois ! Téléphone (plus facile) : indicatif Grèce (0030) + 210 5900760 – Prendre Rendez-vous en anglais ou grec.

Marinna tient à voir notre appartement sur roues. Après un petit crochet par le camping, elle nous emmène chez elle pour manger des « Slouvakis » (brochettes de porc) excellents : les meilleurs d'Athènes.

Marianna et Thérèse au camping

Nous échangeons jusqu'à minuit sur sa vie, son (ou plutôt ses 2) travail(s) (crise oblige), la situation en Grèce...C'est une discussion passionnante que nous ne pouvons retranscrire ici faute de place et de temps. Marianna se livre à cœur ouvert. Elle nous ramène au camping. Nous sommes très touchés par l'accueil qu'elle nous a réservé et son naturel. Nous devons nous revoir mercredi prochain.

Samedi 9 Juin – Camping « Athènes » – 0 Km (mais plusieurs en bus, métro et à pied) – 35°


Bonne situation du camping mais très bruyant (proximité d'une « 8 » voies), boules Quies de rigueur pour Siegfried.

Un peu de rangement, lessive, douches...il est déjà 11h et temps de prendre le bus pour le Pirée.

Une Athénienne attendant le bus...

Benito nous attend et nous fait faire un petit tour de cet immense port et du centre-ville. Le soleil tape fort et Thérèse souffre.

Eglise principale du Pirée


Hotel Scorpios, dernier lieu de travail de Benito
Nous prenons un bus qui longe le bord de mer pour nous rendre à son domicile. Il est très marqué par son travail (qu'il a quitté il y a 10 ans) à l’hôtel Scorpios devant lequel nous nous arrêtons et derrière lequel il habite.


Dès notre arrivée, nous entendons des voix. Nous sommes attendus : Dimitri (le fils – 42 ans) et Lila (sa femme) nous accueillent avec la maman Vassiliki. Maria, leur fille de 35 ans, nous rejoint un peu plus tard.

Nous sommes très touchés, voire émus que toute la famille se soit réunie pour notre venue.

C'est un vrai repas de fête auquel nous sommes conviés. A l'image du papa, Bénito, la conversation va bon train dans au moins 4 langues : français, anglais, grec et italien. Pour nous, les 2 premières !

Au premier rang : Dimitri et sa maman Vassiliki
Au second rang 
 (de gauche à droite)  : Lila, Maria, Thérèse et Benito

Dimitri et sa femme nous quittent en cours d’après midi car il reprend son travail à 17h.
Avant de partir, Maria nous fait un présent. Nous sommes très touchés par cet accueil et avons l'impression d'être des hôtes de marque. Nous invitons chacun d'entre eux à venir nous voir à Nantes et en particulier Maria fascinée par le passage du Gois de Noirmoutier !

Photo souvenir avec...Steven Spielberg...enfin... le jeune frère

Nous partons tous les 4 (Vassiliki, Benito et nous 2) faire un tour dans le centre d'Athènes. C'est notre premier réel contact avec cette ville historique. Au pied de l'Acropole, nous déambulons dans le vieil Athènes et le quartier de la Plaka qui ne sont pas sans rappeler quelques coins de Montmartre ou du quartier latin !

L'Agora romaine d'Athènes au pied de l'Acropole

Vassiliki a oublié son casque...


Vers 20 heures, nous nous quittons sur le quai du métro car les « bêtes » sont seules depuis 11h. Nous les reverrons mardi.

Merci à vous 5 pour cette excellente journée et spécialement Vassiliki, discrète, qui a fait tant de cuisine pour nous ravir.

Finalement, il est 2h du matin, 30° dehors ! Demain c'est dimanche ! Et c'est sûrement l'un des plus long messages ! Mais nous n'avons pas dit la moitié de ce que nous aurions aimé mettre.

Bon dimanche d'élections !

Thérèse et Siegfried

mercredi 6 juin 2012


NOUS ATTEIGNONS DES SOMMETS...

Ces quelques jours vont nous conduire sur des sommets... 

Samedi 2 juin – Camping Delphi – Antikira – 148 Km (20 prévu au départ!) – Max : 33°


En quittant le camping vers midi et après avoir fait le plein...d'eau, nous pensions faire une petite journée tranquille de semi-repos.

Notre première étape Aràhova (ou Arachova), l'étonnante station de ski grecque.
En fait, la station proprement dite est à 30 km de là ! Ici, il s'agit du village avec des hôtels accueillant skieurs et randonneurs en saison. De nombreuses boutiques sont fermées, et pour cause: elles sont spécialisées dans les articles de ski (aux doux noms de : « Avalanche », « Snow Ride »...) !

Nous déjeunons dans un petit restau conseillé par « le routard ». Bonne adresse (Taverne Karathanassis créée en 1930 ! dans la rue principale) où nous dégustons un plat local : la « formaella » du fromage grillé ! Thérèse prendra des boulettes de viande à la sauce rouge et Siegfried une Moussaka. Le dessert nous est offert, geste sympathique, il faut dire que, là aussi, nous sommes les seuls clients. Ces yaourts grecs au miel sont divins, nous mangeons avec gourmandise ce dessert onctueux et peu calorique (c'est bon pour le moral!). Vin blanc au pichet (il n'y pas le choix !) difficile à décrire mais pas désagréable.

En fait, c'est après le repas que la journée pris une nouvelle tournure. En se dirigeant vers la station de ski, nous nous rendons compte qu'elle se trouve effectivement beaucoup plus loin que nous le pensions.

Station de ski du Mt Parnasse – Tristounet en plein été !
En fait, nous ferons le (et non la) tour du Mont Parnasse (2457m) et haut lieu de la mythologie grecque. Route montagneuse, dont les paysages rappellent les pâturages alpins ou les Alpilles de Haute Provence. Nous ne nous sentons plus vraiment en Grèce d'autant que la température redescend à 21-23° sur les cols.

 Une face du Mt Parnasse
Dans pratiquement chaque virage de la route en lacet nous voyons des dizaines de ruches.
Les apiculteurs sont nombreux dans la région. Il faut bien arroser les Baklava et autre pâtisseries de ce nectar !

 Des ruches sur des kilomètres

Nous décidons de redescendre sur le littoral pour passer la nuit. Mais la côte est très urbanisée et ce n'est qu'en remontant un peu dans les terres que nous trouverons un grand parking pour passer la nuit un peu à l'écart de la route, au milieu des élevages de chèvres et moutons.


Dimanche 3 Juin – 0 Km – 28°

Journée de repos (elles ont tendance à se multiplier) : ménage, couture, lecture, repos, Roland Garros..., ballade en famille !

Ballade en famille


Vers 17h, un berger que nous avions aperçu la veille au soir, vient « discuter » avec nous. L'échange durera plus de 2 heures. Difficile de se comprendre : il ne parle que le grec et nous nous plongeons dans nos lexiques bien mal conçus !

Leçon de Grec, Siegfried DOIT noter sur son cahier
Nous finissons par deviner qu'il a 75 ans, qu'il s'appelle Hugo, habite à 10 km et possède une centaine de chèvres et brebis. Il est très surpris de l'âge de Siegfried à qui il donnait volontiers 10 ans de plus ! Il est encore plus surpris d'apprendre que Thérèse a 10 ans de plus et ne comprend pas comment un homme peut épouser une plus âgée. Il évoque l'hypothèse que c'est par intérêt financier que Siegfried l'a choisie...Franche rigolade.

Nous lui offrons une bière. Prêt à repartir avec sa canette vide, nous lui proposons de la mettre dans notre poubelle. Il nous explique alors que les pratiques grecques sont plutôt de jeter les déchets n'importe où ! Mais depuis peu, la Police (pas trop présente!) semble sévir, nous fait il comprendre.
Pas mal pour des gens qui ne parle pas la même langue !

Il nous demande un « BOL »... Quel bol ? Nous comprenons qu'il veut un récipient. Quelque temps plus tard, il nous ramène du fromage et dans la boite du « caillé ».

Les cadeaux « fait main »
Après ces temps de devinettes, il repart avec une bouteille de vin.

La journée se termine tranquillement à l'ombre des oliviers...et des chardons (le champ en était plein). Volga s'y est bien éclatée, on ne l'a pratiquement pas vue de la journée.


Lundi 4 juin – Antikyra – Sarandi – 77 km – Max : 42° (dans le « camion ») et 52° au soleil !


Aujourd’hui encore, nous « atteignons des sommets » au moins en ce qui concerne la température : la suivante, le thermomètre ne descendra pas en dessous des 27°.

La journée commencera par quelques frayeurs pour Thérèse dans les rues étroites de Distomo, où nous devrons replier les rétroviseurs du « camion » pour pouvoir se « faufiler ». Siegfried est très fier !!! de lui avoir fait peur...et surtout d'être passé car il en menait pas large !!!

Nous y trouvons notre pain quotidien et filons vers Ossios Loukas (« Loukachchch » prononcé à la Thérèse et peut-être à la grecque!).

Surpris, au guichet nous n'avons pas besoin de sortir nos cartes d'étudiant, car aujourd’hui la visite est gratuite, fête orthodoxe oblige...Nous comprenons soudainement que nous sommes le lundi de Pentecôte !

Voici le monastère, connu comme l'un des plus importants édifices byzantins de Grèce. Il date du IXème siècle et l'on y voit des mosaïques d'une rare beauté et surtout très bien conservées.
Cet édifice, situé dans un cadre exceptionnel, a été construit en mémoire de St Luc le Stiriote (à ne pas confondre avec St Luc l'évangéliste) , ermite du VIIIème siècle ayant vécu sur ces lieux. On lui reconnaît des dons de guérisons et de prophétie.

Les moines ont toujours su choisir les plus beaux endroits


Entrée du monastère

Saint Luc le Stiriote








On pourrait se croire en Provence
Après un court arrêt pour déjeuner, nous décidons de retourner en bord de mer. Les dès sont jetés, ce sera le petit port de Sarandi.

La plage et les terrasses des « Taberna » sont très animées en cette fin d’après midi de jour fèrié. Nous sommes les seuls étrangers dans le bourg !

Nous sommes bien en Grèce !

Mardi 5 juin – Sarandi – Aliki - 37 km – Max : 37° (1° par km ! On est obligé de s’arrêter)


Ce matin, première chose pour Siegfried : piquer une tête dans l'eau encore fraîche ! A 10h, déjà 30° dans le « camion ». Ensuite les devoirs : rédaction de l'article pour le blog puis petite sieste en avance pour Siegfried ! Sur le coup de 13h20, il est temps de trouver un petit restau sur la plage pour manger. Au menu : dorades grillées (que le patron nous a montré avant cuisson), salade...grecque et frites « molles ». A nouveau, le dessert nous est offert yaourt et pommes à la cannelle le tout arroser d'une belle quantité de miel.

Elle est pas belle la vie !


C'est le pied !


Yaourt et pommes au miel en réjouissent plus d'une !


Nous essayons de nous rapprocher d'Athènes en prenant le chemin des écoliers : le bord de mer. Aliki sera notre point de chute, nous pouvons faire le plein d'eau sur le port.

Un petit « Super market » permet de faire les courses, cadeau inattendu une bouteille de vin blanc du pays: 1,5 litre en plastique sans étiquette...A déguster, le plus frais possible...demain. En se renseignant sur un point Internet local, le patron nous répons « C'est ici ». Demain matin nous pourrons donc alimenter le blog.

 Si certains avaient trouvé leur place dès le départ, d'autres en ont changé en cours de route...Dolly a élu domicile dans la salle d'eau : plus près du lavabo et du robinet...mais aussi dans un endroit plus frais




vendredi 1 juin 2012


APOLLON, TU NOUS AS CONQUIS !

Jeudi 31 mai - plage de Galixidi – Camping Delphi – 35 Km – Max : 42° - 38° dans le « camion »

Nous revenons un peu sur la journée d'hier qui nous a amenés aux portes d'un des plus beaux sites (sinon le plus beau pour Thérèse) de Grèce : Delphes. Elle trouve dommage que l'on commence par le meilleur !

Nous faisons une halte à Itea pour faire quelques courses et avoir un aperçu de cette petite ville balnéaire. A la sortie du supermarché, nous croisons un Marseillais habitué des lieux pour y avoir travaillé et passé 6 mois de l'année ici. Il nous confirme ce que nous ressentions : pas ou peu de touristes : il n'a jamais vu ça. Le patron du camping où nous séjournons nous confirmera que la fréquentation de son établissement a baissé de 70% alors que les taxes n'arrêtent pas d'augmenter.
En lui disant notre surprise de rencontrer peu de circulation sur les routes, notre marseillais nous approuvera en relatant qu'un certain nombre de grecs ne prenaient plus leur voiture.

Le camping auquel nous arrivons est admirablement situé nous offrant un panorama à 180° sur Itéa, le golfe de Corinthe et une mer d'oliviers (400.000 arbres). Voir la photo postée hier sur le blog (31/05)

Vendredi 1 Juin – Delphes – 8 Km en car et autant à pieds ! - Max : autour des 40°


Lever matinal pour une journée de découverte du site de Delphes. Petit déjeuner express et nous prenons le bus local qui nous amène à la sortie du village de Delphes. Les bêtes sont restées, tranquillement au chaud (!) dans le « camion », au camping.

Nous avons étrenné notre carte d'étudiant. Merci à toi Grande Mumu (j'ai pas dit « duduche »), tu es la nouvelle déesse de l'Olympe ! Grâce à toi, les portes de Delphes se sont ouvertes sans avoir à débourser un Kopeck (pardon Euro encore pour quelque temps !). Si c'est comme ça tous les jours, ce n'est pas une bouteille de vin, une caisse, mais une palette que nous allons devoir te ramener de notre périple.

Nous prendrons notre temps pour visiter ce site du VI s. avant J.C. à la gloire d'Apollon. Nous ne ressortirons que 2 heures plus tard.



Puisque vous êtes nombreux à réclamer des photos...en voici quelques unes...dignes d'un guide touristique comme chacun pourra en juger !!!

Le Trésor des Athéniens (490 av. J.-C.), un des rares monuments qui purent être reconstitués. 


Le Temple d'Apollon (IV s. av. J.C.) où officiait la Pythie...N'est-ce pas Camille ? (Elle se reconnaîtra)

Le site de Delphes, envoûtant et majestueux 

Le théâtre antique, avec la Thérèse un peu moins antique (juste 60ans)... 



Non contents d'avoir marché pendant 2 heures, nous poursuivons notre visite 500m plus bas vers la Tholos, le seul vestige du temple d'Athéna du IV s. avant J.C.

La Tholos

Et c'est en début d’après-midi que nous arrivons au musée où sont exposées des pièces de toute beauté.

Le sphinx ailé (VI s. av J.C)

Une coupe à libations montrant Apollon

L'Omphalos ou "Nombril du monde"

Le clou : la salle de l'Aurige (478 av J.C.) : conducteur de char, vainqueur aux JO de ... ? ... 474-473 av. J.C.

Quel regard !

A 14h30, nous voici à la terrasse d'une « Taberna » à siroter une boisson bien fraîche vu la température avoisinant les 40° et en attendant le bus du retour.

Nous avons bien marché, bien photographié, bien pris le soleil, bien mangé des yeux ce que nous avons vu …

Le camping est là, la piscine aussi et le soleil !!
A ces jours prochains pour d'autres découvertes.

Siegfried et Thérèse